PAM
nommé Triton, donnait h ceux qui s’y baignaient neuf fois, le plumage d’un oiseau et la faculté de voler.
PALLEPÎEUS , géant tué par Minerve dans l’Attique.
PALLORIENS, prêtres saliens destinés au service de la Pâleur, compagne de Mars. Ils lui sacrifiaient un chien et une brebis.
PALME , branche ou rameau de palmier , symbole de la fécondité , de la durée de l’empire , et de la victoire.
PALMUS , capitaine troyen, renversé par Mézence, qui lui enleva ses armes.
PALMYS , fils d'Flippotion , vint d’Ascanie avec ses frères au secours de Troie.
PALMYTÉ ou PALMYTIUS , divinité égyptienne.
PALOMANTIE, divination analogue à la rhabdomantie, ou divination par les baguettes. Rac. pallein, agiter.
PAMBÉOTIES , fêtes de Minerve à Coronée, où les Béotiens se rendaient en foule. Rac. pas , tout; Boilia, Béotie.
PAM1SUS, fleuve de Messénie , à qui l’on rendait les honneurs divins.
PAMMELES , qui veille à tout; nom d'Osiris , symbole du soleil. Rac. pas , tout; melein , avoir soin.
PAMPHAGIJS, qui dévore tout; surnom de Bacchus.
PAMPHÈDE ou PÉPHRÉDO , fille de Phorcus et de
Céto.
PAMPHILA, fille d'Apollon. On lui attribue l’invention de l’art de broder en soie.
PAMPHILE S , fils d’Égyptus, tué par la Danaïdc Démophilc.
PAMPHOS, poète athénien, le premier qui ail composé un hymne en l’honneur des Grâces.
PAMPIEYLE , fille de Rhacius et de Manto.
P AMPliYLOGE , femme de l’Océan, en eut deux filles, Asia ctLibya.
PAN
PA M Y LA ou PAMY'LIE , femme de Thèbcs, sortant du temple de Jupiter, entendit une voix lui annoncer la naissance d’un héros qui devait faire un jour la félicité de l’Egypte. C’était Osiris , dont elle fut la nourrice , et qui depuis justifia cet oracle.
PAA1YL1ES , fêles en l’honneur d'Osiris, instituées en mémoire de sa nourrice Pamyla.
PAN , un des huit grands dieux , ou dieux de la pre- t niière classe chez, les Egyptiens, qui l'honoraient d'un culte particulier, mais qui ne lui immolaient ni chèvres ni houes , parce qu’ils donnaient à ses images la face et les pieds de cet animal , adorant sous ce symbole le principe île la fécondité de la nature. Les Grecs le disaient fils . ou de Jupiter et de la nymphe Thymbris, ou plutôt de Mercure cl de Pénélope. Pan était principalement honoré en i Arcadie, où il rendait des oracles célèbres. On lui offrait en i sacrifice du miel et du lait de chèvre. On le représente ordinairement fort laid , le visage enflammé , les cheveux et la barbe négligés, avec des cornes , . une peau de chèvre étoilée sur l'estomac, et le corps do bouc, depuis la ceinture jusqu’en lias ; enfin ne différant point d’un Faune ou d’un Satyre. Il tient souvent une houlette, comme dieu des • bergers . et une flûte h sept tuyaux , qu’on appelle la flûte de Pan. parce qu’on l’en croit l’inventeur. On le disait aussi dieu des chasseurs.
PANACEE, fille d’Esculape cl d’Épione, honorée comme une déesse , présidait à la guérison de toutes sortes de maladies. Rac. pÊt , tout ; akeisthai, guérir.
PANACHÉENNE. surnom sous lequel Cérès avait umj temple à Égium en Achaie.
PANAC'HÉIS. protectrice ile tous les Adiécns ; Mi nervi honorée en Achaïc.
P A N AGEE, Diane qui changeait d’habitation et de figure
PAN
PANAPEMON , innocent , qui ne fait aucun mal; épithète d'Apollon. Rac. pèma, perte.
PANARTUS, de panais. Jupiter avait sons ce nom , dans le Forum, une statue ,'en mémoire du pain que les soldats du Capitole jetèrent au camp des Gaulois, pour leur montrer qu'ils ne manquaient pas de vivres.
