HECKER
mois de l’année athénienne, que ce mois tirait lenom d’hécatombéon.
HECATOMBEES. Ces fêtes célébrées par les Argiens, et à Egine, colonie d’Argos, en l’honneur de Junon et suivant d’autres en l'honneur de Jupiter ou d’Apollon, tiraient leur nom de ce que le premier jour on offrait au dieu ou à la déesse une Aécatombe ou sacrifice de cent bœufs.
HECATONCHIRES (de éxarév, cent, et yxetp, main ), Voyez CENTIMANES.
HECATONTARQUE ( en grec Éxarovrépyns, de Éxarov, cent, et äpyw, je commande), Voyez CENTURION.
HECHINGEN, capitale de la principauté de Hohen-
lequel on voit encore aujourd’hui les ruines du vieux ch4-
lern. Cette petite ville, qui comptait, à la fin de 1871, 3,276
rent beaucoup de baïgneurs.
HECRER (FrRÉDÉRIC-CHARLES-FRANÇOIS), révolution
| naire badois, né le 28 septembre 1811, à Eichtersheim,
exerçait avec distinction la profession d’avocat auprès de la cour supérieure de Manheim, lorsqu'il fut appelé, au mois de juillet 1842, à siéger dans la seconde chambre badoises Cette élection, en le jetant dans la politique, décida de son avenir. Orateur éloquent et hardi, il prit immédiatement place parmi les membres les plus fougueux de l'opposition, et acquit une grande popularité. Sa réputation se répandit en Allemagne, à la suite du voyage qu'il fit en 1845, avec
| Itzstein à Stettin, et qui se termina par son expulsion des
États prussiens, A dater de 1846, il s’éloigna de plus en plus de l’opposition constitutionnelle et se rapprocha de l’opposition démagogique, qui commençait à s’agiter en dehors du parlement. Dès le commencement de l’année suivante, le désaccord fut complet entre lui et ses anciens amis politiques, et Hecker donna sa démission. Étroitement lié avec Struve, il se plaça dès lors de plus en plus ouvertement à la tête du parti démocratique, qui publia son programme à la première assemblée d’Offenburg, au mois de septembre 1847. Ses amis constitutionnels le décidèrent pourtant à accepter un nouveau mandat, et il renfra dans la chambre en décembre ; mais la révolution de Février vint bientôt ouvrir devant lui une autre carrière. Plus les anciens chefs de l'opposition constitutionnelle se tinrent alors à l'écart, plus l'influence de Hecker s’accrut sur les masses, favorisée qu’elle était par ses talents oratoires et par les grâces de sa personne ; avantages qui faisaient de lui le véritable type de l’agitateur populaire. Toutefois, il garda d’abord quelque mesure, et rien ne semblait plus loin de sa pensée qu’un coup de main révolutionnaire.
A l’assemblée de Heidelberg, le 5 mai, il se proclama démocrate socialiste, il est vrai, maïs il se prononça en même temps sans hésiter contre l'établissement d’une république. Cependant il ne tarda pas à se placer à ta tête de la gauche
, révolutionnaire, par ‘une profession de foi républicaine.
N'ayant pu faire voter la permanence de l'assemblée, et la proposition d’une épuration de la diète n’ayant passé qu'avec des amendements, il donna sa démission ainsi .que ses amis ; mais il la retira bien{ôt, sur les instances d’Itzstein. L'échec qu’il avait subi fit naître en lui l’idée de tenter un coup de main sur Bade, et d'attaquer les petits États du midi de l’AIlemagne avec le secours des ouvriers allemands que Ledru- Rollin envoyait sur le Rhin. Le combat de Kandern déjoua son entreprise sur Constance (13 avril 1849) et dispersa
| les colonnes d’ouvriers. Il s’enfuit en Suisse, et se retira à
Mutteuz, dans le canton de’Bâle, où il publia une relation du
Soulèvement populaire dans le pays de Bade, et fit parat-
tre un journal, L’Ami du Peuple, dans lequel il attaqua
avec violence le parti constitutionnel. Son espoir d’entrer
dans Le parlement ayant été déçu par le refus de l’assemblée nationale de valider l'élection du canton badois de Thiengen, il se décida à émigrer, et s’embarqua pour l'Amérique dans le temps même où eut lieu la malheureuse expédition de Struve. 11 y acheta des terres avec l’inténtion de les cultiver ; mais la révolution de mai 1849 et un décret du gouvernement provisoire de Bade le rappelèrent en Europe. Lorsqu'il arriva à Strasbourg, vers le milieu de juillet, la révolution badoïse était abattue. 11 retourna donc aux États-Unis, où il s’occupa d’agriculture. Après s'être mêlé aux luttes soutenues par les abolitionnistes, il leva un régiment de volontaires lors de la guerre civile et fut blessé. Attaché ensuite à l’armée du Cumberland, avec le grade de colonel, il se retira au printemps de 1864.
