GIUNTI — GIVET
È à {ne n nutilée de JV A{1 nG Ç : tr à TS rence. À Salamanque, nous voyons de 1534 à 1552 un Juan | et mutilée de ses œuvres poétiques sous le titre de Poeste
pe Junra qui très-vraiserablablement est le même que le Juan Junta de Burgos précité; et en 1582 un Luca Jura. A Madrid il y avait en 1595 un Giulio JuNTA, qui mourut en 1618; puis Thomas JUNTA Ou JuNTI, de 1594 à 1624, et qui à partir de 1621 pread le titre d’imprimeur du roi GIURGEWO, ville fortiliée de la Roumanie, en Valachie, à 66 kilom. sud-ouest de Boukarest, avec 16,000 âmes, est bâtie en face de Routschouck, sur la rive gauche du Danube, où elle a un port assez fréquenté. Cette ville est surtout célèbre par la victoire que les Russes y remportèrent sur les Tures, le 3 février 1773. Les Russes s’en emparèrent en 1810 ; et ce fut dans ses murs qu’en 1811 s’ouvrirent pour la conclusion de la paix des conférences, transférées l’année d’après à Bucharest. Les Russes prirent encore Giurgewo en 1828, et, aux termes du traité de paix intervenu alors entre la Porte et la Russie, les fortifications durent en être rasées. En 1354, les Russes occupèrent de nouveau cette place; mais après la levée da siége de Silistrie les Tures attaquèrent les troupes russes à Giurgewo, et à la suite de combats renouvelés du 5 au 7 juillet, les Russes durent battre en retraite et évacuer la ville. GIUSTI (Grusepre), l'écrivain politique et satirique le plus célèbre de la moderne Italie, né en 1809, à Monsuan- nano, bourg situé entre Pistoie et Pescia, étudia le droit pour complaire aux désirs de son père, bien qu'il ne se sentit qu'une médiocre vocation pour la carrière du barreau. Reçu docteur en droit, il se rendit à Florence, où pendant quelque temps il travailla dans le cabinet de l'avocat Capoquadri, devenu plus tard ministre de la justice. Mais alors il acquit de plus en plus la conviction, partagée du reste par tous ses proches et amis, qu'il n’était rien moins que fait pour la profession qu’on lui avait fait embrasser. A son aversion pour les travaux du barreau se joignait un état valétudinaire, en même temps qu’un amour malheureux avait laissé une ineffaçable empreinte sur la direction naturellement mélancolique de ses idées. Uniquement occupé de ses poésies, les soins exigés par son état de souf-
france habituel le condamnaient à vivre daus l'isolement, |
sans autre distraction que des rapports soit directs, soit épistolaires avec quelques-uns de ses plus illustres contemporains, tels que Manzoni, d'Azeglio, et surtout avec son ami Capponi. Dès 1835 il circula un grand nombre de copies manuscrites d’un poëme qu’il avait composé à l’occasion de la mort de l’empereur François I. I] y avait longtemps qu’on n’avait entendu en Italie nne voix si courageuse et si libre s'affranchir, et quant àu fond même des idées et quant à la forme, des entraves de la crainte et des préjugés. On vit à peu de temps de là paraître le Dies iræ et le Tumulto d'apatia, œuvres conçues dans le même esprit. Un poëme qui fit encore plus de sensation fut 72 Brindisi di Girella, dans lequel il stygmatisait les renégats et flagellait les homines qui font profession de n’avoir pas de principes en politique.
Les œuvres poétiques de Giusti ne tardèrent point à être les ouvrages les plus recherchés et les plus lus depuis les Alpes jusqu’au pied de l’Etna; et cependant ä n’avait pas encore attaché son nom à la moindre de ses productions. Le Girella fut suivi du Stivale etde l’Incorazione, poèmes dans lesquels il célébrait l'indépendance nationale de l'Italie ; puis de Ballo, de Scrilla, de Reuma d’un cantante et de Brindisi, compositions dans lesquelles il faisait bonne justice de la gallomanie et de la tendance de certaines gens à s’assimiler les mœurs et les idées qui ont cours au delà des Monts. Vinrent ensuite Vestizione d’un cavaliere, satire contre la manie des titres et des décorations; G/i Umanilari et Gli Immobili ed i Semoventi, satires des utopistes tant humanitaires que socialistes ; Legge sugl impiegati, contre les usurpations incessantes de la bureaucratie; La Terra de’ Morti, contre M. de Lamartine.
