GRATTAN — GRAVELLE
kv. sterl., qui sur ses instances fut plus tard réduit à 50,000.
Il fut moins heureux dans ses efforts en faveur de lémancipation des catholiques; mesure de réparation, dont, quoi- | que protestant, il prit toujours chaudement en main la défense. Le comte de Fitz-William, qui partageait tout à fait ses idées à cet égard, fut rappelé (1798 ); et à quelques | instants de là éclata la grande rébellion, si fatale à l'Irlande par ses conséquences. La douleur patriotique qu'il en ressentit lui fit prendre alors le parti de renoncer à la carrière parlementaire; pour le déterminer à y rentrer, il fallait Pannonce des projets que le gouvernement anglais avait conçus pour opérer la fusion législative de l'Irlande et de PAngleterre. Élu alors par la ville de Wicklow, il se rendit à la chambre quoique souffrant d’une fièvre nerveuse ; il était tellement affaibli, qu’il fut obligé de rester assis en parlant; mais comme il s'agissait de l'indépendance et de l’existence même de son pays, il redoubla d'efforts et se surpassa luimême. Après la suppression du parlement irlandais, Grattan ! se retira de la vie publique; mais quand, en 1805, on allait discuter la question catholique, il se rendit aux pressantes instances de son ami Fox, et se présenta au bourg de Mal- | ton en Yorkshire, qui l’appela à faire partie de la chambre des communes. 11 y parla plusieurs fois en faveur des catholiques, etavait tellement changé l’opinion en leur faveur, que là majorité qui se montrait hostile à leur émancipa- | tion politique finit par ne plus être que de quatre voix. D’ail- Leurs Grattan appuya constamment le ministère dans sa lutte contre la France et Napoléon. Réélu par la ville de Dublin en 1806, il continua de la représenter en 1812, 1813, 1818 et 1820. A l’avénement de Georges IV, il vint encore à Lon- | dres, malgré l’état, de plus en plus chancelant, de sa santé, afin de soutenir la question catholique; mais sa maladie avait fait de tels progrès, qu’il succomba aux suites de son voyage, et mourut le 4 iuin 1830.
Comme orateur, Grattan fut remarquabie, non-seulement par l’énergie et la précision de son style, mais par la verve et l'originalité de son expression. Sa voix était faible et aiguë, mais son langage était si noble, si majestueux, il alliait tellement la beauté à la force, la brièveté à la splendeur, le sublime des idées à léloquence des expressions, qu'il gagnait au premier abord et conservait jusqu’à la fin de son discours l'attention de la chambre. Comme tous les hommes remarquables de son époque, il était d’une bravoure chevaleresque, et son intégrité était aussi grande et aussi épronvée que son courage. Sa vie fut une leçon morale, et la mort n’a ni term ni affaibli sa renommée. Son fils a publié ses discours (4 vol., Londres, 1822).
A.-V. KiWAN, avocat au Queen's Bench.
GRATTAN (Heway), fils du précédent, fut élu en 1826 mem bre de la chambre des communes par la ville du Dublin; mais aux élections de 1830 sa candidature succomba sous celle de son concurrent tory, Frédérick Shaw. Depuis 1832 il n’a pas cessé de représenter au parlement le comté de Meath ; et, en, {851 il se signala entre 4üu8 par la vivacité de son opposition au fameux bill dit des titres ecclésiastiques.ll |
mourut en 1859, Son frère, James GRATTAN, a longtemps représenté le comté de Wicklow.
A la même famille appartient encore Thomas-Colley GKATrAN, né en 4796, consul d'Angleterre à Boston de 1839 à 1848, et auteur d’un livre d’impressions de voyages: Highwaus and byways (Londres, 1823-1827, 8 vol.), des romans historiques : The Heiress of Bruges (1828), Jacqueline of Holland (1830) et Agnes of Mansfeld (1836), ainsi que des mémoires personnels sons le titre de Bea- | ten paths and those who trod them (1869, 2 vol.). Il est mort le 4 juillet 1864, à Londres.
GRATTE-BOIS, Voyez Cossus.
GRATUIT (Don ) Voyez Don GRATUIT,
GRA'TZ, Voyez Grærz.
GRAUDENZ, vieille ville forte de Prusse, province
de Prusse, sur la Vistule, avic 13,974 Amos, possède des fabriques de lainazes et de coton, et fait un commerce !
