JANSSENS
JANSSENS (ConvéLis), né vraisemblablement en Flandre, se fit à Londres ou à Amsterdam (il mourut dans cette dernière ville, en 1665), la réputation d'un excellent peintre de portraits et d'histoire.
JANSSENS (Vicron-Honoré), né à Bruxelles, en 1664, mort dans la même ville, en 1739, se fit estimer comme peintre d'histoire.
JANSZOON (Lavrens). Voyez Cosren.
.JANTE, pièce de bois courbée qui fait partie de la circontérence d’une roue de voiture (voyez CARRoN).
JANUS, antique divinité des Romains, qui vraisemblablement est d’origine pélasgique. Les Pélasges admettaient l'existence de deux divinités principales, par lesquelles ils personniliaient la nature et sa fécondation, et qu’ils représentaient tantôt comme deux être distincts, du sexe mascutin et féminin, et tantôt comme ne faisant qu’un seul et même être. Les aborigènes de l'Italie ou Latins empruntèrent aux Pélasges cette divinité, représentée tout à la fois comme double et unie, et lui donnèrent le nom de Janus. Ils l’adoraiént comme le dieu des dieux, comme le maître souverain de l’année et de toute destinée humaine, comme le do-
minateur de la guerre et de la paix. On le représentait
avec un sceptre dans la main droite et une clef dans la main gauche, et assis sur un trône éblouissant. On lui donnail aussi deux visages, l’un jeune et l’autre vieux, lun regardant devant, l’autre regardant derrière; symvole qui, suivant quelques auteurs, se rapporterait à la sagesse de Janus qui voit le passé et l’avenir, tandis que suivant d’autres il indiquerait le retour des saisons et des années, ou encore les quatre points cardinaux, car on l’a trouvé quelquefois représenté avec quatre visages ; d’autres veulent y voir une allusion à ses fonctions de gardien en chef des portes du ciel, que lui prête Ovide.
Plutarque explique cette forme d’une double tête qu’on a donnée à Janus en disant que ce fut Janus, qui de Thessalie introduisit l’agriculture dans le Latium, et que c’est pour cela qu’un de ses visages est tourné du côté de la Grèce et Pautre du côté du Latium.
Suivant une autre tradition, Janus aurait été avec l’autre divinité supérieure du Latium, Saturne, confondu en un seul et même personnage, dont ou aurait fait l’un des plus anciens rois des Latins, qui aurait enseigné l’agriculture à ses sujets, leur aurait donné de bonnes lois et aurait introduit parmi eux les usages du culte; enfin, qui aurait bien accueilli Saturne, expulsé du Latium par ses enfants, et qui aurait partagé son trône avec lui. Son règne aurait été l'âge d’or de l'Italie.
Janus présidait à toutes les entrées et à toutes les issues. D’après lui on appelait toute espèce de porte janua, et tout passage voûté et non fermé, Janus. Il était le dieu du jour et de l’année, et ce fut d’après lui que le premier mois de l'année fut appelé januarius , dontnous avons fait janvier. Le premier jour de chaque année, et la première heure de chaque jour lui étaient consacrés; et dans toutes les grandes solennités sacrificatoires, c’éfait toujours par lui qu’on commençait. Romulus lui éleva le temple célèbre que, d’après l’ordre de Numa, on ouvrait au début de chaque guerre, qui restait ouvert tant qu’elle durait, et qu’on ne fermait que lorsque la paix était rétablie dans toutes les contrées soumises à Rome; ce qui n’arriva que trois fuis dans l’espace de sept cents ans; à savoir sous Numa luimême, après la première guerre punique, et sous Auguste.
JANUS BROURUSIUS. Voyez BROEKHUYSEN.
JANVIER , premier mois dé l’année. Sa dénomination rappelle encore que les Romains l’avaient consacré au dieu Janus, à qui ils offraient des sacrifices le 1° et le 8. Cependant le 1°", comme tous les autres premiers du mois, était encore sous ia protection de Junon. Janvier avait bien d'autres fètes : le 9, les Agonales;le 11, les Carmentales; le 17, les Jeux Palatins ; le 24, la fête des Semailles; le 27, consacré à Castor et Pollux ; le 29, les Équiries; le 30, les Pacalies ; le 31, dédié aux dieux Pénates,