BAUDOUIN — BAUDRUCHE
usurpateur de la Flandre, mit le Hainaut sous la meuvance ou suzeraineté de l’éy éque de Liége, a condition qu’il le défendrait. En 1096 il se croisa pour la Terre Sainte, ce qui lui valut le surnom de Jérusalem. Tombé dans une embuscade dressée par les Tures, pres de Nicée, on ne sut jamais ce qu'il était devenu.
BAUDOUIN III, son fils ainé, régna de 1099 d 1120. II fit revivre les prétentions de ses ancétres sur le comté de Flandre; mais il fut battu par Charles le Bon, prince danois, devenu maitre de la Flandre. -
BAUDOUIN IV, dit Je Bdtissewr, succéda en bas age a son pére, sous la tutelle d’Yolande de Gueldre, sa mére. Il réclama aussi la Flandre; malheureusement Louis le Gros avait pris avec Guillaume ‘Cliton de Normandie des engagements qui prévalurent sur les droits de Baudouin. En 1163 Henri I*', son beau-frére, comte de Namur, de Luxembourg , de la Roche et de Durbai, n’ayant point d’enfants de Laure, sa femme, lui fit donation de ses Etats, comme a son plus proche héritier. Il avait acheté la ville de Valenciennes, en 1160, de son frére utérin Godefroid. Il mourut en 1171.
Comtes de Hainaut et de Flandre.
BAUDOUIN Y et VIII, dit Ze Courageux , rétablit Yordre dans le Hainaut. Le comté de Flandre lui revint, en 1191, par la mort du comte Philippe d’Alsace , dont il avait épousé la sceur, et qui ne laissait point de posténté. Il eut aussi le comté de Namur, dans lequel lui succéda son fils, Philippe II, dit Ze Noble.
BAUDOUIN Vliet IX, dit de Constantinople, né au mois de juillet 1171, commenga a régner en 1195 dans les comtés de Flandre et de Hainaut. L’an 1200, le 28 juillet, il publia, dans une grande assemblée de ses vassaux , des lois qui ont été pendant longtemps le fondement de Ia legislation de ce dernier pays. Etant parti, l’'an 1202, pour la croisade, il devint empereur de Constantinople, et finit ses jours an 1205 ou 1206. Les uns croient qu’il fut tué ou qu’il périt des suites de ses blessures a la bataille d’Andrinople; d’autres, qu’il fut fait prisonnier et mourut dans les fers, aprés avoir , comme un autre Joseph , repoussé les avances de la femme du roi bulgare Joannice. Une troisiéme opinion le raméne en Flandre. Elle ne se refuse pas 4 admettre que le personnage connu sous lenom de Faux Baudouin ait bien pu étre ’empereur lui-méme, et que la comtesse J eanne ait été sciemment parricide.
Comtes de Namur.
Indépendamment de Baupourn IV et de Bavupouin V de Hainaut, on trouve parmi les comtes de Namur Baupouin DE CouRTENAT, qui devint souverain de ce pays en 1237, étant déja empereur de Constantinople. Marie, sa femme, qu’il avait envoyée en Europe pour soutenir 86s droits, se yoyant privée de toute ressource et ne pouvant résister a Jean d’Avesnes, comte de Hainaut, a qui le roi des Romains, Guillaume de Hollande, avait adjugé le comté de Namur, en 1248, faute d’hommage, attendu que le Namurrois relevait du Hainaut, prit le parti de vendre cette souveraineté 4 Gui de Dampierre, comte de Flandre. La yente ne fut néanmoins consommée qu’en 1263, et l’empereur Baudouin la ratifia. Elle eut lieu moyennant une somme de 20,000 livres. De REIFFENBERG.
Empereurs de Constantinople.
BAUDOUIN I*", premier empereur de Constantinople, est le méme que Baudouin VI, comte de Hainaut, et IX comme comte de Flandre, dont nous avons parlé plus haut.
BAUDOUIN I, dernier empercur latin de Constantinople ( 1228-1261), était fils de Pierre de Courtenai, et n’avait que onze ans quand il monta sur le trone. Le gouvernement fut confié , pendant sa minorité, 4 Jean de Brienne. Pressé par deux puissanis ennemis, Asan, roi des Bulgares, et
DiCT. DE LA CONY. — T. I,
J. Ducas Vatace, empereur grec de Nicée, ce prince faible, au lieu de résister par lui-méme, vint plusieurs fois en Europe réclamer des secours, mais sans succes. En 1261 Michel Paléologue s’empara de Constantinople, et Baudouin se retira en Italie, ob il mourut en 1273, 4gé de cinquantesix ans.
