AMERIQUE
Evats-onts DE VAMERIQUE SEPTENTRIONALE, — Le systéme des banques se propagea de la Grande-Bretagne dans ses différentes colonies , et plus particuliérement dans celles de l’Amérique du Nord. Franklin oh aux banques de ce pays la justice de reconnaitre que dés leur origine ces établissements furent d’une grande utilité a lagriculture, au commerce et a la colonisation. Mais leur nombre et leurs forces étaient alors en rapport avec la population, et par conséquent peu considérables. Ce ne fut qu’en 1791 qu’on reconnut le hesoin d'une banque embrassant dans son cercle @action toute ’Union et fonctionnant A coté des banques locales. On créa en conséquence la Banque des Etats-Unis, au capital de 10 millions de dollars, dont un cinquidéme fut souscrit par |’Etat, La banque s’occupait d’escomptes , d’a-
BANQUE
vances sur consignations, d’émissions de billets, et recevait des dépdts. Jusqu’en 1810 ses dividendes annuels variérent entre 7 5/; et 10 pour 100. En 1811 le nombre total de toutes les banques locales existant aux Etats-Unis s’élevait a 88, dont on ne comptait pas moins de 55 dans les seuls Etats de Maine, New-Hampshire, Massachusetts, Rhode-Island , Connecticut et New-York, bien qu’ils ne formassent que le tiers de la population totale de ’Union. Jusque dans ces derniers temps elles ont continué a faire les mémes opérations que la banque nationale. En 1811 celle-ci youlut réviser ses statuts; mais on lui en refusa lautorisation. Par suite de la guerre avec |’Angleterre, toutes les banques durent en 1812 suspendre le remboursement en numéraire de leurs billets; mesure qui obtint d’ailleurs la sanction de la législature ; jusqu’a cette époque elles n’avaient escompté que des traites et effets ayant moins de soixante-cinq jours d’échéance ; depuis lors, elles ont admis 4 l’escompte des effets payables a quatre et méme a six mois, systéme auquel on doit attribuer en grande partie les nombreuses catastrophes commerciales qu’ont subies les Etats-Unis. L’engagement pris de recommencer le remboursement des billets aprés la cessation des hostilités avec l’Angleterre ne fut point tenu en 1815; tout au contraire, au lieu de restreindre les affaires et de diminuer de la sorte la masse de papier en cir- culation, an en émit une telle quantité qu’il en résulta pendant plusieurs années les plus graves perturbations pour le commerce et la colonisation.
On fonda ensuite en 1816 une nouvelle Bangue des Etats-Unis, avec un privilége expirant au 30 mars 1836. On émit 4 cet effet 35,000 actions a 100 dollars chaque, dont la cinquiéme partie fut souscrite par le gouvernement lui-méme. On devait y verser 7 millions en numéraire et 28 millions en effets publics ; mais en réalité elle n’encaissa que 2 millions en numéraire, 21 millions en effets publics et 12 millions de ses propres actions en garantie, Le gouvernement ne versa rien du tout, et ne laissa pas pourtant que de se faire créditer sur les livres de la banque de l’intérét & 6 pour 100 d’un versement qu’il n’effectua jamais. Le siége principal de la Banque était 4 Philadelphie, et ses vingt-cing succursales se trouvaient réparties entre les villes les plus considérables de Union. Son cercle d’activité fut exactement le méme que celui de la banque qu’elle avait remplacée. Elle ne pouvait point acheter d’effets publics, ni posséder d’autres propriétés fonciéres que celles que lui adjugeraient les tribunaux pour non-remboursement de préts hypothécaires. La circulation de ses effets varia pendant plusieurs années entre 10 et 20 millions de dollars; mais au mois d’octobre 1835 elle s’élevait & 25 millions de dollars. Ses billets étaient généralement de 5 et de 10 dollars, avaient cours dans toutes les parties de l'Union et étaient méme recus comme argent dans les caisses publiques. En 1817 ses actions avaient atteint le cours de 156. Elle préta alors une somme extrémement considérable, en prenant