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ABRUTISSEMENT — ABSALON

sherrations émanées Wune volonté humaine. Comment résoudre ce probléme ? C’est & la morale publique, 4 la charité privée, & la législation de Etat et aux lumiéres de 1a religion, qu'il appartient de répondre. MATER.

ABRUZZES. C’%tait la partie de Vex-royaume de Naples, bornée & Pouest par les anciens Etats de 1’Eglise, au nord-est par la mer Adriatique, au sud-est par Ja Pouille, et au sud par la Terre de Labour. La superficie totale des Abruzzes est de 12,686 kilometres carres, avec une population de 900,000 ames; on les divisait en Abruzze ultérieure, premiére et deuxiéme, au nord-ouest, et en Abruzze citérieure, au sud-est. Les montagnes des Abruzzes forment la partie la plus haute et la plus sauvage de tout le systtme des Apennins. L’Alterno et le Gizio , qui confondent leurs eaux. a Pescara, arrosent la longue et étroite vallée que resserre la chaine des Appennins, dont les pics les plus élevés sont au grand Sasso d'Italia (2,961 métres) et, sur la chaine occidentale, 4 Montevelino (2,558 m. ), tandis que Aquila est situé 4751 m. au-dessus de la mer. Le climat des Abruzzes est rude; les montagnes v restent couvertes de neige depuis le mois d’octobre jusqu’au mois @avril. D’épaisses foréts en couronnent les crétes. Les val- Iées seules sont fertiles. Les amandiers , les noyers et autres arbres fruitiers y réussissent partout , mais les oliviers seulement au fond des vallées. Les plus magnifiques troupeaux paissent sur les hauteurs et dans les vallons. Depuis leur réunion au royaume d’Italie les trois Abruzzes ont recu Jes noms de provinces de Teramo, d’Aquila et de Chieti (1860) , tirés des villes qui ont été choisies pour leur servir de chefs-lieux. C’est surtout en raison de lenr position militaire que les Abruzzes méritent de fixer lattention ; elles forment en effet comme une espéce de boulevard avancé pénétrant 4 une distance de quinze milles géographiques dans les Etats de l’Eglise ; et ce qui ajoute encore a Pimportance de cette position,c’ est que pour pénétrer dans Vintérieur du royaume on n’y trouve qu'une seule route stratégique (et encore est-elle @une difficulté extréme pour une armée );tandis qu’aucune route de la méme espéce ne conduit a travers les montagnes, des rives de la Méditerranée a

celles de l’Adriatique. Le royaume de Naples, s’il est bien.

défendu, n’a par conséquent d’attaques sérieuses 4 redouter que par deux routes : celle qui, longeant la Méditerranée et les marais Pontins, va de Rome a Naples, par Terracine et par Capoue, ou bien celle qui, longeant Adriatique, part d’Ancéne et conduit dans Vintérieur du royaume par Petri, Pescara, etc. La possession des Abruzzes est donc tout a fait indispensable 4 qui veut attaquer Naples; et il est aussi difficile de sen rendre maitre que de s’y maintenir , parce que d’épaisses foréts et de profonds ravins y entrecoupent le sola chaque pas et se prétent merveilleusement a une guerre de guérillas faite sur les derriéres de l’ennemi. Mais la population est dépourvue de courage et d’énergie, encore bien que ce soit une race d’hommes vigoureuse, parfaitement apte au service militaire, et notamment au service de la cavalerie. Elle avait autrefois la plus déplorable réputation, a cause des nombreuses troupes de bandits qui se recrutaient dans son sein et qui infestaient toutes ces montagnes ; mais Je mal est bien diminué aujourd’hui, et ce n’est que fort rarement qu’on y entend parler d’accidents. Les habitants des Abruzzes sont un peuple pasteur, dune simplicité et @une rudesse toutes patriarcales, superstitieux , passionnés pour la musique et hospitaliers. I est vrai qu’il est impossible de reconnaitre en eux les descendants de ces Samnites, de ces Marses et de ces Sabins qui avaient su se rendre si redoutables aux Romains. Jamais ils n’ont essayé dempécher Pennemi de pénétrer dans Vintérieur du royaume , pas plus les impériaux que ler Francais ou les Espagnols. Une seule fois , en 1798, ils résistévent avec quelque succes & Vinvasion des Francais ; ils tuérent le général Hilarion Point, firent prisonnier le général Rusca, et nuisirent beaucoup A

