GERME — GÉRONTE
laquelle Yembryon continue à crottre au dedans de la graine devenue libre ; la seconde, où l'embryon s'étant fait jour à travers les enveloppes de cette graine, mais y tenant encore, se développe en dehors d’elle. Suivant ce botaniste, la première période correspond aux changements survenus dans l’intérieur de l'œuf des animaux pendant leur incubation, et la seconde correspond à l'éclosion. L'étude comparative de la germination embrasse un très-grand nombre de faits qu’on peut réduire à trois principaux chefs : 1° La durée et l'énergie de la force germinative des plantes; 2° les conditions physico-chimiques de ce phénomène; et 3° les caractères communs et différentiels que présentent les végétaux dicotylédonés, monocotylédonés et acotylédonés pendant cette phase de leur développement. L. LAURENT.
GÉROFLE, Voyez Gmorce.
GEROME (JEan-Léow), peintre, né le 11 maï 1824, à Vesoul, manifesta de bonne heure un goût particulier pour les arts du dessin. Admis en 1841 dans l'atelier de Paul Delaroche, il devint son élève favori et l’accompagna en Italie, Sa première œuvre fut un Combat de cogs, qui lai valut une médaille au salon de 1847. L'année suivante il fut aussi heureux avec deux compositions très-différentes, {a Vierge et l'enfant, et Anacréon, Bacchus et l'Amour. Puis il exposa avec un égal succès un Zntérieur grec(1851), une Vue de Pæstum (1852), une Zdylle(1853), ouvrages exprimés avec une grande netteté de dessin, sinon avec la vérité désirable, En 1854, cet artiste fit une excursion en Turquie, et trois ans plus tard il visita l'Égypte. remplissant ses cartons de dessins curieux pour des toiles de chevalet, auxquelles il dut la meilleure part de sa célébrité, A l'exposition universelle de 1855, on vit de lui une vaste composition, Le Siècle d’Augusle, et quelques moindres tableaux. Il fut décoré de la Légion d’honneur. En 1857, M. Gérôme n’envoya pas moins de sept ouvrages, dont le plus remarqué fut Za Sortie du bal masqué. On le jugea sévèrement; on lui reprocha de mettre le poli à la place du fini, et d’abuser de sa facilité pour produire, bon an mal an, une pacotille de demi-chefsd'œuvre, M. Gérome essaya de revenir à la grande peinture dans La Mort de César (1859), et Phryné devant l’Aréopage (1861), La Réception des ambassadeurs siamois (1865), La Mort du maréchal Ney (1868), etc., tenalives malheureuses, qui le firent accuser de mettre l'histoire en vignettes. Au contraire, il a saisi, dans ses scènes orientales, les différents types musulmans avec beaucoup de bonheur. En 1865 , il a été élu membre de l'Académie des beaux-arts.
GÉRONDIF, mot particulier à la langue latine, vérilable substantif verbal, qui a ses cas aussi bien que les substantifs ordinaires. Ona voulu faire passer le gérondif dans la grammaire française. L'abbé d’Olivet a fait du gérondif une distinction, que la plupart des grammairiens ont adoptée, quoiqu'ils n'aient pas conservé sa dénomination. 11 appelle gérondif la forme invariable ; il laisse le nom d’adjectif verbal ou de participe à la forme variable. D’après lui, les grammairiens auraient plus souvent réservé le nom de participe présent pour la forme inva-
‘riable, et auraient nommé l’autre adjectif verbal,
GÉRONTE, mot dérivé du grec yépwv, vépoyras, et qui signifie ancien , vieillard. C'est le nom que portaient à Sparte les membres du sénat institué par Lycurgue;, ce nom leur avait été donné, soit parce qu’il fallait avoir soixante ans pour entrer dans le sénat, soit parce qu'ils en faisaient partie jusqu’à la fin de leurs jours, et que la plupart y arrivaient à une extrême vieillesse. Le nombre des Gérontes était de 28 à 32, etleurs fonctions avaient beaucoup de rapport avec celles des Aréopagites d'Athènes, 1ls balançaient l'autorité des rois, et veillaient aux intérêts du peuple. On ne pouvait les destituer que lorsqu'ils s'étaient rendus coupables de quelque crime, Le sénat des Gérontes s'appelait gérusie (yepouala), assemblée des vieillards, conseil
mas. dr