‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducation (volume 2)Chapitre 101 sur 267 · PAP · texte numérisé non relu

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«l'Abas ou d' A crise. Ou lui attribue- l'invention des vers héroïques.

l’AÎNTllÉE, fils d'Otrée, prêtre d’ Apollon, périt la dernière nuit de Troie sous les yeux d'Énée.

PANTÜEES, divinités ornées des symboles de plusieurs divinités réunies. •

PANTHEOH, temple en l'honneur de tous les dieux. Le plus fameux de tous les édifices de ce genre est celui qui fut élevé a Home par les soins d’ Agrippa , gendre d Auguste. Quoique ce temple fût consacré à tous les dieux, il était cependant particulièrement dédié h Jupiter le Vengeur. Athènes sc vantait aussi d’en posséder un qui ne le cédait pas de beaucoup à celui d Agrippa.

PANTHÈRE, animal favori de Bacchus , parce que des nourrices de ce «lieu avaientété changées en panthères, ou parce que cet animal aime les raisins.

PANTHIt S. fils d’Égyptus.

PANTHOÏDES , Euphorbe, fils de Panthus , que Pyihatfore prétendait avoir été au siège de Troie.

PANTI1 1 S . pèrcd'Euphorbe. — 2. Père dePolydamas.

PAON (/'. J ixoN • ) Un paon qui étale scs plumes, sy mlxde de la vanité. Sur les médailles , le paon désigne la consécration des princesses, comme 1 aigle celle «les princes.

PAPA , surnom d'Atys.

PA P11I A, surnom de Vénus. Le type représentatif de la Vénus Paphienne était une pierre taillée en borne-

P APIIL AGONIES, ruisseau formé du sangdoMemnon, tué par Achille. Il coulait au pied du mont Ida.

PAPHOS , ville de l ilc de Chypre , plus particulièrement consacrée à Vénus qu<‘ le reste de 1 ile. Le temple, qu'elle y avait était de la plus grande magnificence. Les ministres de ce temple n'immolaient point de victime»; le sang ne coulait jamais sur leurs autels ; on n’y bridait

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que de l'encens , et la déesse n'y respirait que l’odeur des parfums. Elle y était représentée sur un char conduit pâlies Amours , et tiré par des cygnes et des colombes.

PAPHUS , fils de Pygmaltan et d’une statue d'ivoire , bâtit Paphos , et lui donna son noua. — 2. Fils de Cinyre.

PAPILLON, symbole de l’étourderie, de la légèreté et de l'inconstance. L’Amour et les Plaisirs sont souvent représentés avec des ailes de papillon. Chez les anciens , il était aussi le symbole de l ame , en grec psyché.

PAPPÉE, le Jupiter des Scythes, dont la Terre était la femme.

PAPPOSILÉNLS , aïeul de Silène , était représenté avec une barbe touffue qui lui fermait la bouche, et un visage effrayant qui lui donnait plus l’air d’une bête que d'un homme.

P APREMIS , ville d’Égypte, où Mars était, honoré d’un culte particulier.

PARALOS , vaisseau sacré d’Athcnes , objet d une vénération singulière , et qui n étail employé que pour des affaires importantes d’État ou de religion. — 2. Vaisseau sur lequel Thésée , vainqueur du Minotaure, ramena dans sa patrie les jeunes filles que cc monstre devait dévorer.

PARALL'S , héros qui passait pour avoir le premier navigué sur une galère ou vaisseau long.

PAR AM MON , surnom sous lequel les Éléens faisaient des libatibns en l’honneur de Mercure , dont le temple était placé dans une campagne sablonneuse.

PARANÉTÉ , la sixième corde de la lyre dédiée h Jupiter.

PARASITES, ministres subalternes des dieux, qui ramassaient et choisissaient les fromens destinés au culte. Delà parasite, qui a soin du blé. Rae. para, à côte, et silos , froment.

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PARASÏTION , lieu où l'on enfermait les grains offerts aux dieux.

PAR ASTATÈS.yiieoruù/e; surnom d'Hercule. Hac. paristhêmi , ailsum.

PARI) ALI DE. peau de panthère, que portent souvent Bacchus et ceux de sa suite , au lieu de la nébridc ou peau de faon.

PARDON. Çoclun le symbolise par un homme blessé à la poitrine, qui lève les yeux au ciel et brise une épée. y. Clémence.

PARKA . surnom de Minerve.

PARKBRES , ou SYN110DES , hommes qui après leur mort étaient mis au rang des dieux.

PARENTALES , solennités et banquets que les anciens faisaient aux obsèques de leurs parens et amis. On n‘y servait presque que des légumes.

