‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 217 sur 552 · GÉRA — GÉRANIUM · texte numérisé non relu

GÉRA — GÉRANIUM

grand nombre d'ouvrages ascétiques, que rien d’ailleurs ne: permet de signaler dans la foule de livres de ce genre qu’on possédait déjà, ainsi qu'un Pèlerinage à Jérusalem et ax mont Sinaï en 1831-1833 (Paris, 1836), et un Voyage de. la Trappe à Rome ( en allemand; Ratisbonne, 1839 ).

GERANDO (DE). Voyez DÉGERANDO. -

GERANIACÉES, famille de plantes dicotylédones polypetales hypogynes, ayant pour caractères : calice libre, persistant, à cinq pétales, dont l’un est quelquefois prolongé en éperon; corolle à cinq pétales alternant avec les sépales. du calice; dix étamines; cinq ovaires offrant chacun une seule loge, contenant un ou deux ovules attachés à leur angle interne; cinq styles terminaux , soudés entre eux ; stig-. mate simple; embryon dépourvu d’endosperme. Les géraniacées sont, en général, des plantes herbacées ou sousfrutescentes , quelquefois à feuilles charnues. On y compte les genres erodium, geranium, monsonia et Delargonium. Les racines et les tiges de ces diverses plantes sont riches en tannin et en huiles essentielles,

GERANIUM,.geure de la famille des géraniacées. Les jardiniers et les amateurs appliquent indifféremment cenom aux véritables géraniums et aux pélargoniums. Cependant, rien de plus facile que de distinguer ces deux genres l'un de l’autre : la corolle du géraninm estrégulière ; celle du pélargonium est irrégulière. Les espèces du genre erodium se confondraient plutôt à première vue avec celles du genre geranium ; mais les premières n’ont que cinq étamines fertiles, tandis que toutes le sont dans les autres; dans les pélargoniums , il n’y a constamment que sept étamines anthénifères. Ces caractères distinctifs ont été établis par L’Hérilier. Avant lui, toutes ces plantes ne formaient qu’un seul genre, dontle nom geranium, dérivé du grec yépavos, grue. indiquait ce caractère commun qu'offre leur fruit de rappeler la forme d’un long bec effilé. Les mots pelargonium (de me)apyés, Cigogne) et erodium (de ëpwûtéc, héron) rappellent la même idée,

Les espèces du genre geranium ainsi restreint sont au. nombre d'environ soixante-dix. Parmi celles qui appartiennent à l’Europe, l’une des plus belles est le geranium sanguin (geranium sanguineum, Linné), à grandes fleurs d’un rouge de sang, portées sur de longs péduncules, Ja plupart uuiflores. Au mois de juin , dans les prés un peu humides, brille, par ses grandes fleurs bleues, à pétales arrondis, le géranium des prés (geranium pratense, Linné), Dans les lieux montueux, secs et arides, on trouve le géranium velouté (geranium molle, Linné), à fleurs rougeàtres, à feuilles molles, velues, palmatifides, arrondies, portées sur de longs pétioles. Au commencement du printemps, l’Aerbe à Robert (geranium robertianum, Linné) montre ses petites fleurs rouges et ses Liges velues, noueuses et rou.geàtres.

Si les géraniums que nous venons de nommer viennent sans culture dans nos-.climats, il n’en est pas de même des pélargoniums, auxquels des soins particuliers sontnécessaires, tant pour les conserver que pour obtenir des fleurs nombreuses, grandes et éclatantes. Une serre tempérée, bien éclairée doit abriter ceux-ci depuis le 15 septembre jusqu’à la fin de mai. Les arrosements doivent être ménagés suivant les circonstances atmosphériques. La taille et le rempotage sont deux opérations indispensables. Quant au mode de multiplication, on emploie les semis si lon veut obtenir des variétés nouvelles, les boutures pour conserver celles de choix.

Les pélargoniums que recherchent les amateurs sont des petits arbrisseaux à bois mou, herbacés dans la jeunesse, au premier rang desquels il faut placer le pelargonium inquinans, type de ces plantes à fleurs écarlates, qui, réunies en groupes ou en massifs, font depuis le mois de juim

jusqu'aux gelées le plus bel ornement des jardins. Le pe-

largonium sonale présente des feuilles arrondies en cœur à la base, marquées en dessus d’une bande d'un vert-brun suivant les contours du limbe; dans quelques variétés, les:

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