‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 279 sur 552 · GNEISS — GNOMES · texte numérisé non relu

GNEISS — GNOMES

xène, le corindon, l’émeraude, sont dissémines en abondance dans la masse même du gneiss.

On distingue dans le gneiss trois variétés principales : le gneiss commun, dans lequel le quartz n’est pas visible à l'œil nu ; le gneiss quartzeux, dans lequel le, quartz commence à dominer; le gneiss talqueux, dans lequel le talc a en grande partie remplacé le mica. BELFI£LD-LEFÈVRE,

GNESEN, chef-lieu du cercle du même nom, dans l’arrondissement de Bromberg, grand-duché de Posen, est le siége d’un archevêché, d’un chapitre richement doté, d'une officialité générale , et compte 9,000 habitants. On y voit dix églises catholiques, un temple protestant, et un séminaire catholique, qui est toujours très-fréquenté. Dans l'antique cathédrale reposent les restes de saint Adalbert, Gnesen est la plus ancienne ville de la Pologne; la tradition porte qu'elle fut fondée par Lech. Elle fut pendant longtemps, au moyen âge, la résidence des rois de Pologne, qui jusqu'en 1320 s’y faisaient toujours couranner.

L’archevèque de Gnesen était jadis, comme primat de Pologne et comme le personnage le plus important du pays après le roi, chargé du gouvernement intérimaire du royaume, lorsque le trône venait à vaquer et en attendant que la diète eût procédé à une élection nouvelle.

GNIDE ou CNIDE, ville ancienne et célèbre sur la côte occidentale de l'Asie Mineure, dans la Carie. Bâtie dans une petite presqu’ile, près de la pointe du promontoire 7ropium (aujourd’hui Crio), elle avait un aspect riant et animé. Avec l’Hexapole, on les Six-Villes, dont elle était une des principales, elle formait une colonie grecque faisant partie de la Doride asiatique, alors enclavée dans la Carie, malgré les Cariens eux-mêmes. Vénus fut particulièrement adorée à Gnide, qui, avec Cythère, Amathonte, Paphos et Idalie, était,au dire des poëtes, Le seul heu quieñt droit de remiser le char et les colombes de la déesse lorsqu'elle descendait de l’Olympe sur la terre. Elle avait plusieurs temples dans cette ville : le plus célèbre était celui de Fénus- Doris ou Dorilis, du nom de la mère-patrie; un autre, plus modeste, s'appelait Vénus Euplæa ou de la bonne navigation, sans doute la Vénus des matelots. Dans le grand temple, une statue de la déesse nue, le chef-d'œuvre de Praxitèle, faisait l'admiration des trois parties du monde alors connu, qui affluaient dans la presqu’ile pour rassasier leurs regards de ces beautés divines. Pour qu'on pât les voir de tous les côtés, des colonnes à jour, bien espacées, formaient l’enceinte du temple, sans doute d'architecture dorique. Nicomède, roi de Bithynie, offrit de payer les dettes de Gnide, qui étaient considérables, si elle voulait lui céder cette statue, connue dans les arts sous le nom de la Vénus de Gnide . la ville refusa ; elle préféra à un bénéfice immense l'immor talité que lui donna la mère des amours ; beau choix, auquel Pline rend hommage. On célébrait aussi à Gnide des jeux en l’honneur d’Apollon. Aujourd’hui, plus d'hymnes à la génératrice des êtres ni à l’astré conservateur de la vie; sur cette côte, seulement le gémissement du flot se fait entendre, et quelquefois le sillage d’un navire qui entre dans son ancienne rade, aujourd’hui Porto Genovese (port génois). Au-dessus s'aperçoit à peine un misérable village, Grio, près du promontoire de ce nom. On a reconnu sur le sol où gisent les ruines de Gnide les traces de plusieurs édifices publics, de divers temples et de trois théâtres, dont un de 130 mètres de diamètre. Gnide ou plutôt ses décoibres touchent, presque à Boudroun, l'ancienne Halicarnasse, où les marbres brisés et pleins de figures funèbres du tombeau de Mausole, une des sept merveilles du monde , qui exista jusqu’au moyen âge, font aujourd’hui partie intégrante de la citadelle, DENNE-Banox,

GNOMES, peuple fantastique, invisible, d’une nature bénigne, mais plein de sagacité, éclos du cerveau des sabalistes. Chercherons-nous la source de son nom dans le mot grec yvopat, Connaissance ? Cette étymologie, qu'on a omise, parait probable, tous les génies étant doués dans les mythes d'une certaine prescience, Les thaumaturges assurent que

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