BELLEFOREST — BELLEGARDE
avaient suivi Catherine de Médicis en France, & se mettre si bien en cour que les faveurs plurent littéralement sur lui; et le duc d’Anjou, frére de Charles IX, le nomma colonel de son infanterie. C’est Henri II qui Ini conféra le titre de maréchal de Fance en récompense du service qu’il Jui avait rendu en lui procurant Valliance du due de Savoie, des princes d’Italie et de Venise. Envoyé plus tard dans le Dauphiné combaftre les religionnaires et surtout Montbrun, le plus redouté de leurs chefs, il fut peu heureux dans cette mission et se vit en outre desseryi a la cour, od bientdét il perdit tout crédit. Une mission qu’on lui confia pour la Pologne n’était évidemment qu’un exil déguisé. Bellegarde, au lieu de s’y rendre, se retira en Piémont et s’empara du marquisat de S aluces. Henri III essaya alors de l’apaiser, mais le maréchal fut inflexible; ce que voyant, Catherine de Médicis eut recours 4 un des moyens qui lui étaient familiers. Du moins on peut conclure du récit de Brantéme qu’elle le fit empoisonner.
BELLEGARDE ( Rocer pe), duc et pair, grand écuyer de France, fut comblé des faveurs de Henri IJT, Henri IV et Louis XII, et mourut en 1646, a l’Age de quatre-vingttrois ans, sans postérité. Sa liaison avec la belle Gabrielle d’Estrées, que Henri [V lui enleva, luia donné quelque célébrité.
BELLEGARDE (CraAups-Marir pe) entra en 1730 au service de l’électeur de Saxe, roi de Pologne, épousa en 1732 une fille naturelle du roi Auguste II, et mourut en 1755 ambassadeur a Paris.
BELLEGARDE (JeAN-FRANGOIS DE), son frére, entré comme lui au service de électeur, fut fait prisonnier en 1765 a V’affaire de Kesselsdorf, puis remplit les fonctions d’envoyé auprés de plusieurs cours, et mouruta Dresde, en 1769, ministre de cabinet.
BELLEGARDE (Henn, comte pk), feld-maréchal-général, ministre d’Etat et de conférences au service d’Autriche, né a Chambéry, en {753, entra d’abord au service de l’électeur de Saxe, et plus tard & celui de l’Autriche. En 1788 il faisait avec distinction la campagne de l’armée autrichienne contre les Turcs, et ‘tait promu en 1792 au grade de général major. Dans la premitre campagne contre la France, il remplit sur les bords du Rhin les fonctions de chef d’étatmajor général de l'armée de Wurmser, et fut créé en 1796 feld-maréchal-lieutenant. I] prit part ensuite, sous les ordres de V’archidue Charles, & la campagne de 1796, sur le Rhin, et accompagna l'année d’aprés ce prince en Frioul, ov il conclut armistice de Léoben. En 1797 il était envoyé au congrés de Rastadt avec des instructions particuliéres. Il fut appelé, en 1799, au commandement supérieur du corps d@armée chargé de maintenir les communications entre l’archiduc Charles et Souvaroff, et résista glorieusement & Lecourbe, le 20 mars, a l’affaire de Finstermuntz,
A Vissue de la campagne d’Italie de 1800, il fut appelé a faire partie du conseil aulique de guerre, qu'il présida, a partir de 1805, en Pabsence de l’archiduc Charles. Dans la campagne de 1805, le comte de Bellegarde commanda Paile droite de ’armée autrichienne a la bataille de Caldiero , et remplit les fonctions de gouverneur général des Etats vénitiens. L’année suivante il fut appelé aux mémes fonctions en Gallicie, et & celles de feld-maréchal. En 1808 ce fut lui qu’on choisit pour gouverneur de I’archiduc héritier du tréne. Pendant la campagne de 1809 il commanda en Bohéme le premier et le second corps, et se signala par sa bravoure aux batailles d’Aspern et de Wagram. Apras la conclusion de la paix de Vienne, il fut de nouvean nommé gouverneur de la Gallicie; fonctions qu'il remplit jusqu’en 1813, époque & laquelle il fut appelé encore une fois au conseil aulique de guerre. Mais dés|’automne de la méme année le commandement en chef des forces autrichiennes en Italie Jui était dévolu. Ul parvint jusqu’a Plaisance, ou, le 16 avril 1814, il conclut un armistice avec le prince Eugéne Beauharnais,
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