AVEYRON
Parmi les villes du département de l’Aveyron nous citerons, outre son chef-lieu : Espalion, sur le Lot, ville de 4,330 habitants, traversée dans toute sa longueur par une rue large et bien batie Elle posséde quelques tanneries, et est l’entrepdt de bois pour meubles et de merrains pour le Languedoc. Milhau, Vancienne Zmilianum des Romains, sur la rive droite du Tarn; sa population compte 13,663 habitants. Entouré de jolies promenades, arrosées par la Sorgue, qui coule au milieu d’un vallon entrecoupé de prairies et de vignes, Saint-Affrique, ville de 7,046 habitants, présente des rues tortueuses, bordées de maisons gothiques. On y remarque Vhdpital et le temple du culte réformé. Cette ville, autrefois fortifiée, fut un des plus stirs remparts des calvinistes. Elle posséde des fabriques de draperies, de gants de peau, des mégisseries, des tanneries et des chamoiseries renommées. Son commerce consiste en laines, cuirs, bois de construction et de merrain. Villefranche, peuplée de 9,719 habitants, au confluent de Aveyron et de VAizon, avee un collége, une bibliothéque, ete., posséde des fabriques d’ouvrages en cuivre, des fonderies, des tanneries, et des manufactures de toiles grises et d’emballage. Roquefort, village de 1,600 habitants, dont les caves taillées dans le roc, servent a la manipulation des fromages.
AVICEBRON, philosophe arabe, souvent cité au moyen Age comme auteur d’un ouvrage intitulé Source de Vie ( Fons vitx).M. Munk a démontré que ce philosophe n’était autre que le juif espagnol Salomon Ben ou Ibn Gabirol, hymnographe, mort 4 Malaga en 1070. ., Z.
AVICENNE ( Asou-Aui-Housséin-Ben-ABDALLAH-BEN- Sina, connu sous le nom d’), célébre philosophe et médecin arabe, naquit, l’an 980 de J.-C., 4 Atschema, bourg dépendant de Chiraz, et dont son pére était gouverneur. Il commenca ses études dés l'age de cing ans, 4 Bokhara, ot son pére I’avait conduit, et a dix-buit ans il était déja assez instruit pour rivaliser avec ses maitres. Il n’était encore qu’éléve lorsqwil guérit ’émir Nouh d’une maladie grave. Cette cure jeta les fondements de sa réputation, et lui mérita la faveur du prince. Aprés plusieurs vicissitudes arrivées dans ga fortune a la suite de revers éprouvés par ses protecteurs, il s’était retiré 4 Réi, od il était devenu a la fois le premier médecin et le vizir de Madj-Eddaulah; forcé d’abandonner V'Irac, que Mahmoud-Sébektégni menacait de ses armes, il alla 4 Hamadan, ot il obtint la méme confiance et les mémes honneurs auprés de Chams-Eddaulah. Ce fut dans ce poste éminent qu’il concut le plan de son traité de métaphysique , intitulé : Ketdb-el-Chéfd, et qu’il composa la premiére partie de ses Canons, qui pendant prés de six siécles ont été suivis exclusivement en Europe dans toutes les écoles. Il se démit de ses fonctions de vizir 4 la mort de Chams-Eddaulah ; mais un des ministres du successeur de ce prince, le soupgonnant d’entretenir des intelligences avec Ala-Eddaulah, sultan d’Ispahan, fit enfermer Avicenne dans un chateau fort. Celui-ci n’en sortit que lorsque le sultan eut vaincu le successeur de Chams-Eddaulah. Le vaingueur le combla de bienfaits , et lui conféra la méme dignité dont Yayaient déja honoré plusieurs princes. Ses travaux scientifiques, les soins qu'il était obligé de donner a la politique, et quelques excés commis atable et dans Je commerce des femmes, avaient commencé & porter une atteinte funeste A sa santé, lorsqu’un de ses esclaves, qui youlait s’emparer de ses richesses, lui porta le coup mortel en mélant une forte dose d’opium & la potion qu’il prenait pour calmer ses attaques d’épilepsie. 11 mourut bientot aprées, an 428 de Phégire (1037 de Jésus-Christ), 4 Hamadan , ou lon voit encore les ruines de son tombeau.
Doué d’une mémoire prodigieuse et d’une rare facilité, Avicenne fut sans contredit un des hommes les plus extraordinaires qu’ait produits l’Orient. Il a composé sur toutes sortes de sciences des ouvrages dont un seul semblerait avoir dd remplir la vie d’un homme laborieux, Outre son traité de