Yennemi, notamment a la colonne du général Duhesme, Mais comme l’armée napolitaine s’était déja fait battre dans les Etats del’Eglise, et que partout ouse montraient les Francais elle se conduisait avec la plus grande lacheté , ces insurrections momentanées des Abruzzes demeurérent sans résultats ; et celles qui éclatérent partiellement plus tard, comme en 1806, meurent guére que le caractére des plus vulgaires brigandages. :

En 1815, quand Murat marcha contre )’Autriche et songea, aprés la bataille de Tolentino, 4 organiser une guerre nationale , non-seulement il échoua dans cette tentative ; mais les soldats nés dans les Abruzzes se débandérent dés quwils se trouvérent prés de leurs foyers , et la marche rapide de Parmée autrichienne amena en peu de temps la compléte dissolution de Parmée napolitaine.

A Pépoque de la révolution de 1821 , le parti national de Naples espéra trouver dans les Abruzzes les plus grandes ressources pour une guerre défensive; et dans les ventes de carbonari, dans les assemblées populaires , voire méme a lachambre des députés de France, on vanta sans mesure les avantages de cette admirable position stratégique, le réveil généreux de la population qui allait enfin se mon-~ trer digne de ses braves ancétres. Les événements de la courte campagne qui suffit 4 ’armée autrichienne du général Frimont pour rétablir le pouvoir absolu 4 Naples ne tardérent pas 4 tromper complétement ces belles espérances ef a prouver que le défilé des Thermopvles lui-méme n’est un rem~ part que lorsqu’il est défendu par des Spartiates. Ilen a encore été de méme en 1848; et les Abruzzes, aprés avoir été alors le théatre de troubles graves , n’ont pas résisté davantage a la contre-révolution. En 1860-1861, il y eut un mouvement réactionnaire contre les troupes Sardes dans les Abruzzes.

ABSALON, fils du roi David et de Maacha, était le plus beau des hommes de son temps. Il assassina Ammon, un de ses fréres, souleva le peuple contre David, qu’il cliassa de Jérusalem , et tint publiquement une conduite abominable a Végard de toutes ses femmes, qu’il avait réunies dans une tente sur la terrasse de son palais. De telles énormités méritaient une punifion exempiaire. Absalon ne tarda pas 4 Péprouver. David leva une armée qui, sous le commandement de Joab, tailla en piéces les troupes du fils rebelle dans V’épaisse forét d@’Ephraim. Absalon ayant pris la fuite , sa longue et magnifique chevelure s’embarrassa dans les branches d’un chéne; il y resta suspendu, et Joab le perca de sa lance, malgréla défense expresse du roi, qui pleura amérement la perte de cet enfant si criminel. C’était Pan

1023 avant J.-C. On montre son tombeau a Jérusalem.

ABSALON ou AXEL, archevéque de Lund et évéque de Reeskilde, et en méme temps ministre et.général d’armée du roi de Danemark Waldemar 1°, né en 1128, mort en 1201, descendait d’une famille trés-considérée et était venu pendant sa jeunesse étudier 4 P'université de Paris. Avant méme de monter sur le tréne, Waldemar lui avait déja donné toute sa confiance et son amitié. Il les lui continua jusqu’a sa mort; et Canut IV, son fils, qu’Absalon servit avec le méme zéle et la méme fidélité, hérita des sentiments de son pére a son égard. Absalon ne se distingua pas moins pendant les temps de paix par sa sagesse et son équité que dans les temps de guerre par son courage et sa prudence. Grace a lui non-seulementles cétes danoises furent purgées des pirates wendes qui les infestaient, mais il parvint encore a les vaincre et a les dompter dans leur propre pays. li battit le prince de Poméranie Bogislas, et le contraignit a se reconnaitre vassal de la couronne de Danemark, Absalon prit en outre la part la plus grande a la confection des sages lois rendues par Waldemar le Grand et par son fils. Ami et protecteur éclairé des sciences et des lettres, cest aux nobles encouragements qu’il se plaisait 4 accorder aux savants qu’on est redevable de la premiére histoire compléte qu’ait eue le Danemark, celle de Saxo Gramma-

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