‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 158 sur 552 · GAVARNI — GAVAZZI · texte numérisé non relu

GAVARNI — GAVAZZI

Sue; le Diable à Paris, les Œuvres de Balzac. Il à laissé divers morceaux de prose et de vers, qui ont été réunis, en 1869, sous le titre de Fragments posthumes:

GAVARRET (Louis-Dents-Juzrs), physiologiste, né

en 1809, à Astaflort (Lot-et-Garonne), fit des études brillantes, à la suite desquelles il fut admis à l'École polytechnique. Lieutenant d'artillerie en 1831, il prit bientôt en dégoût le métier des armes pour embrasser la carrière médicale, Ses premiers travaux furent très-remarqués : l’un, sur le Sang et l’organisation physique de l’homme (1840), avec Andral; l’autre, sur Les Principes généraux de statistique médicale (1840). Kommé au concours professeur de physique médicale à la faculté de Paris (1843), il inaugura un cours nouveau en étudiant les conditions matérielles de la circulation, de la station etde la locomotion , ainsi que les phénomènes de l'optique et de l'électricité avec leur application à la pathologie. Il est officier de la Légion d'honneur et membre del’'Académie de médecine. Outre les ouvrages cités, on a encore delui : Lois générales de l'électricité dynamique (1843); de la Tempéralure du corps humain dans La fièvreintermittente (1844); de la Chaleur produite par les étres vivantis(1855) ; Traité délectricité(1857, 2vol.); Télégraphie électrique (1861); des Images par réflexion et par réfraction (1866); es Phénomènes de la vie (1869).

GAVAUDAN (Jeañ-Barniste-Sauveur), acteur de l’'Opéra-Comique, naquit à Salon (Bouches-du-Rhône), en 1772, d’un père organiste d’un couvent. Il avait 6té quatre ans marin, lorsqu'il débuta à Feydeau. Ce théâtre faisait alors les délices de Paris; Martin, Elleviou, Juliette, Lesage, M'°Regnault, Mie Saint-Aubin, Mme Boulanger et d’autres artistes formaient une troupe chérie du publie, dans laquelle Gavaudan tint bientôt une place honorable. Chanteur convenable, il était excellent comédien, et dans les différents rôles qu’il joua, il montra une grande souplesse de talent. Les belles et heureuses qualités qui le distinguaient se müûrirent et s’améliorèrent avec l’âge et par l'expérience.

Admis comme sociétaire en 1801, élagué en 1816 pour Opinion politique, Gavaudan alla diriger, pendant un an, le théâtre royal de Bruxelles, fut rappelé en 1824, obtint sa rétraite en 1828, dirigea le théâtre de Liège, et se retira à Montmorency en 1829. Sa femme, AZexandrine-Marie- Agathe Ducawez, née à Paris, en 1780, fut élève d’Hérold père, et débuta en 1798 au théâtre Favart, dans les jeunes rôles des dames Dügäzon et Saint-Aubin. Malgré sa grâce, sa gentillesse et ses manières naïvés, la faiblésse de sa Voix, qu’elle conduisait toutefois avec assez d’agilité, fixsa d’abord légèrement l'attention; mais d’heureuses dispositions, forlifiées d’un travail assidu, en firent bientôt l'un des premiers soutiens de l’Opéra-Comique. Elle én devint sociétaire après la réunion des deux troupes au théâtre Fi eydeau. Son talent varié, tout plein de gentillesse, lui permettait d'aborder avec ün égal succès les soubrettes, les Agnès, les pages, les garçons villageois, les dames de la halle et célles de la haute société, et d’être tour à tour Agathe dàns L'Añi de la Maison, Antoine dans Richard Cœur de Lion, Margot dans Le Diable à quatre, le page dans Françoise de Foix et dans Jeañ de Paris, Fanchette dans Les Deux Jaloux, Jeannette dans Joconde, Colette dans Jeañnñot et Colin, Rose d'Amour dans Le Petit Chaperon rouge, rôles qu’elle créa presque tous avec une grande supériorité. Elle prit sa retraite en 1823, après avoir été quinze ans chef d'emploi, et mourut én 1850.

La famille Gaväudan a donné au théâtre plusieurs acteurs et actrices distingués, enfants, sœurs, neveux, nièces du célèbre chanteur. Constant-Édouard, son fils, servait comme lieutenant en Afrique dans un régiment d'infanterie, lorsqu’en 1838 il fut assassiné près de Blidä, pendant qu'il dessinait un Marabout.