DICT, DE LA CONVERS, — T, x,
en grains ef fabae. El'e cet défendue par une forteresse, bâtie sur uue hauteur vo'sine.
GRAUWACRE (grau-wacke, wacke grise). Cette
dénomination appartient à la langue géologique de Werner ;
l'illustre professeur de Freiberg désignait ainsi deux roches de texture assez distincte, mais analogues dans leur com position minéralogique : lune, la grauwacke commune, était une roche de structure arénacée, formée par le mélange de grains très-divisés de quartz, d'argile schisteux et de schiste siliceux (quartz, thon-schiefer, kiesel-schiefer ), agglutinés entre eux par un ciment siliceux ; l’autre, la grauwacke schisteuse, avait une texture lamellaire ou feuilletée , texture qu’elle devait à la présence d’une quantité assez considérable de lamelles de mica. Ainsi limitée et définie, la grauwacke de Werner correspond assez exactement aux psammites d'Al. Brongniart ; mais il s’en faut de beaucoup que son acception soit ainsi restreinte dans l’usage ordinaire : pour les uns, la grauwacke désigne une roche de transition de texture et de composition fort mal définies : pour d’autres, ce même mot désigne un terrain, et pour quelques-uns enfin une formation tout entière. Aussi celte dénomination devrait-elle être bannie d’une nomenclature à laquelle des désignations claires et nettement définies sont avant tout essentielles. BELTIELD-LEFÈVRE.
GRAVATS. Voyez GrAvols.
GRAVE, En musique, on donne le nom de grave à un son lent ou profond. Plus la corde est épaisse, et plus la note ou le ton sont graves. La gravité des sons dépend de la lenteur des mouvements vibratoires de la corde. Grave, terme italien qu’on voit inscrit au-dessus de certains passages de musique, indique que l’exécution en doit être trèsgrave et très-lente, un peu plus rapide que le largo, mais plus lente que l’adagio.
En physique, grave est synonyme de pesant; et c’est le premier nom qu'on avait donné au kilogramme (voyez Gramme). Par corps graves, on entend ceux qui ont une tendance vers un point, et on dit alors qu'ils gravitent vers ce point (voyez GRAviraTION). Le centre des graves se dit du point vers lequel tendent les corps graves ; la gravité des corps terrestres dirigeant chacun d’eux dans une ligne normale à la surface de la terre, le centre des graves se trouve au point où toutes ces lignes, prolongées vers le centre de la terre, iraient se réunir. Ce point serait exactement le centre de la terre, si la terre était parfaitement sphérique,
GRAVE (Accent). Voyez Accenr, tome 1°", page 69.
GRAVEDO. Voyez RAUMATISME.
GRAVELIN onu CHÊNE A GRAPPES. Voyez CHÊNE.
GRAVELINES, en flamand Gravelinghe, C'est-à-dire Fossé du Come, parce que les comtes de Flandre y firent creuser un Canal, est un petit port de mer qui avait au douzième siècle une certaine importance, mais qui depuis est singulièrement déchu. Situé à l'embouchure de PAa dans la
| mer du Nord, et compris dans l’arrondissement de Du n-
kerque (Nord), Gravelines est célèbre dans lhistoire par la victoire que le comte d’Egmont y remporta en 1558 sur l’armée française, commandée par le maréchal de Thermes ;
| victoire qui détermina les onéreuses conditions de la paix
deCateau-Cambrésis. Centans plus tard, cette ville fut prise par Louis XIV, qui la fit fortifier par Vauban, Elle ne compte que 6,510 habitants, dont les principales ressources
- consistent dans la pêche du hareng et de la morue, les
salaisons , la construction des navires, les raflineries de sel et le commerce des bois. La foire, qui s'ouvre le 15 août, dure neuf jours. Le port, depuis lonstemps complétement ensablé, ne peut plus offrir d’abri qu’à des bateaux pêcheurs.
GRAVELLE, maladie caractérisée par la formation d'un sable plus ou moins fin appelé gravier dans les voies urinaires et plus spécialement dans les reins. Quand ce sable acquiert un volume plus fort, les concrétions prennent le nom de calculs, et la maladie dont ils sont le symytfme celui de pierre.