‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tousChapitre 148 sur 197 · ALARIC · texte numérisé non relu

ALARIC

publié par cette société. Ila en outre fait paraitre une traduction de louvrage de James Hendy sur les Maladies Glanduleuses de la Barbade (1800), une Dissertation inaugurale sur le Catarrhe del Oreille (1803), une Histoire de UV Eléphantiasis des Arabes, 1806, in-8°, dont la deuxieme édifion, imprimée en 1824, porte pour titre : De ’inflammation des vaisseaux absorbants lymphatiques , dermoides et sous-cutanés, maladies désignées par les auteurs sous les différents noms @éléphantiasis des Arabes , d’adéme dur, de hernie oléagineuse, de maladie glandulaire de la Barbade, etc., in-8°, avec 4 pl.; Du Siege et dela nature des Maladies, ou considérations sur la véritable action du systeme absorbant dans Ul’ économie animale, 1827, 2 vol. in-8°. Ces deux ouvrages ont d’autant plus d’intérét que les vaisseaux lymphatiques, dont ils traitent , n’ont été découverts que depuis une centaine @années. D' Isid.Bounpon. ALARIC, roi des Visigoths, rompit l’alliance que sous le regne de l’empereur Théodose les Goths avaient conclue avec les Romains, et envahit, en l’an 395, la Thrace, la Macédoine, la Thessalie et V'lilyrie, ou il porta en tous lieux le fer et le feu. Stilicon, qui aurait voulu mettre un terme a ces dévastations , en fut empéché par la jalousie de Rufin, ministre d’Arcadius ; et ce ne fut que lorsque Alaric, apres avoir traversé la Gréce, ou il prit Athénes, fut entré dans le Péloponnése, que Stilicon put l’y joindre. Alaric s’enfuit alors en illyrie, dont, en 386, Arcadius lui-méme lui confia le gouvernement supérieur. C’est de 1a qu’en l’année 402 il partit pour envahir la haute Italie; et Honorius, ne se croyant plus en stireté, se réfugia alors 4 Ravenne, ville mieux fortifiée. Alaric était en route pour passer en Gaule, quand Stilicon le rencontra et le battit 8 Pollentia sur le Tanaro : mais ce ne fut que dans l’automne suivant que le roi des Visigoths, battu de nouveau a Vérone, se retira en Illyrie. Dés Pannée 404 Alaric trouvait un prétexte pour envahir de nouveau I’Italie; mais & ce moment un traité qu’il conclut avec Honorius par intermédiaire de Stilicon le décida a rebrousser chemin et ase jeter dans l’Epire pour y opérer sa jonction avec Varmée de Stilicon et attaquer de concert Arcadius. Liexpédition projetée n’eut pas lieu; mais Alaric n’en réclama pas moins une indemnité, et, d’aprés le conseil de Stilicon, Honorius lui promit 4000 livres pesant d’or. Aprés le supplice de Stilicon, qui eut lieu en 408, Honorius ayant refusé de tenir ses engagements, Alaric envahit I’Italie 4 Ja téte de son armée, et vint assiéger Rome, qui ne put éloigner les barbares de ses murailles qu’en promettant de leur payer 5,000 livres pesant d’or et 30,000 livres pesant d’argent. Les négociations entamées pour la paix a la suite de ces conventions préliminaires n’ayant amené aucun résultat définitif, Alaric revint mettre le siége devant Rome pour la seconde fois. La famine, qui ne tarda pas a régner dans cette ville contraignit les habitants & capituler, et le sénat proclama alors empereur, en remplacement d’Honorius, Attale . qui avait présidé a la défense. Toutefois, celui-ci fit preuve de tant @incapacité, qu’Alaric lui enjoignit publiquement de déposer la pourpre impériale. Les négociations engagées de nouveau avec Honorius n’amenérent aueun résultat. Une surprise qu’on tenta a Ravenne contre Alaric¢ Virrita telle ment, qwil vint assiéger Rome une troisiéme fois. Le 24 aout 410 ses bandes victorieuses entrérent dans la ville éternelle, qu’elles livrérent pendant trois jours au pillage et dont elles incendiérent ensuite une grande partie. Les anciens historiens n’én exaltent pas moins la modération dont Alaric fit preuve en ordonnant d’épargner les églises et les personnes qui s'y étaient réfugiées. Il parait dailleurs que les anciens édifices et les ceuvres d’art souffrirent moins de cet effroyable sinistie que ne ont dit les historiens modernes. Alaric ne quitta Rome que pour aller entreprendre la conquéte de la Sicile ; mais la mauvaise construction de ses navires le forga de renoncer a ce projet, et la mort vint le frapper lui-méme avant le temps a Cosenza en Calabre, en

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Pan 410. OnPenterra dans le lit du fleave, afin que les Romains ne pussent jamais retrouver ses cendres , et les prisonniers qui avaient été employés a ce travail furent ensuite égorgés. Rome et Pitalie célébrérent cette mort par des réjouissances publiques, et le monde eut alors quelques instants de calme et de repos. Mais Alaric avait appris aux barbares le chemin de Rome, et leur avait révélé le secret de Pimpuissance de Pancienne reine du monde.

