GIRONDE
du 24 de l'Océan es mbine couverte de dunes, cmt la supértiie est évaluée à 49,190 hectares, Le wurplus du denent est d'une tout autre nature, Le 201 n'y offre pans,
et vrai, de ces aidents fortement carahéiiés ; on 1 y trouve pas de montagnes proprement dites, de ravis dédhirés, de profondes vallées, mais cependant les beaux fleuves de la Garonne, de la Dordogne, growle par l'Isle de de la Gironde, vaste canal qui regoit leurs eaux réunies 1 les porte à la mer, forment d'iminenses bassins bordés sur plusieurs points de collines élevées, Toute cetle partie du
nent est de la 4 ro fn ; sh on le palus, sur les nent presque annuelle 2 oasis les dépôts lunoneux, roulés par les eaux des fleuves, sont couverts de riches prairies, de champs cul tivés en céréales, de vignes du plus grand produit, de toutes les plantes ,eufin, nécessaires à la vie de l'homme on des anhinaux ; les plateaux, composés en grande partie de terrains calcaires, mais quelquefois aussi de terres argileuses, de gravier, de sable, sont chargés de vigrobles, de bois de toutes natures, et tout cela produit l'aspect le plus riche et le plus agréable à l'œil,
Le gibier abonde dans les terres 4 le poisson sur les es. Les essences dominantes des foréts sont le chése et le pin. L'olivier y vient en pleine terre, quoiqu'il ne soit pas l'objet d'une culture en grand, L’ ion rainérale y à peu d'is . es principaux produits sont le s41 marin et de belles pierres de construction, le sable à verrerie de La terre à poterie,
C'est un pays essentiellement agricole, et la vigne en es La principale culture, Les célèbres vins de Bordeaux font la richesse du t, La récolte annuelle en est Graluée à 2,500,000 hectolitres, dont 3 à 406,006 suffisent à la consorarnation locale : la rabrne quantité, où environ , est convertie en eaux-de-vie, et le surplus est livré au coramerce et sex dans presque toutes les parties du globe,
6 chemins de fer, 7 routes nationales, 29 dégartementales, 5,128 chernins vicinaux, 2 canaux sillonnent ce département, où l'on compte six ports de mer,
Parrai les localités rermarquables, nous mentiounerons Bordeouzs,A-lieu du département, Libourne; Baza, sur la Beuve, avec 5,023 labitants , une fabrication de œirs ei de droguds, des cireries, ua commerce de LÉ, bois à brüler, résine et cuirs. C’est une ville trés-ancienne, où l'on voil une belle cathédrale gothique, £laye; La Kéole, sur la rive droite de la Garonne avec 4,096 lsbitants, un collége, une typographie, des fabriques de toiles de chanvre, de peignes, de vinaigre, des lanneries, des teiniureries, un corarnerce en vins, eanx-de-vie, graines et bétail; Lesparre, entre l'Océan et la rive gauche de la Gironde, avec 3,4% habitants, une typographie, une filature de lines, des fabriques de draps communs et un commerce considérable en grains, bois el bestiaux ; Langon, qui remorte à une baute antiquité, et compte 4,647 habitants; La Teste de Buch; Pauyilluc, paite ville maritime, avec 4,222 habitents; Suint- Émilion, remarquable par ses ruines gothiques, par un temple monolithe, et par une flèche d'une grande hardiesse ; Coutras, Castillon, fameux par deux batailles, On peut citer encore le fort Médoc, le phare de Cordouan, construit par Louis de Foix à l’emsbouchure de la Gironde.
GIRONDE, GIRONDINS, parti célèbre de la rérolution française, Brissot et quelques-uns de ses amis en furent les fondateurs dans le sein de l’Assemblée nationale; il se composa d'abord de ces défenseurs ardents et purs de la liberté, qui la voulaient sans excès et repoussaient de la iuaniére la plus absolue l'intervention du peuple dans la marche de cite grande régénération politique. Plus tard, les brissotins , ainsi les appela-t-on dans le principe, se confondirent avec les membzes de cette députation du départernent de ia Gironde à Assemblée législative, qui brilla d’un si grand éclat par le talent oratoire ; le parti girondin se trouva zinsi constitué. J1 dornina d’abord assemblée, où les hornmes qui formérert depuis la Montagne n’éaient encore qu'en minorité,
LDICT, DE LA CONVEKS. == %, X.
