FREYCINET — FRIBOURG
révolution du 4 septembre, M. de Freycinet fut nommé préfet de Tarn-et-Garonne, Mais à peine M Gambhetta eut-il pris possession du ministère de la guerre qu’il l’appela aussitôt à la direction supérieure de ce département avec le titre de délégué personnel du mivistre (10 octobre 1870). La part de M. de Freycinet dans la conduite de la guerre est encore très-peu connue; il en à consigné le récit dans un livre très-simplement écrit et qui a pour titre : Za Guerre en province pendant le siège de Paris (1871, in-8°). C'est à lui qu’on doit la réorganisation des services du mi mstère, la création du bureau des cartes, de celui des reconnaissances, du comité d’études des moyens de défense, du corps du génie civil, etc. Après l'armistice, M. de Freycinet donna sa démission et rentra dans la vie privée.
FREYRE ( Don ManueL ), général espagnol, né en 1765, à Ossuña, en Andalousie, fut nommé en 1798 major dans un régiment de hussards, et venait de passer lieutenantcolonel au moment où éclata la guerre de l’indépendance (1808-1814).YLes services distingués qu'il rendit à son pays à cette époque le firent successivement monter de grade en grade jusqu’à celui de lieutenant général, En 1820, Ferdinand VII l'ayant choisi pour l’opposer à l’insurrection victorieuse de l'ile de Léon, il adressa de Séville, le 14 Janvier, aux troupes placées sous ses ordres un ordre du jour, à l'effet de les préparer à marcher contre l'insurrection. Toutefois, appréciant les difficultés de la situation, Freyre sembla vouloir obtenir par la voie des négociations un résultat qu’il regardait comme impossible avec le seul emploi de la force; et ses mesures eussent peut-être été couronnées de succès, si de nouveaux mouvements insurrectionnels n'étaient point survenus en Galice et ailleurs. Pendant le mois de février, il avait bloqué l'ile de Léon du côté de la terre et fait poursuivre le général Riégo dans les montagnes de la Ronda, lorsque, le 7 mars, des députés se présentèrent à son quartier général de Puerto Santa-Maria pour le sommer, aunom d’un grand nombre d'officiers de marine et d'artillerie en garnison à Cadix, d’avoir à faire proclamer la constitution. Freyre se rendit de sa personne le surlendemain à Cadix, afin d'y juger par lui-même du véritable état des choses; et alors, contraint par la force des choses et aussi par la nouvelle de l’arrivée prochaine du comte de VAbisbal, il promit de faire proclamer la constitution le jour suivant. Lorsqu'il revint, le 10, à Cadix, des scènes de carnage, dont les causes sont demeurées un mystère, éclatèrent dans cette ville. Aussitôt que l’ordre fut rétabli, les officiers de la garnison vinrent le trouver, réclamant de lui l’arrestation immédiate des officiers d'artillerie, corps dont les opinions politiques étaient devenues suspectes aux partisans de la constitution, Freyre y consentit, el compléta cette mesure de conciliation en faisant sortir de Cadix les bataillons compromis dans léchauffourée. Le 14 il reçut enfin l’ordre royal, daté du 7, en vertu duquel la constitution fut solennellement proclamée à Cadix; mais à quelques jours de là, il se voyait enlever son commandement, et il fut même mis en état d’arrestation, comme accusé d'avoir été le principal instigateur des massacres de Cadix. Remis en liberté lors du rétablissement du régime absolu, Freyre vécut jusqu’à la mort de Ferdinand VII dans la plus profonde retraite, En 1833, il se déclara en faveur de la reine Isabelle, fut créé pair du royaume, commandant en chef de la garde royale el capitaine genéral de Madrid ; mais il mourut dès les premiers mois de 1834.