PANATHENEES, grandes fêtes de Minerve. On y recevait tous les peuples de l’Attique , suivant les vues politiques de Thésée , afin de les habituer à prendre Athènes pour la patrie commune. Ces fêtes , dans leur simplicité et leur première origine, ne duraient qu’un, jour; mais ensuite la pompe s’en accrut, et le terme en devint plus long. On établit alors de grandes et de petites
Panathénées. Les grandes se célébraient tous les cinq ans , le 25 du mois Hécatombæon , et les petites tous les trois ans , ou plutôt tous les ans , le 20 du mois Thargélion. On proposait à ces fêtes des prix pour trois sortes de combats. Le premier qui se faisait le soir, et dans lequel les athlètes portaient des flambeaux, était ordinairement une course à pied: mais, depuis, elle devint une course équestre. Le deuxième combat était gymnique, c'est-àdire que les athlètes y combattaient nus. Le troisième, iustitué par Périclès , était destiné à la poésie et à la musique. Les Romains les célébrèrent à leur tour.
PA N CARPE, sacrifice où les Athéniens offraient toutes
sortes de fruits. Rac. harpos . fruit.
PANCLADIES, fête rhodicnne , au temps de la taille de la vigne. Rac. klados , rameau.
PANCRATÉS ou PANTOCRATOR, tout-puissant; surnoms de Jupiter. Rac. kralos, force, puissance.
PAN CRATION , exercice violent qui faisait partie des anciens jeux publics. C’était un composé de la lutte et du pugilat. On appelait les athlètes Panerai iastes ou Pam-
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maques, et ils pouvaient chercher à sc vaincre par toutes sortes de moyens.
PANCRAT1S, PANCRATO, fille d’Aloiis et d’Iphimédic, soeur des fameux Aloïdes.
PANDA ou PANTICA. Les Romains avaient deux divinités de ce nom. La première, pour qui l'on avait une grande vénération , était ainsi nommée parce qu’elle ouvrait le chemin. C'était la déesse des voyageurs. La deuxième était la Paix , appelée ainsi parce qu elle ouvrait les portes des villes.
P A NI) ARE. fils de Lycaon, blessa Ménélas . et l'eût tué si Minerve n'eût détourné le coup ; mais enfin il tomba sous les coups de Diomède. — 2. l'ils d’Alcanor et d'Hiéra, et frère de Bitias. yirgile qui lui donne une taille colossale , le peint appuyant ses larges épaules contre les portes du camp troyen , qu'il fait tourner sur leurs gonds, pour empêcher les Rotules d'y pénétrer. Mais il a le malheur d'y enfermer Turnu* , qui l’eny pie bientôt rejoindre son frère. — 3 Fils de Mérops, eut trois filles, Mérope, Cléothèrc et Aédnn. Vénus, touehée de pitié de les voir orphelines, prit soin tic leur éducation. Les autres déesses les comblèrent à l’envi de leurs faveurs; et quand elles furent nubiles, Vénus remonta au ciel pour prier Jupiter de leur accorder un heureux mariage Mais, en l'absencede Vénus, les Harpyies enlevèrent ces princesses, et les livreront aux Furies. " ^
PANDÉE , fille (l’Hercule Indien . donna son nom a un État . le seul de l'Inde qui fût régi par les femmes. — 2. Fille de Saturne et de la Lune , douée d une rare beauté.
PANDÉMON . la même fête que les Athénées, avait pris ce nom du concours de peuple qui sc rassemblait pour la célébrer.
PANDÉMOS, Vénus la vulgaire, avait une statue à
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Thèbes , ainsi qu’à Élis , où elle était assise sur un bouc.
PANDÉMUS ; ce nom de l’Amour , commun aux Grecs et aux Égyptiens, s’appliquait à celui des deux Amours qui inspire des désirs grossiers.
PANDERKÉS, qui voit tout ; épithète d’Apollon. Rac. clerhein, avoir l’œil perçant.
PANDICULES, jours auxquels on sacrifiait, à tous les dieux en commun. On les nommait aussi Communicarii.
PANDIES , fête en l'honneur de Jupiter , instituée par Pandion.
PANDION , fils d’Érichlhonius , succéda à son père suile trône d’Athènes , et mourut de chagrin de l'insulte faite à sa fille Philomèle par Téréc. — 2. Fils de Cécrops 2, monta sur le trône d’Athènes , après la mort de son père , et régna cinquante ans. — 3. Fils d’Égyptus, tué par son épouse Callinice. — 4. Fils de Planée et de Cléopâtre. Son père , irrité par les calomnies de sa belle-mère , lui creva les yeux.
PANDION1DES, descendans de Pandion.
PANDOCUS , capitaine troyen , blessé par Ajax.
