ARROSAGE
sine que notre belie-dame n’en a dans le nord de l'Europe,
Toutes ces arroches se mulliplient par leurs graines, qu’on seme, Varroche ordinaire, Varroche rouge et J’arroche trésrouge, en pleine terre; et l’arroche hastée, ainsi que l’arroche du Bengale, sur couches. G. TOLLAnp ainé.
ARRONDISSEMENT. En France chaque département est divisé en plusieurs arrondissemen(s, adminisirés chacun par un sous-préfet nommeé par le chef de I’ tat et exercant son autorité sous les ordres du préfet; les chefslieux d’arrondissement sont les siéges des sous-préfectures ; dans arrondissement ou se trouve le chef-lieu de départementil n’ya pas de sous-préfet. Chaque arrondissement communal est partagé 4 son tour en plusieurs justices de paix ou cantons, contenant un certain nombre de communes,
Il yaauprés du sous-préfet un conseil d’arrondissemen(, intermédiaire entre le conseil communal et le conseil général. La constitution de 1848 avait préféré des conseils cantonaux, qui n’ont jamais été organisés.
Il y a aussi un tribunal de premiére instance, une conservalion des hypothéques et un receveur particulier des finances par arrondissement communal. La France comptait, en 1870, 373 arrondissements; mais par le traité du {¢r mars
' 1871, elle a été obligée d’en céder 13 4 la Prusse. L’Al-
gérie a 13 arrondissements.
La France a aussi cing arrondissements maritimes, a la téte desquels sont des préfets maritimes ; leurs chefs-lieux sont : Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon.
Sous le rapport forestier la France se divise en trentequatre arrondissements, ayant a leur téte un conservateur, et dont voici les chefs-lieux : Paris, Rouen, Dijon, Nancy, Strasbourg, Colmar, Douai, Troyes , Epinal, Chalons-sur- Marne, Metz, Besangon, Lons-le-Saulnier, Grenoble, Alencon, Bar-le-Duc , Macon, Toulouse, Tours, Bourges, Moulins, Pau, Rennes, Niort , Carcassonne, Aix , Nimes, Aurillac , Bordeaux, Ajaccio, Chaumont, Vesoul, Chambéry et Nice.
Enfin, depuis Vannexion de la banlieue , Paris est divisé en vingt arrondissements, qui sont subdivisés chacun en quatre quartiers, et quiont chacun leur mairie ouleur municipalité respective. Un décret rendu par la Convention le {9 vendémiaire an LV avait divisé Paris en douze arrondisse= ments. Avant celte époque Paris avait subi différentes délimitations ou circonscriptions intérieures. En 1702 il avait été divisé par Louis X1V en ving? quartiers ; en 1789, lorsqu’il s’était agi de procéder a la nomination des électeurs aux états généraux, le bureau de la ville divisa Paris en soixante districts ou assemblées primaires. Le 25 juillet 1790 on admit une autre division pour cette ville, qui fut partagée en guarante-huit sections.
Par un décret du 17 aodt 1859, la France a été divisée en sept arrondissements militaires ; le 1°, dont le quartier g& néral est 4 Paris, comprend les 1° ef 2° divisions militaires ; le 2° (Lille), les 3° et 4° divisions; le 3° (Nancy ), les 5°, 6° et 7° divisions; le 4° (Lyon), les 8°, 9°, 10°, 17° et 20° divisions ; le 5° (Tours), les15°, 16°, 18°, 19° et 21° divisions ; le 6° (Toulouse), les 11°, 12°, 13° et 14° divisions ; le 7°(Alger). Z.
ARROSAGE, ARROSEMENT. Hatons-nous de dire que ces deux termes ne sont nullement synonymes: la premier désigne V’action de conduire eau d’un fleuve, d’une riviére ou d’un ruisseau surdes terres trop séches; l'autre est l’action d’arroser, e’est-a-dire d’humecter, de mouiller quelque chose en versant dessus de l'eau ou tout autre liquide. Ainsi, ’arrosage se rapporte aux irrigations, dont agriculture déploie les immenses ressources en Espagne, en Italie, dans le midi de la France, etc. L’arrosement est plus spécialement du domaine de Vhorticulture; il se pra tique avec des arrosoirs et des pompes. Un arrosoir est un vase propre a transpurter l’eau et a Ja répandre conyenablement sur les plantes en imitant la pluie qui tombe sur les tiges et les feuilles , ou les irrigations qui viennent mouilles
68 ARROSAGE — ARSACINES
Ja {terre autour des racines. La pomme de cet instrument } nature dans la famille des tubicoles, de l’ordre des acéphales
est ordinairement mobile et percée de trous dont le nombre et la finesse varient suivant le genre de culture auquel on veut employer; car la grosseur des trous doit étre proportionnée a la vigueur des plantes qu’on se propose d’arroser : souvent on a vu de jeunes semis de plantes délicates périr écras¢s par une pluie artificielle dont les gouttes affectaient un trop gros volume.