PARESSE, divinité allégorique, fdle du Sommeil et de la nuit. Elle fut métamorphosée en tortue, pour avoir écouté les flatteries de Vulcain. On la peint à peu près comme la Nonchalance, y. ce mot.

PARHYPATE, deuxième corde des sept de la lyre dédiée à Mercure.

PAR1LIES. y. PALILIES.

PARIS , ou Alexandre, fils de Priam et d'IIécube. Sa mère, grosse de lui, songea qu’elle portail dans son sein un flambeau «pii devait un jour embraser l’empire troyen. Les devins consultés répondirent que l'enfant dont la reine devait accoucher causerait un jour l’embrasement de Troie. Sur cette réponse, Priam donna Pâris , aussitôt après sa naissance, à un de ses domestiques pour s’en défaire. Hécnbe le déroba , et le confia à des bergers du mont Ida. Bientôt le jeune pasteur se distingua par sa bomie mine, par son esprit et par son adresse, et se fit •

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aimer d’OEnone , qu’il épousa. Aux. noces de Thétis et de Pelée, la Discorde ayant jeté sur la table la fatale pomme d’or avec l’inscription, A la plus belle, Junon, Minerve et Vénus la disputèrent, et demandèrent des juges. Jupiter envoya les trois déesses , sous la conduite de Mercure, sur le mont Ida, pour y subir le jugement de Pâris. Junon promit le pouvoir et la richesse ; Minerve , le savoir et la vertu ; et Vénus , la possession de la plus belle personne de l’univers. Cette promesse et la beauté supérieure de Vénus lui firent adjuger la pomme, et, dès ce moment, Junon et Minerve, confondant leur ressentiment, jurèrent de se venger, et travaillèrent de concert à la ruine des Troyens. Quelque tems après, Priam ayant annoncé des jeux funèbres , Paris se rendit à Troie , combattit ses frères , et les vainquit. Puis, ayant montré les langes avec lesquels il avait été exposé , il fut reconnu par Priam , qui le reçut avec beaucoup de joie; et croyant que l’oracle était faux , parce que Péris avait atteint les trente ans avant lesquels il devait, causer la perte de sa patrie, le fit conduire au palais. Dans la suite, son père l’envoya en Grèce, pour recueillir la succession de sa tante Hésionc. Dans le voyage, il devint amoureux d’Hélcne, et l’enleva. Durant la traversée, le vieux Nérée lui prédit les malheurs qui seraient la suite de cet enlèvement. Pendant le siège de Troie , il combattit contre Ménélas , fut sauvé par Vénus, et refusa de rendre Hélène aux termes delà convention qui avait précédé le combat ; blessa Diomède , Machaon , Anlilochus, Palamède, et tua Achille. y. sa mort h l’article OEkone.

PARIS. Bouchardon , dans l’exécution de la belle fontaine de la rue de Grenelle, a représenté celte ville sous la forme d’une belle femme, assise sur une proue de vaisseau, avec une couronne de tours sur la tête et un sceptre à la

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main. Elle regarde avec complaisance la Seine et la Marne, qui , couchées à ses pieds , paraissent se féliciter de conlribuer à l'ornement et à l’abondance de la grande ville qu'elles baignent de leurs eaux.

PARISIES , fêtes que les femmes enceintes célébraient dans leurs lits. Rac. parère . mettre au monde.

PARll’S, fils de Jasion , fondateur de Parium, ville de l'Asie minciu-c.

PARAASSA. Mars la rendit mère d'une fille appelée Sinopc.

P A R. TASSE, la plus haute montagne de la Phocide, avait deux sommets fameux , dont l'un était consacre a Apollon et aux Muscs, et l'autre h Bacchus- Les anciens la croyaientplacée au milieu de la terre, ou plutôt de la Grèce.

PA R A ASSIA . Thémis, surnom pris d’un temple qu'elle avait sur le Parnasse.

PARA ASSIDES , les Muses; du Parnasse sur lequel elles faisaient leur résidence ordinaire. JL

PAR A ASSliS , prince qui bâtit une ville près du mont Parnasse , était fils de la nymphe Cléodoreelde Neptune. On lui attribue l'invention de l'nrt des augures par le vol I des oiseaux.

PAR A Émirs, surnom de Jupiter, sur le mont Parues, dans VAttique , où il avait une statue de bronze.

PARAOPIL S, Apollon honoré dans l’Attique ; de Purnopes , sauterelles : le dieu en délivra le pays.

PAROLE. Elle était honorée comme une divinité chez les Romains.

P ARORELS , fondateur de Parorie , ville de l’Arcadie.

PAROS . fils de Jason. — 2. De Parrhasius. L’un des deux donna son nom à Pile de Paros, dans la mer Egée.

