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venir. En général, les corps les plus lourds sont placés dans les parties inférieures du batiment; les objets fragiles sont dispersés dans les endroits les plus sdrs; les marchan- Aises qui ont besoin dair pour que l’échauffement de la cale wen compromette ni les couleurs ni le godt sont placées en dernier lieu. Dans plusieurs ports il y a des arrimeurs
jurés; et lorsqu’un coup de vent ou autre fortune de mer |
occasionne des avaries dans les chargements fails dans ces ports, les capitaines sont tenus de justifier aux assureurs que leur vaisseau avait été arrimé par un juré.
ARRIVABENE (Jean, comte), économiste italien , néa Mantoue le 24 juin 1787, émigra en 1822, aprés un séjour de sept mois dans les prisons de Venise. Deux ans plus tard il fut condamné A mort par contumace, et en 1853 le gouvernement autrichien trouva encore bon de confisquer ses biens. Fixé en Belgique, il y a publié différents ouvrages d’économie politique. Z.
ARROBE. En Espagne et dans les anciennes colonies espagnoles de Amérique, l’arrobe avec laquelle se mesurent les vins el eaux-de-vie, le miel, etc. (cantaro de Castille ou arroba mayor ), équivaut a pres de 16 litres (15,98), tandis que Varroba menor, servant aux huiles, méquivant qu’a 12,3 litres. L’arrobe, depuis 1859, a élé remplacée par le litre. En Portugal, on emploie aussi une arrobe qui pése 14,69 kilogrammes. On se servait aussi autrefois de Varrobe dans le commerce de gros de quelques villes du nidide Ja France.
ARROCHE., C’est un genre de Ja famille des chénopodes ; sa principale espdce est l’arroche des jardins (atriplex horfensis), plante potagére connue sous le nom de belle-dame, bonne-dame, et follette.
La belle-dame, originaire de l’Asie, d’ou elle a été apportée trés-anciennement, est du nombre des plantes exotiques qui, bien qu’étrangéres a |’Europe, s’y sont multipliées tellement que si des documents certains ne constatlaient qwvelles y ont été apportées autrefois, elles seraient mentionnées en ce moment dans les Flores européennes comme indigénes 4 notre continent, tant elles se sont disséminées. Mais Ja belle-dame, retournée ainsi a |’état de nature, a |’état sauvage , dure, sans saveur, sans succulence, ne peut étre employée avec autant d’avantage, comme aliment, que la belle-dame cultivée, qui est tendre, douce , savoureuse et succulente. Les feuilles de la belle-dame cultivée, mélées 4 des plantes d’une saveur prononcée, telles que les nombreuses espéces de menthes, la roquette, les divers cressons , ’origan et la marjolaine , composent des salades dont on faisait autrefois un usage général en France, et qui sont encore recherchées par les autres peuples de l'Europe. Les feuilles de la belle-dame cultivée mélées a celles des mauves et de quelques chénopodes étaient servies autrefois sur la table comme on sert aujourd’hui Jes épinards. La culture de cette autre chénopodée n’a pas affaibli celle de la belle-dame, qui, lui ayant été adjointe, ainsi qu’a Poseille et A quelques autres hortolages, entre dans la composition de potages trés-communs. Les feuilles de belle-dame sont @un grand emploi pour faire, avec l’oseille et ’épinard , le mélange connu sous le nom d’herbes cuides. Elles entrent aussi dans la composition du bouillon aux herbes.
L’arroche des jardins a ceux variétés, lune a feuilles rouges ( afriplex horlensis rubra), qui a toutes les qualilés de Ja précédente, mais qui est moins employée, sans doute a cause de sa couleur; l’autre a feuilles trés-rouges (a/riplex hortensis ruberrima), encore moins recherchée comme plante alimentaire, mais qui est une plante superbe pour l’ornement des jardins, s’¢levant a huit pieds et ayant de grandes et larges feuilles d’un beau rouge.
Mentionnons encore l’arroche Aasiée etVarrochedu Bengale, \égumes du inidi de l'Europe et de I'Inde, dont l’introduction dans nos potagers serait facile ; l’arroche hastée a méme dans le midi des applications plus nombreuses en cui-