AGENDA — AGENT DE CHANGE
miére république a Vofficier nommé par les communes dont la population ne s’élevait pas a cing mille Ames pour exercer les fonctions municipales. La réunion de tous les agents municipaux des communes formait la municipalité du canton,
Agent diplomatique , fonctionnaire qu’un gouvernement envoie et accrédite pres @un autre gouvernement pour lui servir @intermédiaire, et pour protéger en pays étranger les sujets de Ja nation qu’il représente. Il y a quatre classes agents diplomatiques officiels, suivant Pordonnance du 16 décembre 1832 : les ambassadeurs , les ministres plénipotentiaires, les résidents, et les chargés daffaires. Quant aux consuls généraux et aux consuls, ils forment un ordre a part dans la diplomatie, et ne sonten général que des agents puremert commerciaux. Aprés la révolution de Février, le gouvernement provisoire avait décidé, par mesure d’économie, ef 4 l’exemple de la Prusse, que la France ne serait représentée a létranger tout au plus que par des enyoyés extraordinaires, ministres plénipotentiaires ; depuis Yempire on a nommé plusieurs ambassadeurs. Les ambassadeurs du Saint-Siége prennent les noms de Jégats et de nonces apostoliques.
On nomme agent secret celui qui est chargé d’une mission secréte, inconnue souvent a l’envoyé officiel.
Agent voyer, agent chargé de diriger les travaux de voirie dans une division administrative. =
AGENT DE CHANGE. Agent intermédiaire pour les actes de commerce, officier public ayant seul qualité pour négocier, soit les effets publics et étrangers, soit tout autre effet susceptible d’étre coté; de faire pour le compte d’autrui les négociations de lettres de change ou de billets et de toutes sortes de papiers commerc¢ables, et d’en constater le cours, ainsi que celui des matiéres métalliques dont il fait aussi les négociations et le courtage de vente ou d’achat, concurremment avec les courtiers de marchandises ; mais seuls les agents de change ont le droit d’en constater le cours.
Jusqu’a Charles IX le commerce de l’or, de argent , de billets ou de marchandises se faisait librement, et il n’y avait aucune différence entre les courtiers de marchandises et les agents de change, titres nouveaux que ces derniers ne commencérent a porter qu’en 1639. Louis XIV, en 1705, substitua aux anciens agents de change établis dans toute I’étendue du royaume cent seize nouveaux officiers avec la qualité de conseillers du roi, agents de banque, change, commerce ef finances. On supprima encore ou on créa de nouveaux offices de ces agents; enfin un édit de 1723 régla leur nombre, leurs attributions et leurs droits. La loi du 17 mars 1791, qui proclama la liberté illimitée de toutes les pro-
' fessions , supprima les agents de change, qui furent rétablis
par la Convention le 28 ventdse an IX. Leur existence eget consacrée par le Code de Commerce.
Aujourd’hui il y a des agents de change dans toutes les villes qui ont une Bourse. Ils sont nommés par le chef du pouvoir. Ils doivent fournir un cautionnement qui varie de 4,000 & 250,000 francs. Depuis 1862 il ne leur est plus interdit de mettre leur charge en société. Le nombre des agents de change est fixé 4 soixante pour la Bourse de Paris. La compagnie nomme tous les ans une chambre syndicale, composée d’un syndic et de six adjoints. Cette chambre doit veiller 4 ce que tout agent de change se renferme dans les limites de ses fonctions : elle peut le suspendre, et elle peut provoquer sa destitution auprés du ministre compétent.
Nul ne peut étre nommé agent de change s'il ne jouit des droits de citoyen frangais, s’il a fait faillite, abandon de biens — ou attermoiement sans avoir été rébabilité. Tout individu qui empiéterait sur les fonctions qui sont attribuées aux agents de change serait passible d’une amende du douziéme au sixiéme du cautionnement de ces officiers publics.