Rois de Jérusalem.
BAUDOUIN I*, roi de Jérusalem (1100-1118), était frére de Godefroy de Bouillon et fils d’Eustache , comte de Boulogne. Il avait pris la croix en 1095, et s’était emparé, pour son propre compte , de la principauté d’Edesse (1097). Pendant son régne il ne cessa de guerroyer contre les Sarrasins, et s’empara de Tripoli, Ptolémais, Sidon, Béryte, etc.
BAUDOUIN IT, cousin du précédent , lui succéda d’abord dans sa principauté d’Edesse, puis sur le trone de Jérusalem (1118-1131). Aprés avoir remporté quelques succés sur les Tures, il tomba entre leurs mains, et ne fut délivré que plusieurs années aprés par Josselin de Courtenai , comte d’Edesse. [1 eut pour successeur Foulques, comte d’ Anj jou, son gendre.
BAUDOUIN IIT, fils de Foulques, régna de 1142 & 1169, perdit Edesse et sollicita une nouvelle croisade, qui fut dirigée par Louis VII et Conrad II, mais qui n’eut aucun résultat. Amaury lui succéda.
BAUDOUIN IV, fils et successeur d’Amaury (1174 1185), était mineur a la mort de son pére. Accablé @infir mités et affligé de la lépre, il fut battu par Saladin. Incapable de gouverner, il remit les rénes de Etat, d’abord a Guy de Lusignan, son beau-frére; puis & Raymond Iif, comte de Tripoli.
BAUDOUIN VY, neveu de Baudouin IV, fut désigné par ce prince pour lui succéder, quoiqu’il fit en bas age. 1 ne régna que de nom, en 1185, et mourut au bout de sept mois. Unanaprés Jérusalem tombait au pouvoirde Saladin.
BAUDRIER, bande de cuir ou d’étoffe, large de quatre acing doigts, que l’on passe sur l’épaule droite, et qui descend au cété gauche; ilest composé de la bande et de deux pendants, au travers desquels on passe le sabre ou 1’épée.
Il est question dans Virgile du baudrier qu’Euryale enleva 2 Rhamnés pendant son sommeil, et qui était orné de clous dorés, ainsi que du riche baudrier de Pallas, fils d’Evandre, qui, reconnu par Enée sur I’épaule de Turnus, causa la mort de ce dernier. Dans beaucoup de bas-reliefs antiques et sur les colonnes Trajane et Antonine, les soldats portent leur épée attachée au ceinturon, tandis que les chefs seuls ont un baudrier.
Ce que l’on appelait autrefois baudrier, dit Le Duchat, dans ses notes sur Rabelais , était proprement une ceinture de cuir doublée dun autre cuir, laquelle servait 4 mettre de l’argent et & pendre aussi répée, lorsqu’on avait droit d’en porter une. On voit que c’était une marque de noblesse et de commandement.
