ACADEMIE — ACADEMIE DE FRANCE A ROME
cherches d’hommes supérieurs en définifive, chacun est obligé d’en tenir compte lorsqu’il s’occupe d’un sujet analogne, et de la une source d’instruction utile. « Les Acadéinies , disait Voltaire, sont aux universités ce que age mir est a lenfance, ce que Part de bien parler est a la grammaire, ce que la politesse et aux premieres Jecons de la civilité. » Mais il voulait que les Académies, non mercenaires, fussent absoiument libres. « Souvent, ditM. Naudet, les Académies, commetout ce quiexerce un pouvoir quelconque dansce monde, ont eu leurs adversaires, qui ne les avaient pas cependant prises si fort en haine qu’ilsne voulussent plus tard entrer eux-mémes dans leurs rangs, I! est arrivé aussi que le public a infirmé que!ques-uns de leurs arréts ; mais il finit par accepteren somme leur jurisprudence, j’allais presque dire leur législation. Au reste, ce ne serait pas dans des temps oii les esprits, agifés d’une ardeur de rénovation et d’une aspiration vague et inquiéte 4 l’indépendance, tendraient Je plus a seconer toute discipline et a se faire chacun sa regle et sa loi, que l’existence des Académies devrait]e moins étre jugée nécessaire. A la république des lettres, comme aux sociétés polifiques, il faut des sénats qui tempérent les emportements des passions méme généreuses, qui gardent les traditions et les principes , et assurent les améliorations réelles en empéchant le brusque divorce du présent avec Je passé. Qu’on ne s’y méprenne pas; en revendiquant une part @utilité, il ne s’agit pas d’affecter un orgueil de domination. Dans cette immense activité des ressorts innombrables du corps social, nul, quoi qu'il fasse, n’est tout-puissant a lui seul, et ne saurait prétendre a une prépondérance souveraine ; mais chacun tient sa place et fait son ceuvre. Celle des Académies est d’étre modéraitrices par leur influence, puissantes par leur exemple; @opposer aux fhéories qui s’égarent des directions véritables qu’elles impriment a Ja marche des intelligences, a condition toutefois de se mettre elles-mémes en ayant avec une énergie laborieuse et de s’y tenir ferme a Pascendant de la raison. »
ACADEMIE (Acceptions diverses ). Dans la langue des beaux-arts, ce mot est consacré pour désigner une étude peinte ou dessinée d’aprés le modéle nu et vivant et posé de maniére a développer surtout les mouvements corporels et les formes.
En Allemagne ef dans les pays du Nord le mot académie est quelquefois employé pour désigner les universités. On Vapplique aussi a divers établissements de haut enseignement, surtout dans une branche spéciale.
On donne encore quelqnefois le nom d’académie de peinture a des établissements formés pour l’étude des arts du dessin.
Les académies dechant ou académies philharmoniques sont des sociétés d’amateurs qui se réunissent pour!’exécution de morceaux de musique. Celle de Berlin estcélébre entre toutes. Ellese compose de plusieurs centaines d’amateurs tenant des séances mensuelles ou hebdomadaires dans un superbe local construit a cet effet. Différentes villes d’Al- Jemagne ont voulu avoir leur académie de chant, et il s’en est formé une a Strasbourg en 1829.
On 1 donné aussi le nom d’académie au lien ot l'on apprend a monter a cheval, 4 faire des armes, 4 danser. Tenir académie, c’est enseigner l’équitation, la gymnastique, t’escrime, la danse, etc. Ce noma de plus été donné a des maisons de jeux, et c’est méme le titre ordinaire des ouvrayes qui contiennent les régles des différents jeux a la mode. On publie continuellement des Académies des jeux.
ACADEMIE (Jnstruction publique). Voyes Ins- TRUCTION PUBLIQUE et UNIVERSITE. ;
ACADEMIE DE FRANCE A ROME, Cet établissement, destiné A recevoir et a entretenir aux frais de I’ Etat des jeunes gens qui se destinent aux beaux-arts et qui vont comp!éterleurs études au milieu des chefs-d’ceuvre de !’Italie,