Dans l'été de 1844, Giusti se trouvait aux bains de mer de Livourne, quand il parut sans son aveu une édition fautive
d'un Italiano ; de sorte qu'il se vit alors forcé de publier lui-même une édition de ses Versi (Bastia, 1845). Dans un séjour qu'il alla faire à Colle di Val d'Elsa, il composa son Gingillino, ouvrage où se trouve racontée la vie d’un bureaucrate depuis son berceau jusqu’à sa tombe. Partisan d’un libéralisme sage et modéré, il foudroya dans une satire les tendances et les aspirations de la Jeune Italie, orgueilleuse et impuissante coterie, qui a peut-être retardé d’un siècle l'avénement du règne de la liberté dens la péninsule. Quand l’exaltation de Pie IX sur la chaire de Saint-Pierre sembla annoncer une ère nouvelle pour l'Italie, les vers de Giusti devinrent plus rares. Cependant son Congresso de’ Birri et ses Speltri del 4 settembre produisirent encore une profonde impression. La constitution octroyée le 15 février 1848 à ses sujets par le grand-duc de Toscane Léopold II lui fournit le sujet d’une ode adressée à ce prince. Élu à deux reprises membre de la chambre des députés, et la seconde fois contre son gré, il parla peu dans cette assemblée, mais toujours à propos etavec justesse, La seule production qu’on puisse citer delui dans cette période est son célèbre Sonnet sur les majorités. A la chute du ministère de son ami Capponi, et quand commença la domination des radicaux et de la populace, Giusti écrivit contre l’absolutisme, aussi bien celui d'en haut que celui d’en bas, son Delenda tago et l’Arruffa-popoli, productions qui le firent ranger parmi les réactionnaires et lui valurent un arrêt de proscription, Dans l'été de l’année 1849, l’aggravation de son état de souffrance le décida à essayer des bains de Viareggio, et il mourut le 31 mars 1850, à Florence, dans le palais Capponi.
Quoique Giusti ne doive guère qu’à des poésies satiriques et politiques la réputation qui est demeurée attachée à son nom, quelques épanchements poétiques datant d’une époque où son cœur s’occupait de sujets d’une nature plus tendre et plus intime prouvent que son talent eût été susceptible de s’élever bien au-dessus de la simple négation ou encore de la poésie politique et sociale de circonstance. L'édition complète des Versi de Giusti (Florence, 1852), comprenant en tout 87 morceaux, n'eut pas plus tôt paru qu'elle fut sévèrement prohibée et que la police en fit saisir chez l'éditeur tous les exemplaires sur lesquels il lui fut possible de mettre la main. En fait d'ouvrages en prose, on n’a de lui que son Discorso su Parini (Florence, 1846).
GIUSTINIANEL, ancienne famille italienne, qui a fourni plusieurs doges aux républiques de Venise et de Gênes, et à laquelle appartenait le marquis de Giustiniani qui vivait à Rome dans les dernières années du seizième siècle et au commencement du dix-septième. C'est lui qui, sur les ruines des bains de l’empereur Néron, fit construire l'un des plus grands palais qu'il y ait dans la capitale du monde chrétien , et il y réunit l’une des plus belles collections de tableaux qu’on n’avait jamais vues. En 1807 la famille Gustiniani fit transporter cette collection à Paris, et après en avoir fait vendre aux enchères plusieurs des plus belles toiles, traita du reste, qui se composait encore de 170 tableaux , avec le peintre Bonnemaison , lequel, en 1815, le revendit au roi de Prusse, La galerie Giustiniani fait aujour-
l’hui partie du musée de Berlin.
GIVET, ville du département des Ardennes, sur la Meuse, qui la sépare de Charlemont, compte 5,104 habitants. L'église Saint-Hilaire est l’œuvre de Vauban. C’est la patrie de Méhul, dont le buste décore la place principale. 11 s’y fait un commerce important de transit; on F trouve des corroiries, des cuivreries estimées, des fabriques de crayons, de colle forte et de pipes façon de Hollande et autres. Givet formeavec Charlemon tune des places les plus fortes de la France, etunedes plus importantes au point de vue stratégique. C’estune station Qu chemin de fer de Mézières à Namur.