« Les empereurs, dit Fauchet, dans son Origine des Chevaliers, donnérent & ceux quils youloient honorer de la compagnie de eur suite une courroie, pour marque de leur dignité ou grade, appelée cingulum militare, c’est-a-dire ceinture militaire, que les officiers portoient, autant ceux gui servoient au palais et suite de l’empereur que les capitaiues et soldats de gions servant aux armées et garnisous. Cette courroie s’appeloit balieus, et de nos Francois baudrier, pour ce que yolontiers elle estoit de cuir sec (que nous appelons ainsi), auquel pendoit Vespée de ceux qui avoient droit de la porter; et ce baudrier estoit quelquefois changé en escharpe, principalement quand cestoit en guerre. »
BAUDRUCHE,, pellicule ou membrane péritonéale que Pon enléve du cecum du boeuf ou du mouton. La baudruche s’appelle aussi peau divine, parce qu’en l’appliquant sur une coupure aprés |’ayoir mouillée , elle eas le
sang, et active la guérison de la plaie, comme le taffetas d’Angleterre. Les batteurs d’or font usage de cette membrane pour la dernitre opération du battage; ils la recoivent toute préparée des boyaudiers. La baudruche sert aussi a la confection des aérostats,
BAUER (Bruno), théologien allemand, né le 6 septembre 1809, 4 Eisenberg (Saxe-Allembourg), est fils dun peintre sur porcelaine. Il étudia la théologie 4 Berlin et y fut recu doctear en 1834. Depuis cette époque il se dévoua a ce qu’on appelle en Allemagne la critique scientifique de VEcriture, c’est-a-dire une critique fondée sur cette opinion que la Bible étant d’origine naturelle doit étre soumise aux mémes procédés philosophiques que toute autre production humaine. Nommé professeur adjoint 4 Bonn en 1839, il vit suspendre son cours en 1842; il revint alors a Berlin, ot il n’a cessé de résider. Bauer a passé par toutes les phases du rationalisme. Convaincu d’abord que la religion chrétienne pouvait en substance ¢tre dégagée des difficultés d'un systéme erroné d’interprétation, il exposa ce sentiment dans ses premiers ouvrages (Critique de la Vie de Jésus de Strauss, 1835; Journal de théologie spéculative, 1836-1838; Hxposé critique de la religion de V Ancien Testament, 1838). Il alla plus loin, et laissa voir bient6t qu’il déniait méme a PEcriture jusqu’a l’apparence d’autorité qu’il lui avait reconnue : telle est la théorie exprimée dans le Docteur Hengstenberg (1839) et l’ Eglise évangélique de Prusse et la science (1840). Dépassant Strauss en hardiesse, Bauer prétendit prouver (Critique des Evangiles, 1840-41 , 3 vol.) que ce qu’on appelle faits de VEvangile v’avait aucune réalité historique et que les évangiles eux-mémes n’étaient que de purs romans. Ces ouvrages attirérent a leur auteur des persécutions a la suite desquelles il rompit avec ’Eglise. Son Christianisme dévoilé (Zurich, 1843), ot il résumait sa thése favorite, a savoir qu’une religion dogmatique était lantipode de la conscience humaine, fut saisi avant méme de paraitre. L’ Histoire des Evangiles, V Histoire des apétres et la Crilique des épttres de saint Paul, ouvrages qui parurent en 1850 et 1851, peuvent étre regardés comme le complément de ses théories.
Délaissant alors la théologie, Bauer se tourna vers la littérature et la philosophie de Vhistoire, et dans cette derniére phase de son talent il n’a pas montré moins d’activité ni d’indépendance. Nous citerons de lui: Histoire du diz-huitiéme siécle (1843-45, 4 vol.), Histoire de VAllemagne (1846, 2 vol.), qui s’étend de 1789 A 1815; Histoire de la Révolution francaise ('847, 3 vol.), Histoire des agitations politiques de l’ Allemagne (1847, 3 vol.), De la Dictature occidentale (1855). Bauer est un écrivain énergique et original, d’une ironie pénétrante, d’une science incontestable; ses compatriotes l’ont surnommé le Vol/aire de V Allemagne. P. Loutsy.
BAUFFREMONT (Famille pe). Cette maison, originaire de la haute Lorraine, tire son nom d’un village des Vosges. Elle avait dés le treiziéme siécle la plupart de ses possessions féodales dans les deux Bourgognes. L’empereur Francois [et conféra, le 8 juin 1757, le titre de prince du Saint-Empire 4 Louis, marquis de Bauffremont, maréchal de camp, mort en 1769.
Alexandre-Emmanuel-Louis pe BArerrEemont, petit-fils du précédent et fils de Joseph de Bauffremont, vice-amiral de France, naquit 4 Paris en 1773. Il se rendit en 1791 a Coblentz, fit la campagne de l’armée des princes, passa au
service d’Espagne, et revint en 1795 dans sa patrie, Napo- |
léon, qui déja Vavait fait comte, le nomma président da collége électoral de la Haute-Sadne. C'est de Louis XVIII quil recut le 17 aodt 1815 la pairie et le titre de due, Tl mourut en 1833, laissant deux fils.
L’ainé, Alphonse-Charles-Jean, duc pe Baurrnemonr, né le & février 1792, était aide de camp de Murat, et se
BAUDRUCHE — BAUHIN
distingua a la bataille de la Moskowa, dans la désastreuse campagne de Saxe et 4 Dresde. En octobre 1814 il escortait le comte d’Artois comme commandant de la garde @honneur de Vesoul. En 1815 il fut rappelé par Murat, puis envoyé en France, pris au retour, et gardé neuf jours 4 Turin. Il servit ensuite en Russie, et depuis longtemps il vivail dans la retraite lorsque Napoléon III le nomma sénateur (1853). Il est mort en 1860.
