‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tousChapitre 145 sur 197 · AL- ACSA — ALAINS · texte numérisé non relu

AL- ACSA — ALAINS

pays. Il encouragea l’agriculture, l'industrie et les beaux-arts il établit de nombreuses manufactures, fonda des hosptees., créa partout des écoles. Le célébre palais de Alhambra est lceuvre d’Alahmar, quien fit sa résidence royale.

ALAIN CHARTIER. Voyez Cuantizr.

ALAIN DE LISLE, ainsi nommé du lieu de sa naissance, bien que l’on ne sache pas au juste a quelle ville la rapporter, fut surnommé le Docteur universel, & cause de ses vastes connaissances. Né vers le milieu du douziéme siécle, il devint professeur de théologie 4 Vuniversité de Paris, et s’y acquit une grande réputation, s’appliquant surtout a revétir le langage de la philosophie de formes sé-

duisantes et poétiques. Alain de l’Isle passa les derniéres années de sa vie dans l’abbaye de Cifeaux. Il mourut en 1203. Ona de lui un assez grand nombre d’écrits latins, soit en vers, soit en prose, qui ont été publiés en 1654, a Anvers, en un volume in-folio. On y remarque un Anti- Claudien, poéme philosophique, et le Livre des Paraboles, qui a été traduit en frangais par Antoine Vérard. On lui attribue des aphorismes hermétiques. ‘s

ALAINS. Les Alains , peuple de race scythique, habitaient dans Vorigine entre le Pont-Euxin et la mer Caspienne. Ils étendirentleurs conquétes depuis le Volga jusqu’au Tanais, pénétrérent au nord jusque dans la Sibérie, et poussérent au sud leurs incursions jusqu’aux frontiéres de la Perse et de ’Inde. Le mélange des races sarmates et germaines avait un peu rectifié les traits des Alains. Ils étaient moins basanés que le reste des Tatars, moins difformes et moins sauvages que les Huns, sans leur rien céder du cdté de ta bravoure. Passionnés pour la liberté, les Alains ne placaient la gloire et la félicité du genre humain que dans le pillage et les combats. Un cimeterre nu, fiché en terre, était Yobjet de leur culte. Leurs forces militaires, comme celles de presque tous les Tatars , se composaient d’une nombreuse cavalerie; ils caparagonnaient leurs chevaux avec les cranes de leurs ennemis, et méprisaient, dit Jornandés, les guerriers pusillanimes qui attendaient patiemment les infirmités de Page, ou qui souffraient les douleurs d’une longue maladie. Aussi, dans ce déluge de hordes barbares qui, vers le cinquiéme siécle, inondérent le monde civilisé , les Alains se montrérent-ils les plus cruels et les plus sanguinaires.

L’an 73 de J.-C., ayant franchi le Caucase, ils se jetérent sur la Médie, et la dévastérent. Ils furent moins heureux sous le régne d’Adrien, et éprouvérent une grande défaite en 130. Arrien avait enseigné aux Romains une tactique militaire particuliére contre eux. Vers lan 276 ils recommencérent leurs incursions dans empire Romain. Peu de temps avant sa mort, ’empereur Aurélien, sé disposant a aller porter une seconde fois la guerre en Orient, fit avec eux un traité par lequel ils s’engagérent a envahir la Perse avec un corps nombreux de cavalerie. Ils exécutérent fidélement leurs engagements ; mais, la mort de l’empereur ayant fait abandonner le projet de la guerre contre les Perses , on ne tint pas les promesses qu’on leur avait faifes : pour se venger, ils envahirent ’empire, et se rendirent maitres en peu de temps des provinces de Pont, de Cappadoce, de Cilicie et de Galatie. Le successeur d’Aurélien, lempereur Tacite, youlant & tout prix délivrer ses Etats des barbares qui les désolaient, s’empressa de remplir les engagements contractés par son prédécesseur, et les Alains, satisfaits de cette démarche , se refirérent pour la plupart dans leurs déserts, au dela du Phase. Quelques-unes de leurs tribus, qui se refusérent & cette transaction, furent exterminées vers l’an 376. Le pays des Alains fut envahi par les Huns, venus des frontiéres de la Chine; et les Alains , vaincus aprés une longue résistance, quitttrent de nouveau leurs retraites. Quelques tribus se réfugiérent dans les montagnes du Caucase, ou elles conservérent leur nom et leur indépendance. D’autres s’avancérent jusqu’a la mer Baltique, et s’asso-

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