AIGLE — AIGRE
en 1712, sous la dénomination Wordre de la Sincérité, par le margrave Georges-Guillaume de Baireuth, il fut transmis 4 la Prusse, en 1792, en méme femps que la svecession aux principautés de Franconie, Anspach et Baireuth. Frédéric-Guillaume II décida a cette occasion qu’il formerait désormais le second ordre de son royaume. Frédéric-Guillaume III en élargit encore les bases en le divisant en quatre classes. Les chevaliers de la troisiéme classe se distinguent a la rosette; les chevaliers de la seconde, a 1’étoile, ou guirlande de chéne; ceux de la premiére, enfin, portent également la guirlande de chéne, mais en diamants. La décoration commune aux quatre classes consiste en une médaille d’arcent avec cette inscription : Pour services rendus aU Etat, qu’on suspend Ala boutonniére avec leruban de l’Aigle Rouge.
AIGNAN (Errewne), de I’ Académie Frangaise , naquit a Beaugency-sur-Loire, en 1773. I] a fait des traductions qui ne sont pas sans mérite : celle de l’Jliade en vers a obtenu du succes; celle de ’Odyssée n’a pas été imprimée. On lui doit aussi la traduction de l Zssai sur la critique de Pope, et de quelques romans anglais, parmilesquels on remarque le Vicaire de Wakefield. Aignan a fait pour le théatre les tragédies de Brunehaut, d Arthur de Bretagne, et de Polyxene, et Popéra de Nephtali (musique de Blangini), qui n’eurent qu’un petit nombre de représentations. Parmi ses écrits politiques nous citerons les brochures intitulées : Sar
le Jury; de VEtat des Protestants en France depuis le
quinzieme siecle jusqwa nos jours ; &t Des Coups d’Etat. Enfin Aignan fut ’un des rédacteurs de laMinerve francaise. Lorsque ce journal cessa de paraitre, Aignan se retira a la campagne, ou il composa sa Bibliotheque historique , recueil de morceaux inédits relatifS a Vhistoire nationale. Il avait succédé, dans Académie Francaise , a Bernardin de Saint-Pierre , dont il prononga l’éloge dans son discours de réception en 1815, pendant les Cent Jours. Un style pur, une pensée forte et indépendante, et cependant toujours modérée, distinguent cet écrivain, qui nrontra en 1793 un grand courage en publiant la tragédie de la Mort de Lowis XVI quelques semaines aprés Vexécution de ce prince. Quoique bien jeune encore, il tenta en 1793 de s’opposer aux excds de cette époque : il fut mis en captivité pour prix de ses efforts. Sous empire il dut 4 Vamitié de M. de Lucay la place de secrétaire du palais impérial, ef en 1808 Napoléon le nomma aide des cérémonies et secrétaire du cabinet de l'introduction des ambassadeurs. Aignan est mort a Paris, le 21 juin 1824.
AIGNEL. Voy. AGNELET.
AIGOMANCIE (du grec até, ofyéc, chévre ; povteta. divination ), art de prédire Vavenir par les mouvements ou le bélement Wune cheévre.
AIGRE (du latin acer, acvis, acide, piquant au goit), saveur acide, piquante, que présentent surtout les substances qui subissent la fermentation acide. Le vin devient aigre lorsquwil est exposé a lair. Le lait, le bouillon qui se gAtent, deviennent aigres , tournent @ Vaigre. Des fraises tournées sont aigres. On donne encore le nom @aigres a certains fruits qui ont quelque chose de piquant, d’apre au gout : cerise aigre, pomme aigre. — On appelle cidre aigre celui qui, ayant acquis ce défaut en vieillissant, a perdu son Apreté en passant sur du mare nouveau. — L’odeur aigre est celle qui s’exhale de quelques substances altérées, — Les pharmaciens et les parfumeursdonnent le nom @aigre de cidre, de limon, de bigarade , aux sues de cédrat, de limon de bigarade, qui viennent surtout des environs de Génes, et que Yon méle avec de leau pour obtenir une boisson rafraichissante trés-agréable. — On dit encore que lair, que Je vent est aigre, lorsqwil est froid. — Au figuré, ce mot s’applique aux personnes qui ont de Vaigreur dans le ade tere, dans humeur. On dit dune personne revéche, aca-
ridtre, quelle est aigre comme citron vert, comme verjus.:
—Unson aigre est unson rude a Poreille, un bruit aigu,