Les agents de change sont obligés d’avoir des livres cotés, parafés et visés, soit par un des juges du tribunal de
AGENT DE CHANGE commerce, soit par le maire ou un adjoint dans la forme ordinaire et sans frais. Ils sont tenus de consigner dans ces livres jour par jour et par ordre de dates, sans ratures , interlignes ni transpositions , sans abréviations ni chiffres , toutes les conditions des ventes , achats, assurances, et en général de toutes les opérations faites par leur ministére. Ils ne peuvent dans aucun cas et sous aucun prétexte faire des opérations de commerce ou de banque pour leur compte. Ils ne peuvent s’intéresser directement ni indirectement, sous leur nom ou sous un nom supposé, dans aucune entreprise commerciale. La loi leur défend de signer des effets de change, et des arrétés les rendent responsables de la derniére signature des effets qu’ils négocient. Ils ne peuvent recevoir ni payer pour le compte de leurs commettants , ni se rendre garants des marchés dans lesquels ils s’entremettent. Toute contravention a ces dispositions entraine la destitution et la condamnation 4 une amende qui ne peut excéder trois mille frances, sans préjudice de laction des parties en dommages-intéréts. — Tout agent de change destitué ne peut étre réintégré dans ses fonctions. En cas de faillite , Pagent de change doit étre poursuivi comme banqueroutier.
Les agents de change doivent le secret le plus inviolable a leurs clients lorsque ceux-ci ne consentent pas a étre nommés; ils ne peuvent se faire représenter que par un de leurs collégues chargé de leur procuration, et dont ils sont responsables. A Paris il leur est permis, pour certaines de leurs fonctions, de se faire remplacer par un commis recu par la compagnie, et révocable au gré de son patron ou de cette compagnie. Leurs droits sont fixés d’un huitiéme a un quart pour cent pour chaque opération, dont ils sont d’ailleurs personnellement responsabies. La cour d’appel de Paris a refusé aux agents de change le droit de poursuivre leurs clients pour les différences provenant des J] eux de bourse. — Les agents de change, leurs veuves, enfants ou héritiers peuvent présenter des successeurs, pourvu qu’ils réunissent les conditions exigées; cette faculté n’a pas lieu pour ceux qui ont encouru la destitution.
AGES (Les quatre). L’idée qu’il y a eu autrefois une époque de bonheur parfait pour le genre humain , époque que la corruption toujours croissante des hommes a fait cesser, a, malgré la sensation pénible qu’elle fait éprouver, quelque chose de trop attrayant, et pour Phomme pensant sous Vimpression des circonstances qui lenvironnent, et pour l’imagination des poétes , pour que ceux-ci n’aient pas de fort bonne heure essayé la description de cette époque idéale. Hésiode et Ovide sont les premiers poétes qui nous aient laissé une description a peu prés complete et attrayante de cette époque et de sa dégénérescence. D’aprés la tradition exposée par le dernier, dans ses Méfamorphoses , quatre ages différents se sont succédé depuis Vorigine du monde, a savoir ;: 1° ’dge dor, sous le régne de Saturne. Les hommes vivaient alors libres, sans lois, sans juges, sans armes, sans guerriers, sans guerres. Leurs champs produisaient spontanément les fruits les plus délicieux, et ils jouissaient d’un éternel printemps. 2° Sous le régne de Jupiter, suivit?dge @’ argent. Jupiter partagea l'année en quatre saisons. Les hommes, qui auparavant avaient habité les champs et les bois, commencérent a construire des maisons et a cultiver la terre. 3° Vint ensuite ’dge dairain, dans lequel se manifesta déja le caractére farouche de Vhomme et son godt pour la guerre, mais dans lequel la race humaine ne se rendit cependant coupable d’aucun crime. 4° Parut enfin le sidcle de fer. La fidélité, la probité et la sincérité disparurent alors de la terre; la cupidité, la violence, le mensonge et la ruse prirent leur place. On commenga a construire des vaisseaux, 4 démarquer les propriétés ; on rechercha avec avidité des richesses cachées dans les entrailles de laterre; on découvrit Je fer, onen forgea des armes ; le brigandage, le meurtre et Ja guerre envahirent la terre, et Astrée remonta aux
— AGGLOMERATION
cieux. C’est alors que les Géants tentérent d’escalader le ciel. — Les poétes et les philosophes ont souvent imité et diversement traité cette exposition des quatre ages d’Ovide. Hésiode intercale, en outre, entre Page d’airain et Page de fer Yage héroique, qui comprend les siécles héroiques de la Grece,
L’archéologie a aussi ses 4ges qui correspondent 4 de grandes phases du développement de la civilisation. Elle @ appliqué les noms d’dge de bronze et d’dge de fer aux époques ot l'on a connu et employé ces métaux. Lage des métaux aurait été précédé par l’dge de pierre, pendant fequel les hommes , encore peu nombreux et tout a fait sauvages , se servaient de pierres taillées pour fabriquer leurs armes, leurs outils, leurs ustensiles. Cette division a été trouvée défectueuse.