en garantie de ses propres actions, non pas au pair, mais au cours de 150. Les emprunteurs firent faillite; les actions de la banque subirent une forte dépréciation, et il en résulta pour elle une perte énorme. En 1819 un grand nombre de banques locales tombérent en déconfiture, notamment dans les contrées agricoles du sud et de louest, et leurs faillites amenérent des désastres sans nombre, De 1824 & 1829, plusieurs des Etats composant l'Union américaine prirent des mesures pour prévenir a l'avenir le retour de semblables catastrophes. Mais ou elles furent insuflisantes, ou on les observa mal, parce que le pouvoir exécutif n’avait pas A sa disposition les moyens coéreitifs qui lui eussent 6t6 nécessaires, En 1830 la banque des Etats- Unis avait 23 succursales et deux agences, avec une cir culation de billets de 13,347,657 dollars. Les dividendes annuels A cette époque étaient réguliérement de 7 pour 100. On complait en outre cette méme année-ld, dans toute
BANQUE
PUnion, 330 banques locales, possédant ensemble un capital de 110,101,898 dollars. Mais on peut admettre quvil avait été procédé a la réalisation de ce capital avec autant de légéreté qu’a la réalisation du capital de la Banque des Etats-Unis ; les étrangers, Anglais pour la plupart, possédaient un quart des actions de la Banque des Etats-Unis, dont le mouvement d’affaires alla jusqu’a 255,175,477 dollars par an. En 1833 les billets émis par la seule barque de ’Etat de New-York montérent a 12 millions de dollars , tandis que son encaisse en numéraire n’était que de 2 millions. Au 1° janvier 1834, 405 banques locales , pour une circulation de 65 millions de dollars en billets, mavaient un encaisse métallique que de 14,250,000 dollars. I] existait en outre 101 banques locales dont la situation n’était qu’approximativement connue. On évaluait leur circulation & 12,500,000 dollars, et leur encaisse en numéraire seulement A 2,800,000 dollars. Les Etats situés au nord du Potomak avaient ensemble 414 banques locales, et ceux du sud et de l’ouest 88, les unes et les autres avec un capital @environ 160 millions de dollars. La Banque des Ftats- Unis, au contraire, avait émis pour 10,300,000 dollars de billets, et possédait un encaisse métallique de 13,865,000 dollars. Au 1°" janvier 1835 il existait dans toute PUnion 557 banques locales avec 121 succursales, un capital de 196,250,337 dollars, une circulation de billets montant a 86,352,698 dollars et un encaisse métallique de 13,865,000 dollars. Avec ses 25 succursales , la Banque des Etats-Unis avait 17,359,797 dollars de billets en circulation, et 15,708,369 dollars espéces en caisse. Pendant cette méme année 1835 le nombre des banques ne fit encore que s’accroitre.
Peu de temps aprés son entrée en fonctions le président Jackson comprit le mécanisme tout artificiel 4 l'aide duquel fonctionnaient les banques, et plus particuli¢érement la Banque des Etats-Unis : aussi lui déclara-t-il une guerre ouverte, dans laquelle il fut appuyé par les démocrates , tandis que les whigs, représentant l’aristocratie d’argent, engagérent avec lui une lutte 4 mort. Jackson cependant l’emporta, et le privilége de la banque, quiexpirait en 1836, ne fut point renouvelé. Jusque alors la banque avait eu le dépot de tous les fonds appartenant a l’Etat, et avait été chargée du payement des pensions, des intéréts de la dette publique, etc. Dés 1834, a instigation de Jackson, elle eut ordre de liquider ses comptes avec le gouvernement ef de lui restituer ses fonds. La banque semblait 4 jamais ruinée; mais, lors des élections qui eurent lieu en 1835 dans la Pensylvanie, ses partisans l’emportérent, par suite des divisions qui éclatérent dans les rangs de leurs adversaires; et la