grande fertilité; les basfonds, |
A dhgnals 4 puusance en renrersant le wémdiie loriné pes Louis AVI aprés l'acceptation de La cmd, Le notsveau Caine 16 compos ons sn influence, on y V4 parti ciérement figurer Boland, dent l'épours AA conmue l'ame du parti, 4 Dumouriez, renamandé per nes va nalwances diplomatiques À ses plans gerer s à denses appartenant pour la plupart an barreau, Peu aprés, La guerre fut dédarée à Vauiridhe, À la nation 1 préipils 1e un adorable ban dans te longue botte continentale, qui deval, aprés des euvcbs inouis, 2 tersabner les catatrophes de 1914 et 1419, Cependant, Lewis XVI, toujours le cour said d'Afr à chaque pas en avant Qu'il (aisait dans les voies révolutionnaires, ne larda pas à lire en WAis avec ws nouveaux talnistres, En juin 1792, quelques dérsds, auxquels 1 refusait sa sanction, anentrent la dissohdion de CabineA, dont trois nee furent remplacés par des homes dy parti feuillant, où comtitutionnel, Alors les hostilités des girondins éatéren ; quelques rapprochessents avec la cour furent en vain essagés, À bient/fA leur voion monrsentanés avec les jacobins contre cui que les uns «1 Les autres regardaient conne V'ennesss connus , entr na Va dite du trône, 11 n'avait 4 qu'ébrranlé an 19 jén ; 6 fut cnoplAenent renversé au dix 2004,
La participalion des girondins à ces journées, vurtonst % La dernière, ne saurait lire douteuse : Île s'en sont Lait plus tard, à la tribune ou dans des écrits qui sont restés, wn tre de gore, Mais Sl arriva alors que les grondins , en 414 ua terme à une puissance qu'ils croyaient envesie frrécon- Cable de la révolstion, en développérentune autre qu'il lens fut froporsible de contenir, Vanarchie sanglante, qui dexzit tout perdre, aprés avoir dévoré tant de wiimnes : les preniéres furent celles que frappérent , aux 2 4 3 septembre suivant, les racneurs de Li Commune de Paris 4 du dub des Jacobins, avec Le terrible Danion pour chef, Les srondipseurent borreur de ces Afroyables wasacres , auxquels ils dsient compéiement Érangers ; À Îls ne cab. rent, avec une généreuse persistance, dans CAie 2ssenhhée canne dans la nouvelle qui s'ouvril quelques seraaines aprés, d'en réclamer le chétissent, Ainsi commença La Yutis entre eux ei les jacobins, qui voulaient qu'on je44t un voile sur ces acles de la justice populaire Leprocks de LouisXW1, dont soccuga d'abord Convention, suspendit ua moment les hostilités, Dans le cours de ce procks mécorahie, les girondins, rendus à Vindividualité de ls conscience, cessereni pour aiwsi dire de former us parti : leurs votes furent trés-divers, Quelques-uns refusérent de juger ; é
Éberté 101 seule atisinte ; d’autres, en prononçaut contre lui la sort, essayérent de le sauver par l2pp4l au peuple. Ces tentalives, qui restérent vaines, anfimérent davantage encore contre eux les passions des démagogues. Toutois, puissauts par la parole, ils conservzient encore une haute influence sur la Conuvealion; îls en userent le 8 avril 1793 pour faire rendre un décret qui leur devint bientôt fatal 3 eux-10êmes : il portait que les députés convaincus d'un 44iit national seraient sur-le-chacop livrés au iribunal révolution naire. La mesure était dirigée contre Marat, qui chaque jour distillait le Gel contre la Gironde, dans son ismolle Ami du Peuple. Pen de ours aprés, Maral fut en efiet décrété d'accusation ; mais il fut acquitlé et ramené en tromphe sur son siége, La tête couronnée de lauriers, qui devaient être bientôt teints du sang de ses adversaires.
