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INDRE-ET-LOIRE — INDULGENCE

d'Indre-et Loire. Les vignobles couvrent près du 17° de sa surface, et donnent annuellement environ 785,000 hectolitres de vins rouges et blancs assez estimés. Les meilleurs viennent des coteaux de la Loire, et surtout des territoires de Vouvray, Bourgueil, Saint-Georges, Langeais, Joué, Bléré, etc. Ses autres productions consistent en blé, seigle, millet, orge, légumes , et en fruits, lin et chanvre. Les belles campagnes du centre donnent surtout une incroyable quantité d'amandes , de poires, de prunes, d’où proviennent les poires tapées et les fameux pruneau x de Tours. On y voit croître en abondance des plantes potagères de toutes espèces, la réglisse, l’anis, la coriandre, le fenouil, l’angélique, le sénegrin; et la vente des fruits cuits y est considérable.

Quoique propres à toutes espèces de produits, ses terres présentent cependant quelque différence dans leurs grandes cultures. C’est ainsi que la Champagne-Tourangelle (entre Tours et l'Indre) est surtout cultivée en blé, et que le Véron, qui s'étend au delà de l'Indre, vers Chinon, ne présente pour ainsi dire qu'un immense verger. La récolte des céréales est au reste à peine suffisante pour la consommation.

Les forêts servent de refuge à des sangliers, des chevreuils et des cerfs ; elles s'étendent principalement des deux côtés de la Loire, et c’est là que l’on remarque celles d’Amboise et de Chinon, en arrière desquelles on trouve celle de Loches, Le hêtre, le chêne, le frêne, l’orme, le châtaignier, en sont les principales essences.

La culture du mûrier est bien déchue depuis la décadence des fabriques de soieries; mais celle du noyer est frès-suivie partout, à cause de l’huile qu’il fournit ; le peuplier orne la plupart des vallées. On livre annuellement plus de 100,000 kilogrammes de bois de bourdaine, qui fournit le meilleur charbon pour la poudre.

Malgré l'étendue des prairies et des pâturages qui couvrent les bords des principales rivières, on ne nourrit guère qu’un quart des bœufs, des veaux et des moutons nécessaires à la subsistance de la population ou aux besoins de l'agriculture et des transports, car on ne se sert que trèspeu de chevaux. Les porcs y sont très-nombreux, et la volaille abondante. L'éducation des abeilles et des vers à soie est assez importante.

Il y existe des mines de fer, des carrières de pierres meulières et de pierres lithographiques, des sources minérales, et, près du Cher, de nombreux blocs de silex, qui fournissent une grande quantité de pierres à fusil. Les bords de Ja Loire sont formés d’un calcaire tendre appelé {uffeau, qui se réduit presque entièrement en salpôtre. Entre Amboise et Tours, les habitants y ont creusé la plupart de leurs habitations.

L'industrie manufacturière de ce département a principalement pour objet la fab#ication de toiles communes et de ménage, de cuirs, de draps et autres étoffes de laine ; le travail du fer et de l’acier, la production du sucre de betterave. Il y a aussi des papeteries, des filatures de laine, et l’on exporte une grande quantité de conserves de porc, connues sous le nom de rillettes de Tours.

Le département est sillonné par de nombreuses voies de communications, trois grandes rivières, le canal de jonction de la Loire au Cher, les chemins de fer d'Orléans à Tours, de Tours à Nantes, de Tours à Bordeaux, de Tours à Vierzon, 6 routes nationa les, 38 départementales et 2,658 chemins vicinaux.