Comme il est utile d’&rroser de temps a autre la t¢te des arbustes, afin de laver leurs feuilles , on se sert pour cela @une pompe. Un tuyau adapteé a une conduite d'eau ou aun réservoir donne aussi le moyen d’arroser.
Quand les plantes et la terre ont besoin d’étre arrosées , les premiéres se fanent, la seconde se durcit, se resserre a Ja surface , ou se fend, ou se pulvérise. Du reste, pour déterminer la quantité d’eau qu’il faut donner aux plantes, il faut tenir compte de la température et de l’état hygrométrique de l’atmosphére. Pendant les grandes chaleurs, le jardinier doit attendre Je soir pour arroser : s'il répandait des gouttes d’eau sur les feuilles exposées au soleil, chaque goutte agirait comme une leutille dont le foyer bralerait le tissu délicat exposé 4 ses rayons concentrés.
On a demandé si les eaux pures sont les plus propres a la nutrition des végétaux , et si ’on ne pourrait pas les charger
de quelque autre aliment qu’elles puissent dissoudre et en-
trainer avec elles. Cette question semble résolue par les expériences de Théodore de Saussure, qui s’est assuré qu’aucun mélange n’était préférable a eau pluviale. Ce qui vient encore a l’appui de cette décision , c’est que l'on savait depuis longtemps que les eaux des grandes riviéres, et en général celles qui sont les plus propres a tous les usages domestiques, sont aussi les meilleures pour les arrosements.
La yoie publique est arrosée, dans les temps de sécheresse et de poussidre, au moyen de tonneaux pos¢s sur une charrette, ef dont l’eaus’échappe par une longue rangée de petits trous placés sur une méme direction horizontale. Ce moyen dassainir les grandes cités et de remédier aux incommodités qu’entraine une population agglomérée n’est pas trésancien , quoique rien ne paraisse plus simple que l’appareil qu'on y emploie : il ne remonte pas plus haut, a Paris, que le milieu du dix-huitiéme siécle. Ferry.
ARROSOIR. Voyes ArrosemMent.
En physique, l’arrosoir magique ou de commandement est un instrument qui sert & prouver la pesanteur de Yair, et qu’on appelle aussi fontaine de commandement.
ARROSOIR ou ASPERGILLE ( Zoologie), coquille trés-singuliére, d’un mollusque acéphale de la famille des tubicoles de Lamarck et des enfermés de G. Cuvier, appelée ainsi en raison de sa ressemblance avec l’instrument de jardinage de ce nom. On a trouvé que cette coquille ou plutot ce tube calcaire offrait en outre la forme d’un pinceau, ou de ce qu’on nomme en archéologie un phallus et en anatomie le pénis; de 1a les noms trés-divers qu’on lui a donnés : phallus testanus marinus (Lister), tuyau de Vénus (Rhumphius), solen phalloides (Klein), serpula penis (Linné ), penicillus (Lamarck ). Les arrosoirs étant jadis des objets d'histoire naturelle aussi rares que chers et recherchés par les collectionneurs, les marchands Jeur donnaient aussi le nom de brandon d’amour.
Les premiers conchyliologistes classaient l’arrosoir dans ce qu’on nommait les tuyaux de mer, Linné lavait placé parmi ses vers testacés ; et G. Cuvier, en raison desanalogies de Varrosoir avec les tubes des tirebelles, Vavait encore rangé parmi les annélides dans la premidre édition de son Regne Animal, parue en 1817. Mais depuis que Bruguidre eut apercu sur le tuyau de Varrosoir les rudiments dune coquille quwil crut & tort ¢tre univalve, et surtout depuis que Lamarck a constalté que la coqnille de Varrosoir est réellement bivalve, ce mollusque occupe dans toutes les classifications zoologiques le rang qui lui est assigné par la
lamellibranches.
