BELLIARD — BELLINI
& Mayence avec les glorieux debris de ’armée. Grandissant au milieu des dangers de la patrie, Belliard combattit en héros sur le sol envahi de la France. Tour a tour major général de Varmée et commandant en chef de la cavalerie, il disputa pied a pied le terrain aux alliés, et resta jusqu’au dernier moment fidéle 4 la France et a l’empereur : il ne quiita Fontainebleau qu’aprés le départ de Napoléon pour Vile d’Elbe.
La renommée de Belliard était trop éclatante pour que la Restauration ne crat pas devoir le rattacher a sa cause. Louis XVII le nomma pair de France, chevalier de Saint- Louis, et, aprés le débarquement de Vile d’Elbe, major général de Parmée que le duc de Berry devait opposer a Napoléon. Fidéle 4 ses nouveaux devoirs, Belliard accompagna la famille royale jusquw’a Beauvais, et ne rentra a Paris que sur lordre exprés de Louis XVIII. Affranchi de ses engagements, il accepta de Napoléon une mission auprés de Murat; mais quand il arriva a Naples, la ruine de ce prince était consommeée. Rentré a Paris, il prit le commandement de l'armée de la Moselle, et se battit, une fois encore, pour lindépendance de son pays. Aprés ta seconde abdication de Napoléon, il fut dépouillé de son titre de pair de France et jeté dans un cachot, ot il languit six mois, sans pouvoir obtenir des juges. Cependant, le 5 mars 1819, cet homme dont le sang avait coulé dans cent combats fut réintégré dans ses dignités,
Aprés la révolution de Juillet, le nouveau gouvernement le chargea d’aller notifier au cabinet de Vienne ’avénement de Louis-Philippe. Il fut ensuite nommé ambassadeur de France en Belgique , et son active intervention sauva en 1831 Anyers, prét & succomber sous le canon des Hollandais. Mais bientét les intrigues de la diplomatie et la coupable incurie du ministére Périer, qui abandonnait aux Anglais le sort de la Belgique, suscitérent a Belliard des difficultés si sérieuses et un chagrin si profond, que sa santé en fut gravement altérée. Le 28 janvier 1832 il tomba frappe dune attaque d’apoplexie foudroyante, au moment ou il sortait de chez Léopold. Bon, intégre, juste et affable, la mort de Belliard ne fut pas moins un sujet de deuil pour la Belgique que pour la France..
— Ce nom est aussi celui d’un poéte du seizitme siécle ,
Guillawme BELLIARD , auteur des Amours de Marc-Antoine et de Cléopdtre, et de quelques imitations peu estimées d@Ovide, de Pctrarque et de |’Arioste. Ce Belliard devint secrétaire de Marguerite de Valois, el mourut en 1584,