GRAVELLE — GRAVITATION
Les causes de la gravelle sont les mêmes que celles des | Sur les bords de la mer, on trouve du sable, du gravier et
calculs : une alimentation trop azotée, l'emploi fréquent de l'oseille dans les aliments, le défaut d'énergie, l'habitude de conserver longtemps l’urine dans la vessie, de boire peu, etc. On peut donc prévenir la gravelle par des soins hygiéniques. Quand elle est déclarée, on favorise l'ex pulsion des graviers en augmentant la quantité de l'urine : il suffit de boire beaucoup de hoissons aqueuses.
GRAVELOTTE, village situé à 14 kilom. ouest de Metz, à l’embrarchement des deux routes qui conduisent de cette ville à Verdun , est célèbre par la sanglante bataille gagnée, le 18 août 1870, par les Français sur deux corps d'armée prussiens. Voyez Merz.
GRAVES (Vins de).On appelle graves dans la Gironde cette couche de graviers, mêlés de sablon, de sable et d’une proportion plus ou moins forte d'argile, qui recouvre les terrains des environs de Bordeaux: elle embrasse une zone de près de 50 kilom., depuis Châtillon-sur-Gironde jusqu’au delà de Langon. Les graves sont remarquables par leurs vins blancs, le Sauterne entre autres.
GRAVESANDE (Guizcaume-JacoB van S’), philosophe et mathématicien celèbre, né le 27 septembre 1688, à Boïs-le-Duc, en Hollande, d’une ancienne famille patricienne de Delft, étudia d’abord le droit à Leyde, et bientôt se consacra exclusivement aux sciences physiques et mathératiques. Son premier ouvrage, intitulé : Essai de Perspective, qu'il publia à l’âge de dix-neuf ans, fit tout aussitôt sensation, et lui valut les plus flatteurs éloges de la part de Jean Bernoulli. En société avec quelques jeunes savants de son pays, il publia, de 1713 à 1722, le Journal littéraire, continué ensuite à Leyde jusqu'en 1736 sous le titre de Journal de la République des Lettres. Ce furent surtout les articles de S’Gravesande qui contribuèrent à son succès ; car ses dissertations mathématiques n'offraient pas moins d’intérêt aux mathématiciens que ses considérations philosophiques sur la liberté aux philosophes. Après avoir été nommé en 1715 secrétaire de légation à Londres , il fut appelé en 1717 à occuper à Leyde une chaire de mathématiques et d’astronomie, et plus tard aussi une chaire de philosophie, et mourut dans cette ville, le 28 février 1742. Par patriotisme , il avait refusé à diverses reprises des offres séduisantes qui lui étaient faites pour aller remplir à l'étranger des fonctions analogues. Il était doué d’une rare sagacité et d’un merveilleux don d'application et de compréhension : c’est ainsi qu’il pouvait s'occuper de la solution des plus difficiles problèmes de mathématiques pendant que plusieurs personnes causaient autour de lui. Bien qu'il eût pour Newton une haute estime, il ne laissait pas que d'approuver Leibnitz sur les points où ses opinions différaient avec raison de celles de l’illustre physicien anglais. En philosophie, S'Gravesande s’attacha surtout à combattre la doctrine fataliste de la prédestination, développée par Spinosa et par Hobbes, Ses ouvrages les plus renommés sont : Physices Elementa mathematica experimentis confirmata (2 vol., La Haye, 1720) et Philosophiæ Newtoniunæ Institutiones (2 vol., Leyde, 1723). Un choix de ses Œuvres philosophiques el mathématiques a été publié à Amsterdam (2 vol., 1774). |
GRAVEUR. On donne ce nom à tous les artistes qui dessinent sur une matière offrant quelque résistance et dans laquelle on ne peut pénétrer qu’à l’aide d'outils tranchants ; tels sont les graveurs sur bois, les graveurs sur métaux, etc. (voyez Gnavure). Mais certains graveurs, tels que les graveurs en bijoux, les graveurs de cachets, les graveurs de lettres, ceux qui gravent les cartes de géographie, etc., ne font souvent de la gravure qu’un métier.