G. Cuvier, revenu de l'erreur qu'il ayait d’abord commise, caractérise ainsi l’arrosoir : « Coquille formée @un long tube fermé au bout le plus large par un disque percé @un grand nombre de petits trous tubuleux ; les petits tubes de la rangée extérieure, plus longs, forment autour de ce disque comme une corolle. » Le motif pour les rapprocher des acéphales a tuyaux, c’est que l’on voit sur un endroit du cone une double saillie, qui ressemble réellement 4 deux valyes d’acéphales qui y seraient enchassées. Blainville a pu donner de larrosoir une description plus exacte en ces termes : « Coquille ovale, peu allongée, striée longitudinalement, équivalve, subéquilatérale, fortement bdillante dans tout son contour, ne pouvant recouvrir qu’une petite partie du dos de l’animal, sur lequel elle est sans doute appliquée, entitrement adhérente et plus ou moins confondue avec les parois d’un tube calcaire assez épais, conique, claviforme, ouvert 4 son extrémité ; amincie et terminée a lautre par un disque convexe, percé par un grand nombre de trous arrondis subtubuleux et par une vésicule ( petite fente ) au centre. »
On ne connait pas bien animal de l’arrosoir. Blainville dit que, quoiqwil soit assez difficile de s’en faire une idée, et surtout d’apprécier les organes qui sortent du disque et en forment les épines tubuleuses, on pourrait supposer que ce seraient les filaments d’une espéce de byssus ou du pied lui-méme qui servirait 4 attacher le mollusque aux corps sous-marins ; alors on pourrait admettre, ajoute-t-il , qwil se tient dans le sable attaché 4 un grand nombre de
ses grains, dans une situation plus ou moins verticale , la
petite extrémité de son tube en haut et la téte en bas. M. Deshayes a donné, dans son Traité élémentaire de Conchyliologie, une description anatomique de V’animal de l’arrosoir rapporté par Ruppel. Cette description, quoique encore incompléte, suffit cependant pour confirmer les rapports de animal de l’arrosoir avec les animaux du genre clavagelle et des autres genres de la famille des tubicoles de Lamarck et des enfermés de G. Cuvier. On s’est demandé comment un si petit animal pouvait sécréter une enveloppe caleaire si grosse relativement 4 lui. Nous reviendrons sur ce sujet au mot CoguiLLes,
Les espéces d’arrosoir établies jusqu'ici sont l’arrosoir de Java, Varrosoir & manchettes, Varrosoir de la Nouvelle-Zélande , Varrosoir agglutinant , Varrosoir de Léognan ; cette dernivre espéce est dite fossile. L. Laurent.
ARROW-ROOT. Crest une fécule extraite de la racine du maranta arundinacea, plante de lAmérique tropicale , appartenant a la famille des amomées. Cette fécule est d’un trés-beau blanc, L’analogie que l’arrow-root offre avec l’'amidon et la fécule de pommes de terre le fait mélanger quelquefois avec ces deux substances; mais quand on les examine isolément avec attention, on remarque dans leurs caractéres physiques quelques différences qui peuvent servir 4 faire connaitre ces mélanges. D’abord, Yarrow-root est moins blanc que les deux autres fécules ; ses grains sont beaucoup plus fins; et lorsqu’on les regarde a la loupe, ils paraissent nacrés et trés-brillants. On distingue deux sortes d’arrow-root ; la premidre, venant de l’Inde , est trés-légére , et possede une odeur que n’a pas la seconde, celle de la Jamaique, qui est beaucoup plus pesante. L’arrow-root est employé pour faire des potages, et peut remplacer le tapioka, le sagou, Jules GARNIER.
ARSACE ou ARSACES, nom qui a été porté parun grand nombre de rois des Parthes. Voyes Pantuts et ARSACIDES.
ARSACIDES , dynastie des rois parthes fondée par Arsacés I®* ou Archaz, et qui régna a Hécatompylos, a Ctésiphon, A Ecbatane, depuis Pan 256 avant J.-C, jusqu’a année 226 de notre ére. Le nom de cette dynastie lui vient de son fondateur, que les Parthes surnommérent Ar-