, banque demanda alors A la Iégislature particuliére de cet Etat un privilége comme banque locale de Pensylvanie, qui lui fut accordé par la chambre des représentants, et que le sénat n’osa pas lui refuser, parce que l’Etat de Pensylvanie était appelé a en recueillir de notables avantages. Le 18 février 1835 ce privilége fut sanctionné par le gouverneur de la Pensylvanie , et la banque fut en méme temps autorisée a opérer sur les effets publics. Elle remboursa alors au gouvernement central sa souscription au pair, établit des agences dans toutes les villes importantes de l'Union, et commenga ses opérations en 1836 comme bangue de Pensylvanie, transformée en apparence de banque nationale en banque locale, dans les assemblées d’actionnaires de laquelle des citoyens américains pouvaient seuls voter, soit en personne, soit par procuration. Pendant ce temps-la les banques locales avaient poussé leurs désordres jusqu’aux derniéres limites, et avaient tellement surexcitéla fiévre dela spéculation qu’en 1837 mille banqueroutes éclatérent sur fa seule place de New-York, et qu’au mois de mai de la méme année toutes les banques durent suspendre leurs payements. On ne discontinua pas pourtant pour cela d’abuser de la confiance publique; il s’établit, au contraire, constam-
ment de nouvelles banques, qui se précipitérent dans les mémes exeés de spéculation et éprouvérent les méimes vertives que celles déja existantes. U n’y avait pas moins de 700 banques locales a cette époque dans les Etats-Unis. Elles faisaient croire aux planteurs qu’elles possédaient la force et les moyens de maintenir les prix de leurs produits, parce que, pouvant seules en disposer, elles étaient en mesure de dicter des conditions aux consommateurs d’Europe. Mais limmense émission de billets qui en résulta ne pouvait que diminuer le prix des produits, qui subirent effectivement une dépréciation des 2/3 de leur valeur. Les banques les achetaient , recevaient en échange de bonnes valeurs, avec lesquelles elles rachetaient des planteurs, au cours de 65, les billets qu’elles leur avaient donnés au pair en payement de leurs produits. Ce fut surtout la banque de Pensylvanie qui dans l’été de 1838 se distingua par des opérations de ce genre. Elle réussit a faire hausser le prix des cotons a Liverpool, mais pour peu de temps seulement; et l’expérience vint bientOt donner une confirmation nouvelle a ce vieil axiome d’économie politique, qu’il n’y a pas au monde @institution de crédit qui soit assez forte pour pouvoir fixer le prix des marchandises. Les cotons baissérent de nouveau; et la Banque de Pensylvanie, de méme que toutes les autres banques locales, éprouvérent des embarras tels qu’en novembre 1839, peu de temps aprés avoir commencé
Yamortissement de leurs billets, toutes se virent forcées d’y renoncer, et qu’il se déclara une crise commerciale bien
autrement terrible que celle de 1837. Le crédit de la Banque de Pensylvanie souffrit énormément; ses actions allérent de plus en plus en perdant de leur valeur, et descendirent a la fin de 1840 4 47. A ce moment cependant les banques , y compris celle de Pensylvanie, recommencerent 4 amortir partiellement leurs billets. En 1841 on essaya de régulariser les affaires des banques au moyen d’une loi; mais le président Jackson refusa sa sanction aussi bien au premier qu’au second projet de loi présenté a cet effet; et a cet égard il eut complétement raison, attendu que ni !’un ni l’autre n’atfaquaient le mal dans ses racines. Alors la Banque de Pensylvanie, qu’on continuait généralement a appeler la Banque des Etats-Unis, suspendit formellement ses payements. Ses billets perdaient au commencement de l’année 1842 30 pour 100, et ses actions 95 3/4. Une foule de banques locales tombérent en déconfiture, et il en résulta une irritation extréme dans les villes ot elles avaient leur siége. Au mois d’avril beaucoup de banques recommencérent a rembourser leurs billets, et une loi ordonna que celles qui au 1¢* septembre n’auraient pas fait de méme seraient tenues de se mettre en liquidation. Le nombre des banques diminua de moitié.