Son frére puiné, Théodore-Démétrius, ancien aide de camp et gentilhomme d’honneur du due de Berry, né le 22 décembre 1793, mort le 22 janvier 1853, ajoutait au titre de prince de Bauflremont celui de prince de Courtenai, qu'il prenait de sa trisaieule paternelle, Héléne de Courtenai, issue de la maison de France par un fils de Louis le Gros.
BAUHIN, famille dont plusieurs membres se sont distingués dans la botanique ét la médecine.
BAUHIN (Jean), fils ainé d’un médecin, naquit en 1541 a Bale. Son pére, Jean Bavutn, né en 1511 4 Amiens, s’6tait converti au protestantisme; il fut médecin de Marguerite de Navarre. Les persécutions religieuses le forcerent a se réfugier 4 Bale, ot il mourut en 1582. Quant au sujet de notre article, étudia les éléments de la médecine sous son pére, et alla en 1560 suivre les cours de Vuniversité de Tubingue, ot le célébre Fuchs enseignait alors la botanique. Il se rendit ensuite a Zurich, ou il se lia avec Conrad Gesner, puis 4 Padoue et a Bologne. Aprés avoir habité Genéve, il revint 4 Bale, ot, en 1566, il obtint la chaire de rhétorique, tout en continuant se livrer a l’exercice de la médecine. Sa réputation toujours croissante le fit appeler, en 1570, 4 Montbéliard, par le duc Ulrich de Wurtemberg-Montbéliard, qui se l’attacha en qualilé de médecin particulier. Ce prince aimait passionnément la botanique, et ses jardins présentaient la plus riche collection de plantes nouvelles alors en Europe. Pendant les quarante-trois ans que Jean Bauhin passa 4 Montbéliard, il put done continuer de se livrer fructueusement a son étude favorite. Le nombre des ouvrages qu’il a publiés sur la botanique est considérable; mais ce ne sont le plus souvent que des compilations. Dans le nombre on remarque surtout : De Plantis absinthii nomen habentibus (Monibéliard, (1593); et Traité des animauls aians aisles qui nuisent par leurs pigeures et morsures, avec les remédes, etc. Montbéliard, 1595). L’auteur s’y éléve contre le préjugé qui faisait regarder comme venimeux certains papillons diurnes. Deux ouvrages, toutefois, publiés plus de quarante ans aprés sa mort, l’ont placé au premier rang des botanistes du seizidme siécle et ont immortalisé son nom. L’un a pour lilre : Historie Plantarum generalis nove et absolute prodromus (Yverdun, 1619); il fut publié par les soins de J.-H. Cherler, médecin 4 Bale, qui avait épousé la fille unique de Jean Bauhin, L’autre, beaucoup plus considérable, est intitulé : Historia universalis Plantarum nova et absolutissima, cum consensu et dissensu circa eos (Yverdun, 3 vol. in-fol., 1650-1651). Il fut publié par Grafenried, patrice de Berne, et Chabrée, médecin d’Yverdun, qui y ont ajouté leurs propres observations. Cet ouvrage, vaste compilation des travaux de Fuchs, de Dalechamps, de Lobel, de I’Ecluse, etc., renferme tout ce qui a été écrit sur les plantes depuis Pantiquité jusqu’au dix-septiime siécle. On y trouve la description d’environ 5,000 plantes, avec 3,577 figures. Les frais de publication s’élevérent a pres de 100,000 fr., et furent avancés par Grafenried. Jean
| Bauhin mourut A Montbéliard , en 1613.
