‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 355 sur 552 · GRANVELLE --— GRAPHITE · texte numérisé non relu

GRANVELLE --— GRAPHITE

Son fils aîné, Granville George Leveson Gower, comte GRANVILLE, né le 11 mai 1815, fut élevé à Paris, ct alla ensuite faire ses études à Oxford. Adjoint plus tard à l’'ambassade de son père avec le titre d’attaché, il fut élu en 1837 représentant de Morpeth au parlement et nommé en 1839 sous-secrétaire d’État des affaires étrangères; fonctions qu’il perdit en 1841, lors de la retraite des whigs. Quand ceux-ci reprirent la direction des affaires en 1846, le comte Granville, qui venait d’hériter de la pairie de son père, fut appelé aux fonctions de grand-veneur (Master of the buckhounds), qu’en mai 1848 il échangea contre celles de vice-président du bureau de commerce. Jusque alors son nom n'était guère connu du public; mais la présidence de la commission royale de l'exposition universelle, qui lui fut confie, le mit à ce moment fort en relief, en même temps qu’elle lui fournit Poccasion de faire preuve de connaissances étendues et du caractère le plus aimable. Aussi quand, le 24 décembre 1851, par suite de la retraite de lord Palmerston , il fut nommé ministre des affaires étrangères, ce Choix fut-il généralement bien vu; lord Granville justifia les sympathies dont il était l’objet, par énergique fermeté avec laquelle il prit en main la défense des réfugiés politiques contre la France, en même temps que sa franchise réussissait à mettre fin aux difficultés survenues entre l'Angleterre et les États-Unis, En février 1852, il se retira du cabinet avec les autres ministres whigs, mais pour y rentrer le 28 décembre suivant avec le titre de président du conseil, poste dans lequel il fut remplacé, le 5 juin 1854, par lord Russell. Il devint alors chancelier du duché de Lancastre, avec voix au conseil. En 1856 il alla assister au couronnement d’Alexandre IT, avec le titre d'ambassadeur extraordinaire. Mis à deux reprises à la tte du conseil privé, il n’en sortit, en juin 1866 qu'après six années consécutives d'exercice. Dans le ca= linet Gladstone (décembre 1868) il a accepté d’abord le ministère des colonies, puis celui des aflaires étrangères (4 juillet 1870). Devenu veuf en 1860, lord Granville n’a point d'enfants.

GRAPHIQUE s'applique aux opérations ayant pour but de donner, par une figure, l’idée d’un corps ou d’une forme, Les arts graphiques sont la n.ème chose que les arts du dessin. .

En termes d’asfronomie, on entend par opération graphique celle qui consiste à résoudre certains problèmes au moyen d’une ou plusieurs figures tracées sur le papier. On ya recours, par exemple, pour avoir tout de suite une solution ébauchée du problème des comètes, de celui des éclipses, etc. On n'obtient le plus souvent ainsi que des récultats approximatifs, quelquefois suffisants, mais qu’il est toujours facile de rectifier en recourant au calcul.

GRAPHITE (de yäpgw, j'écris). Le graphite est une substance minérale, d'un gris terne très-foncé et presque noir; iloffre un éclat métallique très-brillant lorsque l’on polit sa surface ; sa cassure est irrégulière et finement grenue ; ilse laisse tailler avec une grande facilité lorsqu'il est pur, et produit une poussière fine, douce, grasse, presque onctueuse au toucher; il tache les doigts en les recouvrant d’un enduit noirâtre et brillant. Le graphite, mal à propos dénommé plombagine, mine de plomb, ne renferme pas un seul atome de ce dernier métal. On a cru pendant longtemps, d’après les analyses comparatives de Berthollet, Monge, Vandermonde , Haüy , Scheele et Vauquelin, qui toutes différaient entre elles d’une manière assez sensible, que le graphite devait être regardé comme un composé binaire de carbone et de fer, en proportions mal définies,

on le regardait alors comme un percarbure de fer, dans

“lequel le métal n'entrait que pour 5 à 10 parties sur 100.

On a reconnu depuis que le graphite est du carbone presque pur, souillé seulement d’une petite quantité de matière terreuse en ferrugineuse, Le graphite est souvent confondu avec le molybdène sulfuré, qui lui ressemble comylétement dans ses caractères extérieurs : il est essentiel de savoir

Page 1