PANDORE, première femme. Jupiter, irrité contre Prométhée de ce qu’il avait eu la hardiesse de faire un homme et de voler le feu du ciel pour animer son ouvrage , ordonna à Vulcain de former une femme du limon de la terre , et de la présenter à l’assemblée des dieux. Minerve la revêtit d’une robe d’une blancheur éblouissante, lui couvrit la tète d’un voile et de guirlandes de (leurs qu’elle surmonta d’une couronne d’or. En cet état, Vulcain l’amena lui-mème. Tous les dieux admirèrent cette nouvelle créature , et chacun voulut lui faire son présent. Minerve lui apprit les arts qui conviennent h son sexe, Vénus lui donna la beauté, Mercure l’éloquence; enfin , tous les dieux lui ayant fait des présens , elle en
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reçut le nom île Pandore. Rac. pds , tout ; i foron , ilonj Pour Jupiter, il lui donna une boite bien elose, et lui ordonna de la porter h Prométhéc. Celui-ci , se défiant de quelque piège , ne voulut recevoir ni Pandore ni la boite, et recommanda bien à Epiméthéede ne rien recevoir de la part de Jupiter. Mais, à l’aspect de Pandore, tout fut oublié. Épiméthée devint son époux ; la boite fatale fut ouverte, et laissa échapper tous les maux et tous les crimes dont le déluge a depuis inondé l’Univers. 11 n’y retint que l'Espérance, qui était près de s’envoler, et qui demeura sur les bonis. — 2. Mère de Deucâlïon. — 3.
La terre , qui fournit à tous nos besoins. — 4. Fille d'Erechlhée.
PANDORUS, fils d’Érechthée, roi il’Attique , et de Uiogénéa, frère de Cécrops et de Méthon , gouvernait l'Eubée.
PANDROSE , la troisième des filles de Cécrops. Minerve lui confia un jour à elle et h scs sieurs un dépôt, et seule elle demeura fidèle à la déesse. En récompense de sa piété , les Athéniens lui élevèrent , après sa mort , un temple auprès de celui de Minerve, et instituèrent une fête en son honneur , nommée Pandrosie.
PARDYSIE, réjouissances publiques en Grèce , dans -I la saison où l'on ne pouvait plus tenir la mer.
PAN EG Y RIS , fête ou foire cher, les Grecs, à laquelle se rendaient tous les peuples voisins , et où l’on célébrait' des jeux.
PANES, les Satyres qui reconnaissaient Pan pour leur chef. C'étaient les dieux îles chasseurs, des bois et des champs.
PANHELLÉN1ES , fêles en l’honneur de Jupiter, instituées par JÉacus , auxquelles toute la Grèce devait participer.
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PANHELLÉnIUS , Jupiter , protecteur de toute la Grèce.
PANUELLINON, surnom de Bacchus.
PANIA, Minerve, honorée à Argos.
PANIONlES,fête annuelle, en l’honneur de Neptune, qui réunissait les Ioniens.
PANIONIUM , ville sacrée sur le mont Mycale , où les Ioniens se rassemblaient.
PANIQUE (terreur). Les Grecs ont attribué à leur Pan l’origine de cette terreur subite dont la cause est inconnue ; mais , suivant d’autres , les Pans et les Satyres , effrayés de la mort d’Osiris massacré par Typhon , firent retentir les rivages du Nil de leurs hurlemens , et depuis on appela terreur panique celte frayeur subite et vaine qui surprend.
PANISQUES, petits Pans ; dieux champêtres que l’on croyait tout au^plus de la taille des pygmées.
PANOMPHEE, Jupiter, adoré de tous les peuples, h chacun desquels il rendait des oracles dans leur propre langue. Rac. omphè , voix.
PANOPE , Néréide recommandable par sa sagesse et par l’intégrité de ses mœurs. — 2. Fille de Thésée , mariée a Hercule , eut de lui un fils qui prit le nom de sa mère. — 3. Sicilien , compagnon d’Aceste , un des concurrens aux prix de la course proposés par Énée.
PANOPEE, père d’Églé que Thésée épousa. — 2. Fils de Phocus et d'Astéropée, Phocéen, donna son nom à la ville de Panope, accompagna Amphitryon dans la guerre contre les Télébœens, et assista à la chasse du sanglier de Calydon.
PANOPTES, qui voit tout; surnom de Jupiter. Rac. optomai, je vois.
t> PANOTHEE , prétresse d’Apollon , vivait du teins
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