ALARIC II, roi des Visigoths de 487 4 507, fils d’Euric , régnait sur l’Espagne et la partie des Gaules comprise entre les Pyrénées, le Rhone et la Loire. Il livra 4 Clovis le général romain Syagrius, qui s’était réfugié prés de lui; mais cette lacheté n’empécha pas le roi des Frances, qui convoitaitles riches provinces du midi, de lui déclarer fa guerre.

. Alaric était arien ; le prétexte fut tout trouvé. Clovis s’empara de Tours, et rencontra l’armée des Visigoths dans la plaine de Vouglé pres Poiliers; les Franes furent vainqueurs, et Alaric périt dans la mélée de la main méme de Clovis. Il avait fait rédiger 4 Pusage de son peuple un abrégé du code Théodosien, connu sous le nom de Code @ Alaric.

ALARME, aérivé de Vitalien al?’ arme! (aux armes! ) —— C’est un mouvement de troupes, causé, en temps de guerre, dans un camp, dans une ville fortifiée, dans un poste ou dans un cantonnement, par l’approche de l’ennemi ou la crainte d’un danger imminent, d’une attaque imprévue. L’alarme est annoncée par le canon, la cloche, la caisse ou la trompette : a ce signal, bien connu du soldat, los corps prennent aussitét les armes, se rendent dans les lieux qui leur sont assignés et s’y mettent en défense. Ce qu’il importe surtout d’éviter dans une alarme, c’est la confusion ; car si elle s’introduisait parmi les troupes, son effet paralyserait les dispositions prises pour repousser avec succés Vattaque de V’ennemi, et pourrait compromettre la streté de ’'armée sur un autre point. — On dit le poste d’alarme, le canon @alarme, sonner Valarme. En campagne et dans une place de guerre, le poste d’alarme est le lieu assigné 4 un régiment, un bataillon, un détachement, en cas d’alarme; on appelle piéce d’alarme, le canon placé a la téte d’un camp, et qui est prét A faire feu au premier signal.

Alarme se dit figurément de toute sorte de frayeur et d’épouvante subite, ou encore, par extension, d’inquiétude , de souci, de chagrin. Mais dans cette derniére acception il s’emploie ordinairement au pluriel. SICARD.

ALARMISTES. On appela de ce nom, aux temps de notre premiére révolution , ceux qui faisaient métier de répandre des alarmes fausses ou réelles , des nouvelles propres a jeter ke trouble et Veffroi dans les masses. Une motion présentée le 17 septembre 1793 4 la Convention, par Barrere, avait pour but de rendre les alarmistes passibles de la peine de mort. — Ce mot revint 4 la mode aprés la révolution de février,

ALARY (PierreE-Josepn), membre de l’Académie Frangaise, né a Paris, le 19 mars 1690, embrassa état ecclésiastique, vint 4 la cour, et dut sa fortune 4 une circonstance qui pouvait le perdre. Accusé en 1718 d’avoir pris part a la conspiration de Cellamare, il se justifia si bien auprés du régent que ce prince lui dit : « Vos accusateurs nous « ont servis un et l'autre en me procurant Voccasion de « yous connaitre. » Alary fut alors nommé sous-précepteur de Louis XV, auquel il fut chargé d’apprendre 4 lire. I] exerca le méme emploi auprés du dauphin et des enfants de France. Il ne fut pas moins bien yenu du cardinal de Fleury, qui fit sa fortune, Entre autres bénéfices, Alary possédait le prieuré commendataire de Notre-Dame de Gournay-sur- Marne. Son titre de sous-précepteur lui ouvrit les portes de Académie francaise, ot il fut regu en 1733. II n’a pourtant rien écrit, mais il avait dans le caractére cette droiture, dans Vesprit cette finesse, qui rendent faciles les succ’s dans le monde. Depuis lypgtemps il avait quitté la cour et vivait dans

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