KALMOUCKS — KAMA
Cette généalogie ferait, comme on le voit, remonter Porigine de la famille Bonaparte à celle des derniers empereurs grecs de Constantinople. Mais elle ne soutient pas la critique. Quand le père de Napoléon, pour le faire admettre à l’école militaire de Brienne, dut fournir ses preuves de noblesse, il envoya un dossier qui fut soumis alors à un examen sévère, et qui fut déposé depuis aux archives impériales. Charles Buonaparte y fait remonter authentiquement sa généalogie jusqu'à Francisco Buonaparle, onzième ascendant de Napoléon , et qui vivait en Corse en 1567, c’est-à-dire plus de cent trente ans avant l'arrivée en Corse de la petite co lonie grecque dont il est question au commencement de cet article, et par conséquent avant l'apparition des Xalomérides issus de la famille Comnène.
RALOUGA, gouvernement de la Russie d'Europe constitué dès 1776 , sous le règne de l’impératrice Catherine la Grande, et divisé aujourd’hui en onze cercles, comptait en 1863 une population de 964,740 halilants, sur une superficie de 395 myriamètres carrés, ce qui donnait une moyenne de 2,443 habitants par myriamètre carré, et permet dès lors de le classer parmi les gouvernements relativement les plus peuplés de l’empire russe. Il est entouré par les gouvernements de Moscou, de Smolensk, de Toula et d’Orel : la grande activité commerciale et industrielle qui y règne y a développé un haut degré de prospérité. On y compte en effet environ 200 manufactures, occupant près de 30,000 ouvriers. Les produits des différentes verreries, fonderies de fer, manufactures de soieries , d’étoffes de laine et de coton, de draps et d’eaux-de-vie de grains , sont d’une qualité remarquable. Le gouvernement de Kalouga , l'un des plus fertiles de tout l'empire, offre partout l’aspect de la plus luxuriante végétation et d’un grande prospérité matérielle. Son principal cours d’eau est l’Oka, dont les pêcheries ont de l'importance. Ses nombreuses forêts abondent en gibier de toutes espèces. Les rossignols de Kalouga jouissent aussi d'une grande réputation , et on les paye des prix fort élevés dans les diverses grandes villes de l’empire. L'élève du bétail et l'éducation des abeïlles y sont pratiquées sur une large échelle, et amélioration de la race chevaline a été dans ces derniers temps l’objet des plus louables efforts de la part des propriétaires de haras. La population est presque exclusivement russe, et la religion grecque est aussi celle qui y domine, car on n’y compte guère que quelques centaines de dissidents.
Le Qu à de ce gouvernement, KaLougaA, situé à l’embouchure de la Kalonschka dans lOka, a une population de 34,668 habitants ( 1863), dont la principale industrie consiste dans la fabrigation des huiles, des cuirs, des toiles à voiles et du vitriol, dans le raffinage des sucres et dans un commerce considérable en huiles, fruits, grains, légumes et miel. Elle est le siége d’un évêché grec; et on y trouve trente-six églises, une école forestière, un séminaire, une société littéraire, un gymnase, une maison d'éducation à l'usage des enfants de pauvres gentilshommes , quatorze écoles primaires, ainsi que divers établissements de bienfaisance.
KRAMA , appelé aussi le Pelil Volga, l'un des affluents les plus considérables du Volga, prend sa source, par le 50° degré de latitude nord, dans les monts Oural, où il devient navigable pour des barques d’un faible tirant d'eau, traverse, en décrivant de nombreuses sinuosités, les gouvernements de Wijætka et de Perm, forme ensuite pendant longtemps les limites entre les gouvernements des Wijætka et d'Orenburg, et après un cours de 1,197 myriamètres, vient se jeter dans le Volga, par 55 degrés de latitude nord, dans le gouvernement de Kasan, non loin des ruines de Bolgary, ancienne capitale des Bulgares. Le Kama l'emporte sur la plupart des grands fleuves de l'Europe occidentale sous le rapport de l'étendue de son parcours, le la largeur de son courant et du volume de ses eaux, ainsi que de sa navigabilité, qui commence à peu de distance de sa source. Il a pour affluents principaux la Wjælka, la