Aprés celte ailsque infrucivense contre lidoke des fanbourgs, les girondins devinrent en butis 2 La vindiete populaire, excité contre ecx par L2 Commune de Paris par le club des Jacobins. Le 13 avril, des cormrnissaires de section se préseatérent à La barre de La Coovestion pour réclarner la rise en accusation de vingideux d'entre eux. L'2gitation s’accrut de jour en jour , ei le projet fut méme, assure-t-on , formé par les furieux de massacrer ces députés, qui trouvaieai encore un suffisant appui dans Le sein de l'assemblée ; les girondins, redoubiant d'énergie dénoe-
cèrent l’odieux complot, et parvinrent à oblenir qu’une commission de douze membres fût instituée pour entreprendre des recherches à ce sujet; mais au moment où cette commission se préparait à faire un rapport qui semblait devoir mettre au grand jour les plus coupables menées , la salle de la Convention fut envahie par une foule nombreuse, et au milieu d’un affreux tumulte, qui se prolongea jusqu’à la nuit, la minorité, restée seule dans l’enceinte, cassa la commission, Ceci se passait le 27 mai; trois jours après, eut lieu la crise qui détermina le triomphe du parti jacobin et consomma la ruine de la Gironde.
Vingt-neuf députés appartenant à cette portion de; l’assemblée furent mis en état d’arrestation par décret du 2 juin ; de ces vingt-neuf députés, la plupart furent arrêtés à Paris et enfermés à la Conciergerie : c’étaient Brissot, Vergniaud, Gensonné, Lasource, Fonfrède, Duperret, Ducos, Carra, Fauchet, etc. ; d’autres, tels que Pétion, Guadet, Buzot, Barbaroux, Salles, Louvet, etc., avaient trouvé le moyen d'échapper au sort de leurs collègues, et s'étaient réfugiés dans les départements de l'Eure et du Calvados , qui devinrent le centre d’une insurrection, un moment redoutable, contre les nouveaux chefs de la Convention. Déjà, avant le 31 mai, les plus importantes villes du midi s'étaient énergiquement prononcées en faveur des girondins. Après leur proscription , on courut aux armes de toutes parts, et l’on envoya des commissaires à Caen, où les députés s'étaient constitués en commission de gouvernement , sous le titre d’assemblée des départements réunis. Une armée se forma même, sous la conduite dn général Wimpfen ; mais, à peine organisée et composée de jeunes recrues inhebiles au service militaire, elle se dispersa promptement à Vernon devant les bandes organisées et disciplinées du Comité de salut public. Alors les députés cherchèrent un asile dans le département de la Gironde. Les commissaires de la Convention les y précédèrent ; d’actives recherches furent dirigées par Tallien : cachés par les soins généreux de quelques habitants de la petite ville de Saint-Émilion, où Guadet, lun d'eux, avait reçu le jour, ils parvinrent quelque temps à 8e dérober aux poursuites du proconsul ; mais enfin Salles et Guadet furent saisis et conduits à Bordeaux ; ils y subirent courageusement la mort. Grangeneuve les avait précédés de quelques jours sur l’échafaud. Pétion, Buzot et Barbaroux eurent une fin plus déplorable ; le dernier se brûla la cervelle; les cadavres des deux autres furent trouvés dans les beis, dévorés par les loups. Quant à ceux que recélait la Conciergerie, après plusieurs mois de captivité, ils furent enfin renvoyés-par la Convention devant le tribunal révolutionnaire, qui les condamna à mort. La défense de quelques-uns d'entre eux fit plus d’une fois pâlir et trembler leurs juges ; ils entendirent leur arrêt avec calme. Valazé seul se frappa d’un poignard qu’il tenait caché dans son sein. Les derniers moments des autres furent pleins de dignité : ils montèrent sur l’échafaud le 31 octobre
Ainsi finirent ces hommes dont les talents oratoires et les vertus patriotiques parent de quelque éclat la plus triste de nos phases révolutionnaires, et qui furent, selon toute apparence, les seuls et vrais républicains de l’époque. La proposition qu’ils firent de confier la gorde de l'assemblée à un corps composé de citoyens appartenant aux quatre-vingttrois départements fut le prétexte de cette vaine accusation de fédéralisnie, au nom de laquelle on les envoya à la mort. On sait aujourd’hui que si quelques-uns d’entre eux professaient une sincère admiration pour les institutions américaines, et même les croyaient seules susceptibles de s'adapter au gouvernement régulier et définitif d’une vaste république, telle que la France, du moins aucun n’émit alors le vœu de rompre cette unité indispensable en ce moment au maintien de l’indépendance nationale, men'cée par l’Europe. Ce point est formellement établi par plusieurs passages des Mémoires de Buzot, publiés en 1823, Comme parti politique, la Gironde a été et est encore très-diversement appréciée