AGESILAS, roi de Sparte de l’an 390 4 l’an 360 avant J.-C. Aprés la mort deson ffére A gis, Lysandrele fit monter sur le tréne, avec Vintention de l’en précipiter plus tard ; mais les projets de Lysandre furent découverts et déjoués. Appelé par les Ioniens pour les secourir contre Artaxerxés, il commenca sa glorieuse carriére en Asie par une victoire qu’il remporta sur les Perses. Il fut obligé par la suite de tourner ses armes contre Thebes et Corinthe, qui s’étaient liguées contre Sparte, et de combattre contre Epaminondas et Pélopidas, les deux plus grands capitaines de V’époque. Agésilas parvint par sa prudence et son habileté & sauver Sparte, en évitant une bataille rangée. Quoique octogénaire, il triompha d’Epaminondas, et sauva la ville, qui était déja tombée au pouvoir de ce général. Au retour de la derniére campagne qu’il fit en Egypte, sa flotte fut jetée sur les cétes de la Libye: il y mourut, a l’age de quatre-vingt-quatre ans, couvert de gloire, et regretté de tous ses concitoyens.
AGESIPOLIS I-III, rois de Sparte, de la dynastie des Agides. Le premier, fils de Pausanias, lui succéda, |’an 397 avant J.-C. Il remporta une grande victoire sur les Mantinéens, et mourut l’an 380. Le deuxiéme, fils de Cléombrote, ne régnaqu’unan, 371 avant J.-C. Le troisiéme, étant encore trésjeune au moment de son avénement, l’an 219 avant J.-C., fut mis sous la tutelle de Cléoméne et de Lycurgue. Ce dernier lui ravit la couronne. Voyes SPARTE.
AGETORIE, féte en ’honneur de Mercure Agétor ou conducteur. — Apollon était aussi nommeé Agétor chez Jes Argiens , parce qu'il passaif pour avoir été le conducteur des Héraclides chez les Lacédémoniens. — Ces fétes portaient Je nom de Carnées.
AGGEE, un des douze petits prophétes. On ignore et sa naissance et l’époque de sa mort. Sa prophétie, qui forme deux chapitres seulement , nous apprend que la parole du Seigneur se révéla a lui dans la seconde année du régne de Darius; ce qui permet de placer sa vie a la fin du sixiéme siécle avant J.-C. , peu de temps aprés le retour des Hébreux de la captivité de Babylone. Aggée excita ses compatriotes a rebatir le temple de Jérusalem; une année de stérilité vint 4 frapper les Juifs , et ils se mirent plus vigoureusement 4 l’ceuvre. Comme la médiocrité du nouvel édifice arrachait des larmes 4 ceux qui se souvenaient de la magnificence du temple bati par Salomon , Aggée leur rendit le courage en annoncant que la gloire de cette derniére maison serait encore plus grande que celle de la premiére. Les théologiens ont appliqué cette prophétie a la venue du Christ, qui honora ce temple de sa présence.
AGGERHUUS. Voyes Norvice.
AGGLOMERAT. On appelle ainsi, en minéralogie et en géologie, des masses composées de substances dissemblables, formées a diverses époques aprés avoir été longtemps séparées.