BAUHIN (Gasparp), célebre anatomiste et botaniste, frére puiné du précédent, né a Bale, en 1560, mourut dans la méme ville, en 1624. D’une constitution débile, il fut d’abord desting & Pétat ecclésiastique, mais une vocation plus puissante l’entratna vers l'étude de la médecine et des sciences naturelles. Il fit ses études A Bale, puis se perfectionna & Padoue, od i} suivit les cours de Fabrice d’Aqua-
BAUHIN — BAUME
pendente, de Mercuriali, de Capivacci et de Guilandini. Un savant et riche Hollandais, qui avait été son parrain, lui ayant legué sa bibliothéque, il apprécia toute Vimportance de ce legs, et sut en tirer bon parti pour son instruction. Aprés un voyage scientifique de deux ans en Italie,
revint a Bale que rappelé par la nonvelle de l'état alarmant de la santé de son pére (1580 ). L’année suivante, il fut regu docteur et autorisé a faire des cours particuliers de botanique et d’anatomie, sciences pour lesquelles on créa en sa fayeur une chaire spéciale & Puniversité de Bale, en 1588. En 1596 il fut nommé médecin du duc Frédéric de Wurteinberg; et dix-huit ans aprés on le retrouve a Bale, cumulant, depuis la mort de Félix Plater, la chaire de médecine pratique avec les fonctions de médecin inspecteur. Sa réputation fut encore plus grande que celle de son frére, et ce ne fut qne justice; car Gaspard Bauhin le premier essaya (@introduire de Vordre dans le chaos de la synonymie et de la nomenclature jusque alors suivies en botanique et en anatomie. Il désigna les plantes par quelques phrases courtes, significatives, et créa ainsi la plupart des noms génériques qui furent plus tard adoptés par Linné,; etassurément ce n’est pas la une gloire médiocre. De méme, enanatomie, la plupart des noms qu’il imposa aux muscles d’aprés leurs figures, leurs attaches ct leurs usages, furent conservés jusqu’a Chaussier. Nous pourrions remplir prés d’une page de ce Dictionnaire de la simple indication des ouvrages qu’on a de Gaspard Bauhin. Nous nous hornerons a citer dans le nombre : Phytopinax, sev enumeratio plantarum ab herbariis nostro seculo descriptarum cum earum differentiis (Bale, 1596). Cet ouvrage remarquable contient la description succincte de 2,700 espéces, avec Jenrs variétés; il commence par les sraminées et finit par les papilionacées. On y trouve la premiére mention exacte, détaillee, de la pomme de terre, que Gaspard Bauhin, avec une sagacité peu commune, rangea dans la famille des solanées, en Jui donnant le nom scientifiquede solanwm tuberosum, qu'elle conserve encore de nos jours. I] nous apprenden méme temps que la pomme de terre é'ait alors cultivée comme une curiosité dans les jardins d'un petit nombre d’amateurs. Pinax Theatri Botanici, sive index Theophrasti, Dioscoridis, Plinii, qui a sxculo scripserunt opera, plantarum circiter sex millium ab ipsis exhibitarum nomina, etc. (Bale, 1596). Cet ouvrage, réimprimé nombre de fois resta jusqu’a Tournefort et 4 Linné l’évangile des botanistes. On y trouve les preroiers indices de la classification naturelle inaugurée cent cinquante ans plus tard. Preludia anatomica (1601); De Ossium Natura (1604); Catalogus Plantarum circa Basileam nascentium, etc. ( 1622); cette flore des environs de Bale a en quelque sorte servi de modéle aux nombreux ouyrages analogues qu’on a publiés depuis. Dialogus de Morbo Gallico (1674); ouvrage posthume, publié par les soins de son fils.
BAUHINIA, genre de plantes de la famille des césalpinées , et qui est originaire des climats chauds. Beaucoup d’entre elles sont des lianes qui s’enlacent aux arbres dans les foréts du tropique; mais quelques-unes sont des arbrisseaux gommeux aux fleurs grandes et éclatantes, fels que le Bauhinia porrecta de la Jamaique et les especes dites racemosa, scandens, retusa et variegata, qu'on voit dans l’Inde. Livingstone a rencontré en Afrique un bauhinia appelé Mopané et remarquable par le peu d’ ombre que donne son feuillage.
BAUMANN (Nicotas), professeur @histoire a Rostock, secrétaire d’Etat du duché de Juliers, mort en 1526, passe pour le véritable auteur du Roman du Renard, qu’on altribue généralement a Henri d’Alkmaer.
BAUMANN (Grotte de). C’est une cayerne naturelle
| du Harz, située sur la rive gauche de la Bode, dans la prin
cipauté de Blankenbourg , dépendance du duché de Brunswick, non loin du bourg de Rubeland. Elle se compose de
Six grottes principales et de plusieurs autres , de moindre étendue, occupant en tout une superficie de 220 métres et il partit en 1579 pour Montpellier, ou il étudia pendant une — année, De la il se rendit a Paris, puis en Allemagne, et ne |