FREYTAG (Geonces-G UILLAUME-FRÉDÉRIG), professeur de langues orientales à l'université de Bonn, l’un des plus célèbres arahisnnts de notre époque en Allemagne, est né le 19 septembre 1788 , à Lunebourg ; et c’est surtout par les études toutes spéciales qu'il a faites à Paris, dans les années 1815 et suivantes, sous Ja direction du savant Sylvestre de Sacy, qu'il a pu parvenir au rang distingué qu'il occupe aujourd’hüi parmi les ortentalistes, Le premier résultat de ces études fut la publication de ses Selecta ex Iis-
toria Halibi ( Paris, 1819 ). L'année suivante il fut appelé à la chaire qu’il occupe encore aujourd'hui à Bonn. Parmi ses ouvrages les plus importants nous citerons sa Grummaire abrégée de la Langue Hébraïque (1835), sa Chrestomatie Arabe, et son grand Lexicon Arabicum Latinum (4 vol. in-4°, 1830-37), dont il a été publié un abrégé (1837, in-4 ). Nous mentionnerons encore de lui : Arabum Proverbia (3 vol., 1838-44); Caabi Ben Sohair, Carmen in laudem Muhammedis dictum (1833, in-4° ); Hamasæ Carmina, collection des plus anciens poëmes arabes d’Abou-Temmäm, avec des scolies arabes (1828, in-4°); Exposition de la versification arabe ( 1830);
Il est mort le 16 novembre 1861.
FREYTAG (Gusrave), littérateur, né le 13 juillet 1816, à Kreuzbourg (Silésie), fréquenta l’université de Breslau et fut reçu en 1838 docteur en philosophie à Berlin, En 1847 il alla habiter Dresde, et en 1849 Leipzig, où, de concert avec Julien Schmidt, il fonda le Messager de la frontière, journal qu’il n’a cessé de rédiger qu’en 1861. 11 devint, en 1854, conseiller aulique du duc de Saxe- Cobourg-Gotha, qui le choisit ensuite pour son lecteur ordinaire, Après avoir débuté dans les lettres par un recueil de poésies intitulé À Breslau (1845), il écrivit pour le théâtre plusieurs drames en vers, dont quelques-uns se sont maintenus au répertoire. Sa comédie des Journalistes (1854) est l'une des meilleures productions de art moderne en Allemagne. 1] est aussi l’auteur : e quelques romans; celui de Doit et avoir (1855), sorte d’énopée bourgeoise, a été traduit en français, Ses derniers ouvrages ont pour titres : Tableaux de la vie passée en Allemagne (1859, 2 val ), Nouveaux tableaux (1862), te Manuscrit perdu (1864), etc.
FRI ABLE, épithète qui s'applique aux corps tendres et fragiles, qui se divisent ou se réduisent aisément en poudre sous les doigts : tels sont le plâtre, les pierres calcinées en général, ete. En physique, la friabilité est la propriété qu'ont certains corps de céder à l’action d’une puissance tendant à en isoler les molécules. Cet état provient du peu de cohésion des parties de ces corps.
FRIAND, FRIANDISE, Les mots friand, friande, s'appliquent également aux personnes qui aiment les choses délicates et recher chées, et à ces choses elles-mêmes, quoique ces dernières soient plus spécialement désignées sous le nom de friandises. C’est à tort que quelques personnes attachent à l'idée de ce mat celle d’un vire, et le définissent un appétit désordonné pour les choses délicates, C’est sans doute faire contracter aux enfants une mauvaise habitude que de les gor ger de sucreries. de friandises, mais ce défaut est moins honteux que la gourmandise. Lesourmand recherche en général la quantité, le friand la qualité.
FRIBOURG, un des vingt-deux cantons suisses, le neuvième dans l’ordre de la Confédération, préser te une superficie de 20 myr. carrés, et confine aux cantons de Berne, de Vaud et de Neufchatel, D’après le recensement de 1870, sa population s'élevait à 110,832 individus, dont 92,000 catholiques et plus ‘le 16,000 réformés. Les habitants de 46 communes de ce canton parlent allemand, et ceux de 239 communes parlent français, Le français est la langue officielle du gouvernement ; mais toutes les lois et décrets du grand-conseil, de même que tous les arrêtés obligatoires sur toute l'étendue du canton, sont rédigés dans les deux langues, Le sol de ce canton se compose en général de collines et de montagnes boisées, dont les plus éle: vées, continuation de la chaîne alpestre de l'Oberland, sont situées dans la partie méridionale et la plus froide du canton, sans toutefois atteindre les limites de la région des neiges éternelles. La majeure partie du lac de Morat, de même que le lac Noir (Schwarzsee) et celui de Seedorf appartiennent à ce canton Ses cours d’eau les plus imporlants, la plupart affluents du Rhin, sont la Suane ou Sarine,
| la Broye et le Chandon. La population a pour principales