‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tousChapitre 99 sur 197 · AFFIRMATION — AFFOUAGE · texte numérisé non relu

AFFIRMATION — AFFOUAGE

affleurements qu’elles ne présentent que ga et 4, et qu'il ne faut pas confondre avec les affleurements des blocs de roches éboulés et enfouis depuis longtemps a la surface du sol.

AFFLEURER. Dans les arts du batiment, c’est disposer plusieurs corps de maniére a ce qu’aucun d’eux ne vienne a en dépasser un autre, et qu’ils forment ainsi une méme surface.

AFFLICTION. Ce mot désigne un état de l’dme, et implique V’idée dune peine assez profonde pour étre bien sentie, assez prolongée pour n’étre pas une simple atteinte transitoire. Cependant, si les afflictions impliquent l’idée d’une peine plus profonde et d’une durée plus constante que les douleurs, elles nont pas tous les mémes caractéres de gravité que les chagrins et les soucis. Les afflictions dérangent et affaiblissent |’4me, les soucis la rongent, et les chagrins la dévorent. Les afflictions d’ailleurs sont diverses dans leurs effets comme dans leurs causes, et pour en apprécier les conséquences , en prévenir les suites facheuses, en tempérer la vivacité et en assurer les résultats utiles, c'est toujours aux causes qu'il faut remonter. Ces causes tiennent toutes a la nature morale et physique de Phomme. Cela est évident; car cela équivaut & dire que nous serions inaccessibles a laffliction si autre était notre organisation. Mais s’il est des afflictions voulues par le Créateur de notre étre et le gouverneur de nos destinées , il en est aussi, et c’est li le grand nombre, qui n’ont leur cause que dans notre arbitre et dans usage que nous en faisons. La religion nous enseigne a nous résigner aux premiéres, elle en console l’amertume : elle en fait non-seulement jaillir toute une série de lecons et méme une série d’espérances, mais encore il en est qui a ses yeux sont de grandes graces. La morale doit nous apprendre 4 diminuer le nombre des autres, et a tirer de celles-la méme qu’elle ne nous fait pas éviter des avertissements salutaires. Toutes les afflictions qui naissent de la fragilité de notre étre, de la pureté de nos affections, de Paccomplissement de nos devoirs, la religion en fait des sovrces de bonheur. La morale doit faire des legons de sagesse (le toutes celles qui viennent des égarements de notre amour-propre et de la séduction de nos passions.

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