‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 106 sur 488 · ATALANTE · texte numérisé non relu

ATALANTE

systéme solaire découverte, le 5 octobre 1855, par M. Gold schmidt & Paris; sa révolution est de 1,811 jours, ATARAXIE (du grec « privatif, et tapacow, je trou ble). C’est ce calme , cette parfaite quiétude de l’ame , que le sage recommande, que le stoicien exige dans tous les événements de la vie, en se préparant a les recevoir sans émotion aucune , selon cette maxime de Sénéque : Sustine, abstine ; état de flegme inaltérable, qui appartiendrait plus a un dieu qu’a Phomme. Aussi le bourgeois gentilhomme , M. Jourdain, dit-il & son maitre de philosophie qu'il est bilieux en diable, et qu'il veut se facher. L’on a trop souvent occasion de mettre en contradiction les prétendus précepteurs de sagesse , si prompts a démentir leurs legons par leurs exemples! Ou est-il, ce mortel sans passions, que dépeint le Balzac du dix-septidme siécle ? Sans faire l’apologie des affections de l’Ame, et tout en aspirant a réfréner leurs excts dangereux, ne peut-on pas reconnaitre lutilité des sentiments généreux , nobles ressorts des grandes Ames, tels que l’émulation de la vertu, ’amour ardent de?humanité, de la vraie gloire , qui s’élance jusqu’au sacrifice de la vie, pour son pays, pour l’avancement des sciences, etc.? On cite d’éclatants modéles de ces dévouements, méme dans nos siécles modernes si décriés. Malheur aux esprits froids qui ne savent rien admirer, et dont ’atarazie n’est que glace pour tout ce qui doit enthousiasmer le coeur humain! J.-J. VIREY.

ATAULF, un des chefs visigoths qui envahirent I’Italie, sous la conduite d’Alaric, qui avait épousé sa sceur. Ataulf vint en 409 rejoindre son beau-frére avec une armée de Goths et de Huns, qu’il commandait en Pannonie, et

il contribua puissamment 4 la prise de Rome. L’empereur

Attale, créature d’Alaric, le nomma come des domesti-

| ques, c’est-a-dire commandant de la garde de l’empereur. ' Lannée suivante, 410, lorsque Alaric, aprés le sac de Rome, alla mourir 4 Cosenza, Ataulf lui succéda comme

roi des Wisigoths, et passa dans les Gaules , en promettant & Honorius de le délivrer des chefs de partisans qui se dis-

putaient les dépouilles de cette province. Il battit Jovinus

et Sébastien, qui furent mis 4 mort; mais ensuite il échoua

' devant Marseille, qui fut défendue par le comte Boniface.

Ataulf, aprés la prise de Rome, avait comme captive Pla-

| cidie, fille de l’empereur Théodose, et sw-ur d’Honorius, ' qui avait été promise au comte Constant. Honorius la lui

fit redemander ; mais Ataulf’épousa lui-méme, en 414. Placidie avait pris sur ce barbare une influence qu’elle conserva

» tant qu’il vécut; et elle imprima 4 ses idées une direction

nouvelle. Il ne songea plus dés lors qu’a adoucir les mceurs

| de ses grossiers compatriotes, et 4 mitiger leur barbarie par

le contact de la civilisation romaine. Il avait pour Placidie une espéce de culte , qu’il rendait a la fois a la femme aimée et a Ja fille issue du sang des empereurs. Dans ses noces, qui furent célébrées 4 Narbonne, il portait le costume romain,

' et Placidie siégeait au-dessus de lui sur son trone d’impéra- ) trice. L’enfant qu’il eut d’elle fut nommé Théodose. Orose aconservé le précieux récit des confidences d’Ataulf sur les » motifs de la réforme qu’il voulait introduire dans les mceurs

et la politique de sa nation. Il ne songea plus dés lors qu’a

se faire reconnaitre par Honorius. Mais le comte Constance ne le laissa pas paisible possesseur de la Gaule. La méme

année 414% les Visigoths furent forcés de quitter la Gaule,

et de se retirer en Espagne. Ils brilérent Bordeaux avant de ' Pabandonner. En 415 il perdit son jeune fils Théodose, et » lui fit faire des funérailles ot il étala toute la pompe des cé-

rémonies romaines. Peu de temps apres, il périt 4 Barcelone,

» assassiné par un de ses serviteurs. On dit que ses compatriotes commengaient a le hair, soit pour ses cruautés, soit pour ses tentatives de réformes qui n’étaient pas encore mires; car sans doute il devait rencontrer des résistances de Ja part de ces hordes barbares, pleines de mépris pour des vaincus ) dont on voulait leur faire imiter les usages.

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