‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 236 sur 522 · INDIVISIBLES — IN-DOUZE · texte numérisé non relu

INDIVISIBLES — IN-DOUZE

grandnombre d'éléments étrangers, et non indo-germaniques. La langue géorgienne, tout en portant des traces visibles d’influences iraniennes, est en dehors de la famille des langues indo-germaniques. On ne sauraitdire jusqu’à quel point la langue des anciens Assyriens faisait partie des langues ariques, ou tout au moins indo-germaniques. Les langues de plusieurs peuples qui dans l'antiquité habitaient l’Asie Mineure, tels que les Lyciens, les Cariens, les Lydiens, les Paphlagoniens, les Lycaoniens, les Cappadociens, paraissent avoir eu entre elles de grandes affinités, et forme. raient peut-être une troisième subdivision du groupe asia tique des langues indo-germaniques, si elles étaient l’objet d’investigations plus approfondies.

Le groupe européen se compose de quatre subdivisions : 1° la famille des langues gréco-ilaliques, divisée en deux rameaux : a, celui des langues grecques ou helléniques, auquel appartenaient les langues des différentes nations de la Grèce, de l'Asie Mineure et de l’Italie (Ménapiens), designées sous le nom de pélasgiques, et qui atteignit dans la langue grecque son développement le plus parfait ; b, les langues italiques, parmi lesquelles la langue latine à son tour devint la mère des langues romanes , qui depuis se sont tant répandues. 2° Les langues celtes, divisées en deux rameaux principaux, le kymri et le gaélique, refoulés tout à l'extrémité occidentale de l’Europe. 3° Les langues germaniques. 4° Les langues slaves, divisées en deux groupes : le prusso-lithuanien, et le slave proprement dit.

On est redevable d’une étude approfondie de toute cette grande famille de langues aux travaux de Bopp, dans sa Grammaire comparée (Berlin, VI parties, 1832-1852). Des efforts plus récents, tentés pour rattacher cette famille de: langues aux langues sémitiques, égyptiennes, malaises et caucasiennes, ont trouvé peu de partisans.

INDOLENCE. Beaucoup de mots ont été souvent employés pour dissimuler ce qu’il y a de vicieux dans cerfaines choses, et l’on est ainsi parvenu à affaiblir graduellement le sentiment de répulsion que le moraliste commande contre ces choses-là, Ainsi la paresse, flétrie sous ce premier nom, et placée par la religion au nombre des sept péchés capitaux, aétéensuiteappelée/ainéantise,expression humiliante encore pour celui à qui elle s’adresse, mais qui ne représente déjà plus aussi énergiquement le vice qu’elle est destinée à peindre; la fainéantise est bientôt devenue le dolce far-niente des Italiens, et pour n'avoir rien à envier à nos voisins, nous l’avons transformée en indolence. Quel est en effet celui qui oserait de nos jours se prononcer avec la même sévérité contre l’indolence que contre la paresse? Et cependant, au fond, la différence qui les distingue est bien imperceptible. L'indslence est aggravée par une négligence souvent empruntée, souvent elle n’est elle-même qu'une affectation de bon ton, au’un vernis de haute société. L'indolent semble se mouvær comme par grâce; s’il soulève sa tête, c’est péniblement, et comme accablé sous le poids d’une fatigue qu’il n’a jamais éprouvée ; s’il parle, ses mots se traînent les uns après les autres plutôt qu'ils ne se succèdent dans sa bouche paresseuse; son eflémination est poussée au dernier de ré,

INDOSTAN ou INDOUSTAN. Voy. INDES ORIENTALES. INDOUR , principauté mahratte de l’Inie occidentale, contenant, sur une superficie de 21,000 kilom. carrés, une population de 800,000 habitants environ. C’est un pays abrupte, sillonné par les monts Vindia et arrosé par la Nerbudds, et où résident les Birs, l’une des peuplades les plus sauvages de l'Inde. I a pour capitale Zndour, ville de 15,000 âmes, dont la garnison indigène s’associa, malgré les efforts du prince, à la révolte des cipayes en 1857; tous les résidents européens y furent al:rs massacrés. Le revenu de cet Etat s'élève à 1,500 000 fr. par an; il peut mettre 20,000 hemmes sous les armes, INDOUS, Voyez Innous et INDES ORIENTALES, IXN-DOUZE. Voyez Fonmar.

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