AGGLOMERATION. Dans les sciences naturelles, on se sert fréquemment de ce nom, qui signifie »¢éwnion en amas. Onl’applique en géologie au mode de formation des
roches qui n’ont pas une origine instantanée, comme les roches agrégées, et qui sont composées de fragments de roches @une époque antérieure , agglomérés par un ciment quelconque. Les roches formées par agglomération prennent le nom dagglomérats ou de conglomérats. — On dit également qu’il y a agglomération @individus réunis par une partie commune vivante, lorsqu’il s’agit de déterminer le genre d’individualité propre aux végétaux dont la tige représente la souche ou la partie commune vivante, et dont les divers organes appendiculaires, depuis la feuille eotylédonaire jusqu’d la feuille carpellaire, sont alors considérés comme autant @individus qui fonctionnent, les uns comme agents de nutrition, et les autres comme organes de reproduction. Certains animaux zoophytes, qui forment le groupe des pennatulaires , sont également composés @une partie commune vivante, sur laquelle sont agglomérés un grand nombre d’individus.
AGGLUTINATIFS, emplatres collants qu’on étend sur du papier, du linge et du cuir. Comme ils ont la propriété d’adhérer fortement a la peau, on s’en sert, sous le nom de sparadraps, pour maintenir réunies les parties divisées. L’usage des bandelettes agglutinatives est journalier en chirurgie. Les principaux agglutinatifs sont les emplatres de diapalme et diachylon gommé. Le taffetas d’Angleterre jouit d’un grand crédit dans le peuple , comme dessiccatif des plaies. Un grand nombre d’agglutinatifs , surtout sils sont mal préparés, ont ’inconyénient dirriter les tissus sur lesquels on les applique. Aussi a-t-on varié a l’infini les formules de leur composition , pour tacher d’éviter cet inconvénient.
AGGRAVANTES (Circonstances ). Dans la législation criminelle, on appelle ainsi les faits accessoires qui, en venant s’ajouter 4 un fait principal, ’élévent graduellement sur Véchelle du crime, et le rendent proportionnellement passible d’une pénalité plus forte. Ainsi le meurtre devient assassinat par la circonstance aggravante de la préméditation, et la peine de mort est susceptible eMle-méme d’étre aggravée si le meurtrier a pris pour victime l’un de ses ascendants iégitimes , ou ses pére et mére légitimes, naturels ou adoptifs. Ainsi le vol simple, qui est rangé dans la catégorie des délits, et qui est de la compétence des tribunaux correctionnels , se change en crime et tombe dans la juridiction des cours d’assises par le concours de lune des circonsiances aggravantes qui suivent : Veffraction, l’escalade, la nuit, la maison habitée , le chemin public, la pluralité des coupables, le port d’armes, la violence ou la menace des armes, les fausses clefs , les faux titres et les faux ordres. Suivant que ces circonstances se rencontrent en plus ou moins grand nombre dans une accusation de vol, la peine applicable s’éléve de la réclusion aux travaux forcés 4 temps, aux travaux forcés 4 perpétuité et jusqu’a la mort. Le faux, les attentats 4 la pudeur, et généralement tous les délits et tous les crimes prévus et punis par le Code Pénal, soit qu’ils aient été dirigés contre la sireté de l’Etat, soit qu’ils aient porté atteinte aux personnes ou aux propriétés, peuvent étre accompagnés de circonstances aggravantes. — L’accusation doit toujours spécifier et préciser ces circonstances, et le jury doit étre appelé 4 répondre distinctement sur chacune d’elles. Mais s’il y a nécessité de déterminer et de distinguer les faits d’aggravation, considérés en eux-mémes et dans leur rapport avec l’accusation , cette distinction est-elle également indispensable a l’égard de chacun des accusés? La cour de cassation I’a décidé négativement par arrét du 10 février 1844. Laurent (de l’Ardéche).
AGHA. Voyez Aca.
AGHRIDAGH. Voyez Ararat.