La découverte de l’or en Californie donna une impulsion énergique aux banques des Etats-Unis : en dix années leur nombre doubla, et il était, en 1857, de 1,416, ayant un capital de 370,834,686 dollars, une circulation de 214,778,812 doll., et un peu plus de 58 millions d’espéces. Au milieu de cette année une crise désastreuse amena de nombreuses faillites, crise qui devait, selon le président Buchanan, se reproduire fatalement « tant que la circulation du papiermonnaie, les préts et les escomptes seraient confiés a la discrétion de banques non responsables, qui, par la nature méme de leur organisation, consulteraient toujours |’intérét de leurs actionnaires plutét que celui du public ». Cependant le nombre des banques ne cessa de s’accroitre, el en 1860 on en complait 1,562, avec un capital commun de 422 millions de dollars. Pendant la guerre civile, qui porta un Si rude coup au crédit des maisons financiéres du Sud, la
loi de 1863, révisée en 1864 et amendée en 1865, constitua
sous le titre de nationales les banques de l'Union. Ces
banques ne peuvent émettre de billets qu’a la condition
@avoir un capital déterminé par le chiffre de la population
des localités ou elles opérent. Un tiers de ce capital, com-
posé de valeurs de |’Etat fédéral, est confié au controleur
de la circulation (¢rior); celui-ci remet aux banques des billets jusqu’a concurrence d’une partie de la valeur de ce dépot et elles n’en obtiennent d’autres qu’au moyen d’un supplémentaire. Les titres publics sont évalués au cours, et non d’aprés la valeur nominale; lorsqu’ils sont en baisse, la banque doit cesser ses émissions, 4 moins qu’elle ne restitue une portion correspondante des billets qu’elle a recus. Les banques nationales conservent les deux tiers de leur capital pour les opérations d’escompte. Une loi de mars 1867 a décidé que sur les 300 millions de dollars, chiffre maximum de la circulation fiduciaire, une moitié serait partagée entre les Etals de l'Union, proportionnellement 4 leur population, et autre remise au ministre des finances qui en disposerait en faveur des banques parliculiéres dans le but d’accélérer leur transformation en banques nationales. Cette dernitre mesure a eu son plein effet en 1869.
AMERIQUE ANGLAISE DU NORD. — II existe un nombre assez considérable de banques dans les possessions britanniques, surtout au Canada, notamment la Banque de Québec et la Banque de Amérique anglaise du Nord. Leurs billets s’abaissent jusqu’d un dollar. Elles doivent toujours avoir en caisse la valeur métallique représentant au moins le tiers de leurs émissions, et sont tennes de remettre chaque année leur bilan de situation a la législature.
Le Mexigue posséde aussi quelques banques, mais elles n’ont pas d’importance.
AMERIQUE DU sup. — La banque la plus importante de la Cotomaie est la Banque de Venezuela, a Caracas , fondée en 1841, au capilal de 2 millions et demi de pesos mecuquina, divisé en actions de 250 pesos. Elle est tout a la fois banque Wescompte, de ct de circulation, et fait en méme temps les recettes ainsi que les payements de I’Etat de Venezuela. I] existe en outre 4 Caracas une succursale de la Banque coloniale d’Angleterre.
En 1844, on fonda pour VEtat de Bourvie une banque dE tat, investie du monopole du quinquina, au capital @un million de piastres, divisé en actions de 200 piastres. L’Etat posséde en outre depuis 1846, 4 Potosi et 4 La Paz, des banques de mines, ot les mineurs doivent verser l’or et Vargent quils ont recueillis. Celles-ci les leur payent 4 un taux conyenu, et se chargent d’acquitter les droits dus a P’Etat.
Le 12 juillet 1865 une banque nationale, au capital de 5 millions de piastres, divisé en actions de 500 piastres, fut érigée 4 Santiago, capitale du Cart.
Le Brésit possédait autrefois une banque qui émettait des billets, mais qui fat supprimée. En 1838, on fonda a Rio-Janeiro une banque indépendante du gouvernement; réorganisée sous le titre de Banque générale du Brésil en 1853, elle a un capital de 90 millions de fr. C’est essenticllement une banque d’escompte , de virement et de circulation. Les billets qu’elle émet sont aujourd’hui sur cette place le principal mode de payement, mais ils ne laissent pas d’étre exposés a de grandes variations de cours. Elle a des succursales 4 Bahia, Fernambouc et Rio-Grande
La Guyane posséde deux banques : dans la partie anglaise, la Banque de la Guyane, qui a son siége 4 Georgetown, fondée en 1836, au capital de 300,000 livres sterl., divisé en actions de 50 livres sterl. : dans la partie hollandaise, ta Banque de Surinam, dont les billets perdent dans la colonie méme 25 pour 100 et plus encore.