HECKSCHER(JEaAN-Gusrave-Maurice ), ancien membre de l’assemblée nationale allemaïide et du ministère de l'Empire, est né à Hambourg, le 26 décembre 1797. Fils d’un riche banquier de cette ville, il reçut une excellente éducation; mais la campagne de 1815, qu’il fit comme volontaire, l'enleva à ses éudes, qu’il alla poursuivre, en 1816, à l’université de Gættingue. Après s’être fait recevoir avocat dans sa ville natale, il visita la Suisse, l’Italie, la France, l'Angleterre, et à son retour il s’appliqua avec succès à suivre ja carrière qu’il avait embrassée. Il avait atteint l’âge de quarante ans lorsqu'il commença à prendre une part active aux affaires politiques. J1 s’était déjà fait connaître comme journaliste et publiciste lorsque le mouyement de 1 848 gagna Hambourg; il se mit à la tête de ce mouvement avec Wurm et Baumeister, et s’efforça de le contenir dans de sages limites. Député par sa ville natale au parlement de Francfort, il ne tarda pas à s’y faire remarquer par la clarté et la précision de son argumentation. Il blâma les attaques passionnées dont la diète était l’objet, combattit la permanence du parlement, et proposa la formation d’un comité sur les mêmes bases, qui furent adoptées plus tard pour le comité des cinquante. Élu membre de ce comité, il se montra le constant adversaire des velléités belliqueuses de la gauche démocratique et de son penchant à sacrifier les intérêts de l'Allemagne aux nationalités étrangères. Lorsqu'il fut question d'établir un gouvernement central provisoire, il se prononça avec assez de force contre la diète, et s'éleva avec vivacité contre le renvoi du comité des cinquante, à qui il aurait voulu confier le soin de rédiger la constitution, prévoyant les difficultés qui surgiraient si l’on confiait cette œuvre à une assemblée aussi nombreuse que le parlement, et si l’on restaurait l’autorité des gouvernements Élu membre du parlement par sa patrie, Heckscher travailla de tout son pouvoir, comme rapporteur du comité du droit des gens, à inspirer à ses collègues des sentiments de modération et de prudence dans la question du Holstein, en leur prédisant l'opposition qu’ils rencontreraient de la part des gouvernements européens; il prit aussi une grande part aux débats relatifs aux rapports de l’assemblée avec les gouvernements et au choix du vicaire de l'Empire,
Comme membre de la députation qui fut chargée de notifier à l’archiduc le vote de l'assemblée et de l'inviter à se rendre à Francfort, c’est lui qui porta la parole, et il gagna la confiance personnelle du nouvel élu, qui lui donna le ministère de la justice (juillet 1848). Heckscher accompagna donc le vicaire de l’Empire dans son voyage à Vienne, et à son retour, le ministère ayant été constitué définitivement, il prit le portefeuille des affaires étrangères La conclusion del’armistice de Malmoë, qui fut incontestablement un échec pour l’Allemagne, eut des résultats funestes pour Heckscher, qui réussit, il est vrai, à faire adopter au second scrutin la convention à laquelle il désirait lui-même apporter des modifications, mais qui n’en resta pas moins sous le coup du mécontentement public, Peu s’en fallut qu'il ne tombât victime de la fureur populaire et qu'il ne parlageät le sort d'Auerswald et de Lichnowsky. I ne rentra pas dans le nouveau cabinet, mais il reçut une mission à Turin et à Naples. Après quatre mois d’absenee, il retourna à Francfort dans
ES