GASTON — GASTRALGIE
défilé, où il fut envéloppé de toutes parts avec sa faible es corte ; elle succomba sous le fer des Espagnols, qui avaient l'avantage de la position et du nombre. Le chéval de Gaston eut les jarrets coupés; le prince tomba criblé de blessures. Bayard, accouru à son secours, le trouva mort. Cet événe. ment rendit la victoire de Ravenne inufile, et eut une funeste influence sur le reste de la campagne. L'Italie fut perdue pour les Français. Gaston n'avait que vingt-quatre ans. Le 17 du même mois (septembre 1512), le corps de ce prince fut transporté à Bologne, environné de tous les drapeaux conquis, inutiles et glorieux trophées de la bataille de Ravenne.
x Durey (de l’Youne)].
GASTON D’ORLEANS, Voyez ORLÉANS.
GASTRALGIE, GASTRODYNIE, CARDIALGIE. Ces diverses dénominations, sans être complétement synonymes, désignent une affection nerveuse de l'estomac (yasrñp) qui, entre autres symptômes, s’accompagne géhéralement d’une douleur très-vive (&Ayos ). C’est encore le même trouble fonc. tionnel dont on indique certains caraëtères, sous lés noms de dyspepsie, aigreurs, pyrosis, soda, fer chaud, passion cardiaque, boulimie, crampes d'estomac, vomissements nerveux, pica, malacie, etc. Cette affection nerveuse, apyrétique, généralement chronique, et peu dangereuse par elle-même, s'accompagne de symptômes très-divers, il est vrai; mais leur simultanéité ou leur succession, souvent alternative, prouve qu'ils appartiennent à une seule maladie, Toutesles affections nerveuses, du reste, présentent ces mêmes variations, et entre autres l’entéralgie ou douleur d’intestin, que nous pourrions confondre sans inconvénient sous le nom de gastro-entéralgie avec l'affection qui nous occupe, puisque causes, symptômes et traitements ont dé grands rapports dans Ja plupart des cas.
Autant les causés de l’inflammation de l’estomac (gastrite) sont peu nombreuses, autant sont multipliées celles qui produisent là névrose gastro-intestinale. Nous ne pouvons que les énumérer ici : Le tempérament nerveux, là fréquence antérieure des migraines, des névralgies, etc., une constitution frêle et délicate, une irritabilité particulière et congénitale ou acquise de l’estomac, l'habitation des grandes villes, la vie sédentaire, les affections morales vives et prolongées, le travail de cabinet, les fortes contentions d'esprit, particulièrement après le repas et le corps plié, courbé en
‘avant, l’affaiblissement dû aux pertes de sang, à une lacta-
tion prolongée, aux excès dans les plaïsirs vénériens, plus encore à l’onanisme et aux pertes séminales involontaires, une alimentation insuffisante, le jeûne, le régime maigre et l'abus de certaines boissons, telles que le thé, -le café, la
bière, le vin blane, etc. On a encore indiqué comme causes " de la gastralgie les grandes chaleurs atmosphériques, les
orages fréquents, et surtout certaines constitutions médicales comme celles qui ont été signalées après les épidémies.de grippe et de choléra. de états maladifs y disposent, ou plutôt la gastralgie est alors symptomatique, comme dans la chlorose, la leucorrhée, la goutte, la grossesse, les affections utérines et les déviations de la matrice, les maladies des reins, de la vessie ét des testicules. La Pere des vers dans les intestins produit encore dés douleurs gastralgiques variées. Enfin, souvent la gastralgié succède à l’abus des excitants et à une inflammation de l'estomac, qui en se prolongeant laisse à sa suite un simple trouble fonctionnel. De causes si diverses, peut-on attendre une maladie toujours semblable? "
La maladie débute le plus ordinairement par le trouble de la digestion (dyspepsie) accompagné de bâillements, de pesanteurs d'estomac, de dévelopement de gaz dans sa cavité, enfin dun malaise général encore modéré. Parfois une douleur insupportable (pyrosis et soda) ne tarde point à survenir, et provoque l'expulsion de liquide incolore, âère et acide qui brûle en remontant vers la bouche. Les mucosités secrétées dans l'estomac, surtout pendant la digestion, prennent une acidité insupportable (aigrewrs ) qui se montre jusque dans haleine. Dans un degré plus avancé de la gas-