GRAVIER , espèce de sable à gros grains, tenant le milieu entre le sable et le galet, Les fragments de roches ordinairement siliceuses qui forment le gravier ne doivent pas être plus gros qu'une noix ; autrement on donne le nom de galet à leur amas. Le gravier, comme le sable, est chardé par les rivières, et le galet est transporté par les torrents.
du galet; et on reconnaît , dans l'étude des révolutions physiques qui ont bouleversé la surface de la terre, les endroits occupés autrefois par la mer aux amas de gravier et de galets qu’on y rencontre souvent à des profondeurs considérables au-dessous de la surface du sol. L’Angleterre abonde en graviers d’une excellente nature; on les emploie à la construction des grandes routes, auxquelles ils donnent une surface unie bien plus commode pour les voitures que le pavé. Le gravier le plus recherché est celui qu’on trouve à Black-Heath ; il est entièrement composé de petits cail- Joux parfaitement arrondis , ce qui le rend excellent pour sabler les allées des parcs et des jardins.
GRAVIERS. On appelle ainsi les petites pierres qui se forment dans la vessie et qui occasionnent l’une des plus douloureuses maladies qui affligent l'espèce humaine (voyez GRAYELLE ).
GRAVINA ( JEax-Vixcenr), jurisconsulte et littérateur italien justement célèbre, né en 1564, à Roggiano, en Calabre, d’une famille distinguée, commença par étudier le droit à Naples, tout en consacrant ses loisirs à la littérature. Peu s'en fallut même qu’il ne se vouât exclusivement à la culture des lettres et de la poésie; mais les conseils d’un avocat distingué, Biscardi, le déterminèrent à persévérer dans l'étude d’une science aux progrès de laquelle il devait plus fard si puissamment contribuer. En 1689 il vint à Rome, ou il se lia bientôt avec tous les hommes marquants dans les lettres et les sciences qui s’y trouvaient réunis. Six ans après il leur proposait de former une s0ciété littéraire destinée à servir de centre commun aux efforts de tous. Ainsi naquit dans un jardin, qu'il avait acheté à cet effet sur le mont Janicule, la célèbre Académie des Arcades (Arcadi, dénomination qu'adoptèrent les premiers membres ), dont il fut le fondateur.
Gravina mourut à Rome, en 1718, à l’âge de cinquante-huit ans, après avoir été comblé d’honneurs et de bienfaits par les papes Innocent XII et Clément XI. Le premier lui offrit inutilement les plus grandes charges ecclésiastiques, pour le décider à embrasser le sacerdoce. Nommé en 1699 professeur de droit civil au collége de la Sapience, il échangea cette chaire, en 1703 , contre celle de droit canonique. La meilleure édition de ses ouvrages est celle de Leipzig (1737), avec les notes de Mascovius. On regarde ses trois livres sur l’origine du droit Originum Juris Libri tres, comme le plus excellent traité qui eût jusque alors paru sur cette matière. Gravina s’y montre tout à la fois philosophe, jurisconsulte et historien, et Montesquieu lui-même n’a pas dédaigné d’y faire quelques emprunts.
Au nom de Gravina se rattache encore un souvenir non moins glorieux; c’est d’avoir été le protecteur de Métastase, dont il guida les premiers pas, et à qui, en mourant, illaissa même une parlie de sa fortune.
GRAVITATION. De nombreuses découvertes avaient été faites dans les sciences collatérales à la science astronomique plus proprement dite : Galilée avait formulé los lois de la chute des graves; Huyghens avait découvert les lois du mouvement; Descartes avait changé la face des mathématiques, en appliquant l'algèbre à la géométrie ; F ermat avait posé les premières bases du caleul infinitésimal ; Hook avait entrevu que le mouvement elliptique des corps planétaires dans l’espace pouvait s'expliquer en admettant une force de projection primitive incessamment modifiée par la puissance attractive du soleil, Ainsi, etde toutes parts, la science marchait vers la découverte d'une loi générale, lorsque Newton, s'appuyant sur toutes les découvertes, toutes les méthodes de caleul, dont la science venait de s’enrichir, et prenant pour bases de son travail les trois grandes loisdeKepler, démontra, dans une œuvre admirable de méthode, de clarté et de puissance synthétique (Principes mathématiques dela Philosophie de la Nature), queces trois lois donnaient comme conséquences nécessaires les corollaires suivants : 1° la force qui maintient les planètes dans leurs or-