GINORS, ville industrielle de l'arrondissement de Lyon (Rhône), au confluent du Gier et du Rhône, sur le
chemin de fer de Lyon à Saint-Etienne , comple (1872) 9,886 habitants. Entrepôt houiller du bassin de la Loire, elle possède de nombreuses verreries à bouteilles, des teintureries en soie, sept hauts fourneaux, une fabrication de roues de wagon, etc. — Le canal de Givors, entre Rive-de-Gier et Givors, a un parcours de 16 kilom. GIVRE (Météorologie), espèce de gelée bla n che qui se dépose à la fin de l’automne, en hiver et au commencement du printemps, sur les habits du voyageur, les vitres des appartements, etc. Le givre se produit de deux manières : 1° l’air atmosphérique, tenant toujours en suspension une certaine quantité d’eau à l'état de vapeur, si, par une cause quelconque, l'atmosphère éprouve un abaissement de température, les vapeurs d’eause congèlent, acquièrent un poids spécifique supérieur à celui de l'air, el tombent à la manière de la neige, sur les objets qui sont à découvert; 2° le givre se manifeste sur un corps lorsque la température de celui-ci est beaucoup plus basse que celle de l'air ambiant : en hiver, par exemple, il arrive que les vitres se couvrent du côté de l’intérieur de l’appartement d’une couche de givre. Ce phénomène s’explique facilement: la température de l’atmosphère étant beaucoup plus basse que celle de l'air de la chambre, les vapeurs que cet air tient en suspens, se trouvant en contact avec le carreau froid, passent à l’état de petits glaçons, etc. On a pu faire l’observation que les murs se couvrent de givre par un temps de dégel. Cela se comprend facilement encore : les murs, s’échauffant moins rapidement que Pair ambiant, gè-
lent, par leur froideur, les vapeurs aqueuses qui se met- |
tent en contact avec leur surface. Enfin, on produit du givre artificiellement, même par un temps chaud, en expo-
sant à l’air une bouteille pleine de glace ou de matières fri- |
gorifiques, des sels, par exemple : la bouteille se couvre d’abord d’une couche d’eau, ensuite de très-petits glaçons, qui ne sont que le résultat de la congélation des vapeurs
que l'air ambiant met en contact avec la surface froide de |
la bouteille. TEYSSÈDRE.
GIVRE ou GUIVRE (Blason), grosse couleuvre, vipère, ou serpent à la queue ondée ou tortillante, Quand elle est en fasce, on l'appelle rampante; quand elle est droite, on la dit en pal. Les armes des ducs de Milan consis-
faient en une givre à l'enfant nu hissant des gueules. Le | Dictionnnaire de Trévoux dérive ce mot de vivere ; mais |
fous les étymologistes n’adoptent pas cette origine trèscontestable, et quelques-uns le font venir du latin vipera.
GIZEH ou GHISEH, gros bourg situé sur la rive gauche du Nil, en face du vieux Caire, et autrefois fortifié par les
Mameloucks. C’est là que débarquent tous les voyageurs | | curer. On a expédié d'Angleterre dans plusieurs possessions
qui du Caire s’en vont visiter les grandes pyramides, qu’à cause de cela on est aussi dans l'habitude de désigner sous le nom de Pyramides de Gizeh, bien qu’elles en soient disfantes d'environ 1 myramètre, et même de 2, à l'époque de linondation, où l'on est obligé de suivre la digue, 11 conviendrait dès lors beaucoup mieux de leur donner le nom d'un village situé immédiatement à côté d'elles, Xayrel-Batran.
GLABER (Raouz), bénédictin de Cluny, historien. On sait peu de choses sur lui, sinon qu’il naquit en Bourgogne, que, malgré le caractère sacré dont il était revêtu, il mena toujours une vie joyeuse et dissolue, et qu’il mourut en 1050. La chronique dont il est l’auteur comprend tout le dixième siècle et les quarante-six premières années du onzième. Elle a été imprimée dans les Historiæ Francorum de Pithou et dans les Scriplores Francorum coxlanei de Duchesne,
GLACE (PAysique),du latin glucies, élat solide deleau. La glace a plus de volume que l’eau. A poids égal, quinze litres d’eau , par exemple, produisent seize litres de glace. Beaucoup de substances, au contraire, occupent moins d’espace étant à l’état solide qu'à l'état liquide : le cuivre, le plomb, l'étain, remplissent imparfaitement le moule dans lequel on les coule; le fer, le soufre, participent sous ce