GAVAZZI ( ALESsANDRO ), prètre Italien, qui s’ést fait connäîtré comme réformateur Catholique ainsi que pat le

rôle qu'il joua dans la révolution de 1848 et 1849, est né à Bologne, en 1809. Entré à l’Age de seize ans dans l’ordre des Barnabites, il devint ensuite professeur de rhétorique à Naples, et par son éloquence ne tarda pas à se faire une grande réputation dans toute l'Italie. Les idées qu’il développait dans la chaire, peu conformes en général aux enseignements dogmatiques de l’Église, lui valurent d’enthousiastes admirations d’une part et des haines ardentes de l’autre. Quand Pie IX monta sur le trône pontifical, en 1846, la politique libérale qu’annonçait le nouveau pape ne rencontra pas de plus ardent panégyriste que Gavazzi. Il se trouvait à Rome quand on y reçut la nouvelle de la révolution de Lombardie. Porté à ce moment en triomphe au Panthéon par le peuple, il y prononça une chaleureuse oraison funèbre en l'honneur des patriotes tués pendant la lutte. Il arbora aussi alors l’étendard aux trois couleurs surmonté de la croix, et pendant plusieurs semaines on le vit chaque jour, devant la foule réunie au Colisée, pérorer sur les devoirs des Italiens et sur l'avenir réservé à la grande patrie italienne. Le pape, qui favorisait ses tendances politiques, le nomma aumônier de l’armée de 16,000 hommes qui marcha sur Vicence.

Gavazzi, qu'on surnomma alors le Pierre l’Ermite de cette véritable croisade contre l’étranger, décida par sa brûlante éloquence le peuple à faire tous les sacrifices possibles pour la cause nationale; et ce fut alors à qui offrirait à la patrie des vivres, des chevaux et des munitions detous genres. Arrivé à Venise, il y parla tous les jours à des milliers d'auditeurs réunis sur la place Saint-Marc, et ne contribua pas peu de la sorte à faire remplir les caïsses de l’éphémère république qui avait surgi dans cette ville. On voyait les dames se dépouiller à l’envi de leurs boucles d'oreilles, de leurs bracelets et autres bijoux en or, et jusqu’à des femmes de pauvres pêcheurs apporter en offrande patriotique, faute d’avoir autre chose à donner, l'aiguille en argent qui soutient l'édifice de leur coiffure. La légion romaine ayant été rappelée par le pape, Gavazzi se rendit à Florence, où il continua à déployer le même zèle pour la cause de l’indépendance, Expulsé de cette ville, il trouva un refuge à Gênes, et ne tarda pas à être appelé à Bologne, dont la population venait de se soulever contre le gouvernement pontifical. Reçu avec enthousiasme, il rétablit en peu de temps le bon ordre dans cette ville; mais, sur l’ordre du premier ministre Rossi, il fut arrêté par le général Zucchi et enlevé pour être jeté dans les affreux cachots de Corneto. En route, les habitants de Viterbe le mirent en liberté; et quand le pape se fut enfui de Rome, le gouvernement républicain le nomma aumônier en chef de l’armée. Pendant la lutte qui ne tarda pas à s'engager, il organisa une association de dames qui se dévouaient à soigner les blessés, et prit lui-même la direction des hôpitaux militaires.

Lorsque Garibaldi entreprit de marcher à la rencontre de l’armée napolitaine, Gavazzi l’accompagna dans cette expédition pour porter secours sur le champ de bataille aux mourants et aux blessés des deux partis. Après la prise de Rome par l’armée française, Gavazzi obtint du général Oudinot un sauf-conduit avec lequel il put aller demander asile à l’Angleterre. Dans l'été de 1850 il donna à Londres diverses séances philosophiques et littéraires, qui attirèrent un grand nombre d’auditeurs, Il réside à Florence, où depuis 1862 il sst mis à la tête d’une secte néo-chrétienne.

GA VES. Les habitants de la partie occidentale de la chaîne des Pyrénées donnent ce nom à tous les torrents de leur pays. On l’a appliqué ensuite à quelques-unes des principales rivières, à cause de la rapidité qu'impriment à leurs eaux les pentes rapides qu’elles suivent. Les gaves les plus considérables sont le gave de Pau et le gave d'Oloron, son affluent, Le premier, formé des gaves de Héas et de Gavarnie, sortis des flancs de l'énorme pic du mont Perdu, se jette dans l'Adour, après un cours de 168 kilomètres, dont dix navigables et soixante-dix-huit flottables. Les eaux des gaves d’Ossau et d’Aspe, descendues impétueusement de leurs

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