‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 537 sur 552 · HÉCATÉE · texte numérisé non relu

HÉCATÉE

dont il s’occupait, et dont on trouve des fragments chez les anciens sous plusieurs titres. Il se proposait d'y éclaircir les antiquités des Grecs, et d'en écarter le merveilleux. Croirait-on qu'après en avoir pris l'engagement, il accorde le don de la parole au bélier qui transporta Phryxus en Colchide? L'histoirenes'étaitencore occupée que de la Grèce : Hécatée étendit son domaine: 11 parcourut l'Égypte et d’autres contrées jusqu'alors inconnues aux Grecs. Son Periegesis ou Tour de La terre, traité de géographie ancienne, a fourni de précieux matériaux aux historiens subséquents. II laissa, sous le titre d'Histoire des Généalogies, un tableau raisonné des généalo-

gies des familles illustres de la Grèce, et par là répandit de vives : : zollern-Hechingen, est située au pied du Zollerberg, sur

lumières sur l’histoire des temps héroïques. C’est du moins

ce qu’on s'accorde à dire de cet ouvrage. Toujours il em- ! j : feau féodal, première “| FLE des seigneurs de Hohenzol-

ploya le dialecte ionien. Son style ne manquait pas, dit-on,

des qualités particulières à ce dialecte, c’est-à-dire de dou- : ! tants, possède trois églises, dont une est assez remarquable ! par son architecture. On y voit aussi un château de cons- | truction modemme, la Vila Eugenia, bâtie sur l'emplacement | occupé par un vieux manoir tombé en ruines. Dans ces | derniers temps, on y a établi des bains sulfureux, qui afti-

ceur et d'élégance. Il prépara les voies à Hérodote. Les fragments qui nous restent de lui ont été publiés dans les Historicorum Græcorum Fragmenta de Creuzer ( Heidelberg, 1806). On peut consulter aussi les recherches de l'abbé Sévin dans le tome VII des Mémoires de l’Académie des Inscriplions. Ch. Nisarp.

HECATEE d'Abdère, philosophe sceptique et disciple de Pyrrhon, vivait sous Alexandre le Grand et Ptolémée I°r. 1l traita, au rapport de Diodore de Sicile, de la philosophie égyptienne. Il passe aussi pour avoir écrit sur l’histoire et sur la géographie. Mais on le confond peut-être avec son homonyme, sur ce dernier sujet du moins. On lui attribue une Jistoire des Juifs qui leur est si avantageuse, qu’Hasannius Philon, au témoignage d’Origène, dans son premier livre contre Celsus, inclinait à croire qu'il était de leur religion, Josèphe en cite aussi quelques passages honorables pour les Juifs dans son premier livre contre Appion; mais on n’en saurait conclure que Hécatée fût juif. Il reste de lui quelques fragments qui ont été publiés par Pierre Zornius; (Altona, 1730). Ch. Nisarp.

HECATESIES, fêtes et sacrifices en l’honneur d’Hécate. On les célébraïit chaque mois, à Athènes, au milieu d’un grand concours de peuple, les habitants de cette ville dressant à la déesse, devant leurs maisons, des statues qu'ils appelaient &ywr&. A chaque nouvelle lune, les gens riches donnaient en son honneur un repas public dans les carrefours auxquels elle était censée présider , repas qu’ils nommaient ‘Exérns dcinvoy : ces festins étaient surtout destinés aux pauvres. Dans les fêtes de la déesse, les sacrificateurs lear distribuaient aussi un certain nombre depains, les issues des victines et d’autres provisions : c’était la principale subsistance des malheureux.

RECATOMBE (en grec Exarôu6n, de éxarév, cent, et Boÿc, bœuf). On appelait ainsi le sacrifice de cent bœufs immolés en l’honneur d’unedivinité. Le prix excessif de l’offrande la rendit rare dans l'antiquité ; le plus souvent, on remplaçait les taureaux par cent hètes de la même espèce, mais de moindre valeur, comme des brebis et des chèvres. D’après

les rites, on élevait cent autels de terre ou de gazon, où cent |

prêtres immolaient à la fois autant de victimes. L'histoire n'offre point d'exemple que cette cérémonie ait été enusage chez les Hébreux, mais seulement chezles Grecs et les Romains. Par une subtile simplicité, les anciens substituèrent souvent vingt-cinq bêtes, c’est-à-dire cent pieds à cent têtes d'animaux : ils imaginaient par là conserver au sacrifice le nom d’hécatombe. Pythagore, qui s’abstenait de tout ce qui avait vie, offrit cent petits bœufs de pâte. On croit que cette cérémonie fut instituée par les Lacédémoniens, qui ayant cent villes faisaient tous les ans un sacrifice de cent bœufs : chaque ville, selon Strabon, en immolait un pour

le salut du pays. Quelques empereurs, pour signaler leur .

runificence, immolèrent des lions et des aigles. Ce sacrifice, qu'on offrait pour apaiser la Divinité, n’avait lieu que dans les grandes occasions, surtout dans les calamités publiques, comme en temps de peste ou de famine. C'est du grand nombre d’hécatombes, ou sacrifices offerts dans le premier

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