AGIDES. Lorsque les H éraclides chassérent de Sparte les descendants de Pélops , Eurysthéne et Proclés, fils d’Aristodéme , mort pendant l’expédition (1178 avant J.-C. ), (urent les premiers rois de la race d’Hercule qui régnérent
AGGLOMERATION — AGIER
en Laconte. Les aescenaants de ces deux princes conservérent l’autorité supréme , de maniére que |’Etat fut toujours gouverné en commun par deux rois tirés de chacune de ces branches. Eurysthéne eut pour fils Agis , d’oi les princes de sa lignée furent appelés Agides ou Eurysthénides. Procles transmit son nom aux Proclides, ses descendants. La branche des Agides donna trente rois,d’Eurysthéne A Cléoméne III, qui mourut en Egypte. Cette race finit avec Agésipolis 111; mais on ne sait comment ce prince termina ses jours. Voyes SparTe.
AGIER (Pumpre-JEAn), président de chambre a la cour royale de Paris, mort doyen d’dge de cette cour en 1823, était né le 28 décembre 1748. Fils d’un procureur au parlement, il exercait la profession @’ayocat consultant, lorsque la révolution éclata. Il fut nommé en 1789 député suppléant de Paris aux états généraux et membre de la commune formée au 14 juillet, ot il fit partie du fameux Comité des recherches. Cependant on n’eut aucun exces a Jui reprocher, et ’ Assemblée constituante le désigna parmi les candidats pour la place de gouverneur du dauphin. Il étaif en aott 1792 président du tribunal du cinquiéme arrondissement, séant aux Petits-Péres; mais ayant été appelé 4 la commune, avec ses collégues, pour y préter le serment de liberté et dégalité, Agier s’y refusa ; ce qui le fit mettre a la retraite. Etranger aux affaires publiques pendant la Terreur, il fut nommé en 1795 président du tribunal réyolutionnaire régénéré. Ses nouvelles fonctions cessérent complétement au bout de trois mois. Désigné en 1796 Juré prés la haute cour nationale devant laquelle étaient traduits Babeuf et ses complices, Agier se récusa, comme ayant été inscrit par les prévenus sur une liste de proscription. Sa récusation ne fut point admise; mais il s’abstint de voter dans les délibérations du jury. Vers le méme temps, il devint membre du comité du contentieux de la dette publique, et enfin, aprés Pétablissement du gouvernement consulaire , il fuf nommé juge, puis bient6t aprés vice-président au tribunal d’appel de Paris. En 1816 il fut confirmé par Louis XVIII dans ces honorables fonctions. Doué dune rare activité d’esprit, il a publié plusieurs ouvrages estimés en matiére de droit civil et politique, entre autres le Jurisconsulte national , ou Principes sur les droits les plus importants de la nation (1789, in-8°); Vues sur la réformation des lois civiles (1793, in-8°); Du Mariage dans ses rapports avec la religion et avec les lois nouvelles de France (1801, 2 vol. in-8°). Ses écrits religieux décélent un zéle tellement exagéré pour les libertés de I’Fglise gallicane qu’on V’a accusé de jansénisme outré. Son travail sur les psaumes, qu’il a traduits et mis dans leur ordre naturel, avec des explications et des notes critiques, est fort estimé. Son commentaire sur Apocalypse et son ouvrage sur le second avénement de Jésus-Christ prouvent que cet excellent esprit était tombé dans les erreurs des millénaires.
AGIER (CnArtes-Guy-Frangois), cousin du précédent, né en 1753, & Niort, était avant la révolution lieutenant-criminel au siége royal de Saint-Maixent. Député du tiers état aux états généraux, il se fit remarquer par sa modération et par son utile coopération aux travaux des comités. Il fut incarcéré sous le régime de la Terreur. Nommé en 1800, par le gouvernement consulaire , commissaire prés le tribunal civil de Niort, il fut sous la Restauration élevé aux fonctions de procureur général prés la cour reyale du ressort, et mourut en fonctions en 1828.
AGIER (Frangots-Marie), fils du précédent, avait débuté au barreau, a Vdge de vingt-deux ans, comme défenseur de deux complices de Moreau (1804). Quoiqu’il efit rempli pendant cinq ans des fonctions judiciaires sous Napoléon, il se prononca vigoureusement en faveur de la Restauration, et refusa sous les Cent-Jours de signer PActe additionnel. A la téte @une compagnie de volontaires royalistes, il apporta 4 la chambre des représentants de 181