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Ambroise est de Boulogne, et celle de Saint-Grégoire est l’ouvrage de Gabriel-François Doyen, que Louis XV
chargea de renouveler ces peintures, parce qu’elles tombaient |
en ruine.
Depuis le 15 décembre 1840, la dépouille mortelle de
Napoléon repose dans une crypte pratiquée au centre ©
de l’église du dôme et à découvert. Le mausolée qui lui a été érigé, exécuté sur les plans de Visconti, en granit rouge de Finlande , est entouré de statues colossales par Pradier ; dans le pourtour de la crypte sont des bas-reliefs de Simart, A l'entrée on voit les tombeaux de Duroc et de Bertrand. La construction de ce tombeau (1843-1853 ) a coûté 4,744,000 fr. :
Les autres parties de l'hôtel, d’un caractère sévère, sont affectées au logement des invalides, aux dortoirs, aux cuisines, avec leurs fameuses marmites, qui contiennent 1,200 livres de viande, aux offices, à l’infirmerie, à la lingerie, à la manutention, aux magasins, etc. Sept cours plantées d'arbres séparent tous ces bâtiments.
L'hôtel des Invalides peut contenir près de 5,000 hommes; et son effectif actuel, malgré la suppression de la succursale d'Avignon en 1850, réduit d’abord à 3,000, n’est plus que de 1,500 hommes. La même nourriture est servie aux officiers, sous-officiers et soldats; mais les officiers mangent à part, et ont seuls le privilège hiérarchique de se servir d’argenterie, donnée par Marie-Louise à l’occasion d2 son mariage. Les capitaines et lieutenants prennent leur repas en commun ; les officiers supérieurs peuvent se faire servir dans leurs chambres. L'entretien de chaque invalide coûte à l’État 1 fr. 80 cent. par jour, et ce. Jui d’un officier 2 fr. 20 cent. Ces vieux braves jouissent ainsi d’une existence paisible et douce et atteignent pour la plupart, quoique criblés de blessures, un âge très-avancé.
INVALIDES CIVILS. Dès le 24 février 1848 le gouvernement provisoire rendait un décret ainsi conçu : « Les Tuileries serviront désormais d’asile aux invalides du travail. » Et aussitôt on écrivait à la craie sur toutes les portes du château : Hôlel des invalides civils. C'était en effet une des pensées à l’ordre du jour de faire pour les blessés et les mutilés de l’industrie ce que l’État faisait pour les glorieux blessés de la guerre, Mais on ne songeait sans doute pas sérieusement à effecter à ce service le vieux palais des rois; par là cependant on en arrétait le pillage et la dévastation. La révolution ne tint pas ses promesses, et la création d’asiles pour les ouvriers invalides demeura, comme tant d’autres, à l’état d’utopie.
Le 8 mars 1855, cependant, l’empereur Napoléon IE rendit un décret en vertu duquel on devait prochainement établir sur le domaine de la couronne, à Vincennes et au Vésinet, deux asiles pour les ouvriers. Ceux qui sortaient des hospices et étaient encore trop faibles pour reprendre leur vie laborieuse y pourraient faire leur convalescence : et ceux qui se trouveraient mutilés dans le cours de leurs travaux y prendraient une retraite définitive. A la dotation de l'asile était affecté un prélèvement de 1 pour 100 sur le montant des travaux publics adjugés dans la ville de Paris et sa banlieue, Les deux asiles ont été bâtis dans les endroits désignés; dépendances du ministère de l’intérieur, ils sont en relation avec l'assistance publique, dont ils reçoivent chaque jour les convalescents évacués des hôpitaux en majeure partie. En 1868 le nombre des convalescents entrés à l'asile de Vincennes a été de 11,640, ayant fourni 188,059 journées de présence; dans celui du Vésinet, destiné aux femmes , il a été admis 6,602 convalescentes, qui ont fourni 123,059 journées de présence. La durée moyenne du séjour a été de scize et de dix-huit jours. Ces deux établissements sont des hospices, mais ils n’admettent pas de pensionnaires résidents, ainsi que le portait le décr:t de fondation, et les hôtels des invalides civils restent encore à créer.
INVALIDES DE LA MARINE, Les invalides de
la marine ne sont pas, comme ceux des armées de terre,