Au nombre des villes et des localités remarquables, nous citerons Tours, chef-lieu du département ; C hkin on; Loches; Amboise; Bourgueil, dans une vallée fertile sur le Doit, avec 3,304 habitants; Bléré, sur la rive gauche du Cher, avec 3,510 habitants; près de cette petite ville s'élève le château de Chenonceaux; Langeais, sur la Loire, où elle a un port. C’est une station du chemin de fer de Tours à Nantes; elle est dominée par un vaste château gothique flanqué de tours, d’une belle conservation; on y

compte 3,450 habitants; Richelieu, ancien village, dont le fameux cardinal fit une ville régulièrement bâtie, dont les rues larses et firées au cordeau aboulissent à une belle place. On y voit nn vaste et magnifique château, avec un parc immense, bâti par l’illustre ministre, On y compte 2,542 habitants; Chdteau-Regnaud, jetite et ancienne ville, avec 3,870 habitants, sur la Brenne; ZLuynes, sur une colline dont le pied est baigné par la Loire; ’Ile- Bouchard, sur la Vienne, avec 1,452 habitants, etc.

INDUCTION, En logique, l'induction est la conclusion générale qu'on tire de plusieurs faits particuliers, ou l’analogie par laquelle on passe d’une proposition générale ou particulière à une suite de propositions générales ou particulières semblables. Les sciences qui reposent principalement sur l’induction se nomnient inductives; elles complent, outre les sciences naturelles, toutes les sciences philosophiques. L'emploi de l'induction ne demande pas toujours , conme dans les sciences qui la comportent, un grand appareil et de longues recherches ; c’est le procédé que nous suivons toutes les fois que nous réduisons nos observations en règles, toutes les fois que nous jugeons de ce qui arrivera dans certaines circonstances par ce qui est arrivédéjà dans des circonstances pareilles. La croyance au retour périodique des saisons et au lever du soleil après une nuit d’un certain nombre d'heures, l'attente des marées, les jugements que nous portons sur la conduite future de nos semblables à raison de leur gonduile passée reposent sur l'induction. Par elle nous alions de ce qui est ou a été à ce qui sera; nous prévoyons l'avenir, et nous nous conduisons en conséquence.

On sait qu’un corps chargé d'électricité statique électrise à distance et par influence, un corps conducteur isolé, En 1831 Faraday découvrit qu'un corps, qui sert de prssage à l'électricité à l'etat dynamique, peut également développer de l'électricité dans un corps co: ducteur voisin et donner naissance à des phénomènes aussi remarquables par les circonstances qui peuvent présider à leur production que par celles qui se rapportent à leur origine. C’est ce qu'on nomme des phénomènes d'induction. Les nouveaux courants électriques qui sont ainsi excilés dans les corpsconducteurs au moment où ces corps s’approchent des courants et au moment où ils s’en éloignent sont des courants d’'induction. Is auraient aussi pu être appelés courants instantanés ou temporaires parce qu'ils ne durent qu’un instant; et courants magnélo-électriques, on électro-élcctriques, parce qu’ils tirent leur origine du magnétisme ou de l’électricité.

L'étude des phénomènes d’induction a ouvert une nouvelle voie aux recherches des physiciens, parmi lesquels nous citerons Henry (1832), Bachhofiner et Sturgeon(1837), de La Rive (1843), Dove, Matteucci, Fizeau (1853), et en quelques années les découvertes se sont succédé avec une rapidité extraordinaire, En 1851 Rubinkortf, habile conshucteur de Paris, a établi l'appareil d'induction le plus puissant que l’on eût vu jusqu'alors : il se compose d’un faisceau de fils de fer de 0®,30 à 0,40 de longueur, sur lequel on enroule d’abord un gros fil de cuivre, qui est le fil inducteur, et sur celui-ci un fil très-fin et de plus de 1,000® de long, qui est le fil induit, Avec celte bobi.e, le. deux pièces importantes de l'appareil sont le » Acotome et le commutateur. Cet appareil a fourni aux physiciens le moyen d'étudier les curieux effets de lumière produits par les courants d'induction, Toutefois les applications de ces machines ont été, jusqu'ici du moins, peu nombreuses en dehors des laboratoires. e

INDULGENCE ( Théologie), rémission de la peine temporelle due au péché, et qui exempte du purgatoire. Quand le pécheur a obtenu de Dieu, par le sacrement de la pénitence, la rémission de la peine éternelle , il lui reste à satisfaire encore la justice divine par une peine temporelle. Jésus-Christ ayant donné aux pasteurs de son Église le pouvoir de remettre les péchés, c’est à eux aussi d'im-

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