Dans les InpEs occipeNTALeEs, on trouve les banques suivantes : 4 Cuba, la Banque de la Havane, fondée en 1847, au capital de 1,800,000 piastres, autorisée & émettre des billets pour le double de cette somme; & Saint-Thomas, une banque fondée en 1837, au capital d’un million de piastres, divisé en actions de 500 piastres , s’occupant d’escompte et de circulation, et ne pouvant pas émettre de billets au dela du double de son capital réalisé; a da Ja-
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maique , la Banque de la Jamaique, dont le siége est & Kingston , et qui émet des billets , ainsi qu’une succursale de la Banque d’Angleterre, émettant également des billets.
ASIE
INDE ANGLAISE. — Il y existe diverses banques importantes , faisant des opérations de banque de tout genre.
Ainsi on trouve 4 Catcurra ; 1° la Banque du Bengale, fondée en 1806, et possédant aujourd’hui un capital de 10,700,000 roupies, en actions de 4,000 ronpies; 2° la Banque commerciale de ’ Inde; sans compter une succursale de la Banque orientale de Londres et quelques banques indigenes; 4 Bompay : 1° la Banque de Bombay, fondée en 1839, au capital de 5,225,000 roupies, divisé en actions de 1,000 roupies ; 2° la Banque des Indes orientales, fondée en 1842; et en outre plusieurs succursales de tattoes étrangéres ; 4 Mapras, la Banque de Madras, et également plusieurs succursales de banques étrangéres; 4 AcrA, la Banque @ Agra, fondée en 1833, au capital de 6,750,000 roupies , divisé en actions de 500 roupies. Toutes ces banques ont des succursales sur différents points de l’Inde anglaise, A Sincapore existe une Banque dite de ? Union.
INDE HOLLANDAISE. — Lile de Java a sa banque & elle. Le siége de cette banque est a Batavia. Fondée en 1829, au capital de 2 millions de florins, divisé en actions, dont la Société hollandaise de commerce, siégeant 4 Amsterdam, souscrivit une forte partie, elle a établi des succursales 4 Samarang et 4 Surabaya. C’est surtout une banque descompte et de circulation. Le maximum de sa circulation est de temps a autre déterminé par le gouverneur général de Java, parce que le gouvernement accorde a cette banque sa protection toute particuliére. Elle a éprouvé de grands désastres, et s’est déja trouvée a plusieurs reprises dans la nécessité de suspendre ses payements pendant plus ou moins de temps. D’aprés une ordonnance rendue en 1846 par le gouverneur général de Java, il ne doit plus y avoir de répartitions aux actionnaires tant que la banque n’aura pas complétement récupéré son capital primitif. Au mois de mars 1846 cette institution de crédit avait émis environ 7 millions et demi de florins en billets; mais la presque totalité de ces valeurs étaient recues par les caisses publiques a Java et 8 Madura. Le 22 janvier 1849 ses actions a la bourse de Batavia étaient cotées a 94.
INDE ESPAGNOLE. — Une banque par actions y a été fondée par ordonnance royale en 1829, sur le modéle de la banque anglaise des Joint-Stocks.
CHINE, — Dés le neuvidme siécle de notre ére la Chine avait des banques de dépdét et de circulation; mais elles n’y existent plus depuis plusieurs siécles. A partir de la conquéte de ce pays par les Mandchoux, en 1644, toute émission ultérieure de papier-monnaie y fut interdite en méme temps qu’on démoneétisait l’ancien.
AUSTRALIE
Chaque colonie anglaise, en Australie, a sa banque 4 elle, et on y trouve en outre bon nombre de sociétés commerciales établies par actions, s’occupant d’affaires de banque. En fait de banques independantes, nous citerons ; a la NovveELLE-GALLES pu Sup, 1° la Banque de la Nouvelle- Galles du Sud, fondée en 1817, au capital d’environ 200,000 livres sterling; 2° la Banque d’Australie, fondée en 1826, au capital d’environ 225,000 livres sterling ; 3° la Banque de commerce de Sidney, fondée en 1834, au Capital de 300,000 livres sterling; 4° la Banque de Sidney, fondée en 1842, au capital de 150,000 livres sterling; 5° la Banque de Melbourne, avec un capital de plus de 50,000 livres sterling. Cette dernitre a son siege a Melbourne, toutes les autres a Sidney. Jusqu’a il y a environ une douzaine d’années ces différentes banques avaient fonc-