ABLUTION
remarques ; l’A/rique de Louis de Marmol, etc. Si ces fraductions ont joui autrefois @une certaine célébrité, due a l’élégance du style, elles sont a juste titre tombées de nos jours dans loubli, & cause des altérations continuelles qu’on y rencontre, et qui faisaient que les amis de l’auteur le nommaientle hardi d’ Ablancourt, et appelaient ses oeuvres de belles infidéles. Par exemple, on lui reproche avec raison d’avoir altéré le texte de Tacite, au point de n’avoir pas traduit tes noms propres, et de s’étre contenté de les rendre par des termes vagues, comme dex sénateurs, un officier, De méme Lucien, dans la version de Perrot d’Ablancourt, a plutot Vesprit francais du dix-septiéme siécle que celui de son temps. Le Roux bE Lincy.
ABLATIPF. Voyez Cas.
ABLECIMOF (Atexanpre), officier d’état-major russe, morta Moscou en 1784, dut la découverte et la direction de son talent au hasard qui l’avait placé prés du poéte Alexandre Soumarokof , dont il fut pendant quelque temps le secrétaire. Ila écrit des comédies , des contes, des élégies , des épigrammes ; mais son cuvre capitale est un opéra-comique intitulé Le’ Meunier, qu’on représente encore quelquefois aujourd’ hui, et qui a conservé jusqu’ici le privilége de plaire a un peuple dont il peint avec esprit et vérité les moeurs originales.
ABLEGAT, du latin ablegatus, envoyé, désignait autrefois un agent diplomatique de second ordre, et désigne encore a la cour de Rome un officier commis par le pape pour faire en quelque circonstance particuliére, comme lorsqu’il sagit de remettre la barreéte aux cardinaux nouvellement nommés en pays étrangers , les fonctions d’envoyé du saintsiége. J] est rare que les ablégats soient prétres ; ce ne sont le plus souvent que de trés-jeunes gens, choisis parmi les membres des familles les plus illustres de Rome ou de I’Etat romain, et ayant tout au plus les ordres inférieurs. Cependant en quittant Rome ils prennent Phabit ecclésiastique, les bas violets et la manteletta des prélats. On leur donne alors le titre de Monsignor. On les appelle aussi internonces.
ABLEGATION (Droit romain), espéce de bannissement que les péres pouvaient, aux termes des lois romaines, qui leur conféraient droit de vie et de mort sur leurs enfants, prononcer contre ceux de leurs fils de la conduite desquels ils avaient lieu d’étre mécontents.
ABLETTE, petit poisson type du genre able, famille des cyprinoides de Cuvier. L’ablette a de 14 a 21 centimetres de longueur. Son corps est étroit, son front droit et sa machoire inférieure un peu plus longue que la supérieure. Ses écailles minces, peu adhérentes, d’un vert jaunatre sur le haut du dos, présentent un éclat argenté sur les cétés et sur Pabdomen. Cet éclat métallique tient a la présence d’une substance nacrée quientoure la base des écailles ; les intestins sont également recouverts par cette matiére brillante, qui porte dans le commerce le nom d’essence @’Orient. Pour Yobtenir, on écaille le poisson, et on malaxe les écailles dans Yeau; la substance nacrée tombe au fond du liquide quand on le laisse reposer. On décante alors, puis on lave de nouyeau jusqu’a ce quil ne reste plus @impuretés. Le tout est jeté ensuite sur un tamis, quilaisse passer la substance nacrée et retient les écailles. On décante encore une fois, et l'on retire une matiére visqueuse, qui est l’essence d’Orient, avec laquelle on fabrique les perles artificielles. Lorsqu’elle est bien préparée, elle présente l’aspect et les reflets des perles véritables ou de la nacre de perle la plus fine. Cette substance se putréfie facilement 4 Phumidité, mais on peut remédier A cet inconvénient au moyen de l’ammoniaque liquide.
ABLUTION ( du latinabluere, laver, nettoyer). L’ancienne loi fait une mention fréquente des ablutions ou purifications ; elles jouaient en effet un role fort important dans le culte judaique. I est 4 remarquer que le paganisme, de méme que la religion de Brahma, recommandait vivement des ablutions. Ne semble-t-il pas que le sentiment dune im-