PAROLES , filles de l'Érèbe et de la Nuit, trois sœurs, que les anciens croyaient présider à la vie et à la mort.

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Maîtresses du sort des hommes, elles en réglaient les destinées.: tout ce qui arrivait dans le monde était soumis à leur empire; et ce pouvoir ne se bornait pas h filer nos jours , car le mouvement des sphères célestes et l'harmonie des principes constitutifs du monde étaient aussi de leur ressort. Elles habitaient un palais où les destinées de tous les hommes étaient gravées sur le fer et sur l’airain. Les’ Parques filaient de la laine , dont la couleur désignait le sort des mortels soumis à leurs décrets. La noire annonçait une vie courte et infortunée ; la blanche, une existence longue et heureuse. Clotho tenait la quenouille , Lacliésis tournait le fuseau , et Atropos coupait le fil avec des ciseaux. Leur nombre a toujours paru une allégorie ingénieuse des trois divisions du tems. Celle qui filait figm^it le présent; celle qui tenait les ciseaux représentait l’avenir ; et la dernière dont le fuseau était rempli, était le symbole du passé. LcsfGrecs et les Romains rendirent de grands honneurs aux Parques , et les invoquaient ordinairement après Apollon, parce que, comme ce dieu, elles présidaient à l’avenir. On leur immolait tous les ans des brebis noires comme aux Furies ; et , entr’autres cérémonies, les prêtres étaient obligés de porter des couronnes de fleurs. Les anciens les représentaient en déesses, sous la forme de trois femmes au visage sévère, accablées de vieillesse , avec des couronnes faites de gros flocons de laine blanche , entremêlée de fleurs de narcisse. D’autres leur donnent des couronnes d'or ; quelquefois une simple bandelette leur entoure la tête. Une robe blanche . bordée de pourpre, leur couvre tout le corps. V. Atropos, Clotho, Lachésis , Librarjæ, Matræ , Matres , Normes.

PARKA, oiseau de mauvais augure.

PARRHAS1E , ville de l'Arcadie, dont les habilans allèrent au siège de Troie.

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P ARR11AS1S , surnom de Calisto, (la grande Ourse) , de la ville d'Arcadie , où elle était née.

P ARRIl AS1HS , Apollon honoré sur le mont Lycee.

— 2. Fils de Mars et de Philonotné , et frère de Lycaste, fut nourri avec lui par une louve. —3 Fils de Lycaon , .

bâtit la ville de Parrhasi» en Arcadie. .

PARTES, déesses dont l'une, nommée Nona, était invoquée par les femmes grosses dans le neuvième mois ; et l'autre . Décima , lorsqu'elles allaient au dixième

PARTI! AON, père d'OEnée, roi de Çalydon.— 2. 1 en*

d’AlcatnoùSjun des poursuivanjd Hippddunue. — 3. 1 1 s

de Périphcte , et père d'ArisUS.

PARTUAONIA DOMIIS , la maison de Melcagre.

P VRTHÉME .gard-nt un jourav^f sa sœur Molpad.e, le Vin de leur père Stapl.yle (grappe deraum), don nouvellement fait au* hommes , vint à s eudorm.r. Durant leur sommeil , des pourceaux brisèrent le vase et repandirent le vin* A leur réveil , craignant 1 humeur violente ,|t- leur père . les deux sœurs se jetèrent dans la mer. Apollon, en considéi ation de leur sœur Hl.oio ( / . Huoio ), le» recul dans leur chute , et les transporta en deux villes différentes de la Chersonè.c , Parthénie a llubas.e ou elle, avait son temple et son culte , et Molpadie a Casta u 2. Minerve. Les Athéniens honoraient sous ce sunioma 3 Junou, à qui tous les ans la fontaine de Lanalho.

rendait sa virginité. — 4. Diane.

P VRTHÉNiES , hymnes composes pour des chœurs jeunes filles qui les chantaient dans certaines fêtes sole..

P ARTH ENIOW , plante que Minerve montra b Pendes pour guérir un oitv rier tombé d'un échafaud. C est la ma

P ART H EN 111 S, fleuve de l'Asie mineure, sur les bordé

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duquel Diane était honorée. — 2. Fleuve de la Sarmatie d’Europe , qu' Ovide désigne par l’épithète de rapax. — 3. Capitaine troyen, terrassé par Rapon, un des chefs latins.

PA.RTHENOI, les vierges; nom commun aux filles d’Érechthée, d'Hyacinthe et de Léus , lesquelles, à des époques différentes , se sacrifièrent pour les Athéniens.

PARI HENON , temple de Minerve , situé dans la citadelle d’Athènes, rebâti, sous Périclès, par deux fameux architectes ,Callicrate et Ictinus.

PARTHENOPE, une des Sirènes, après s’étre précipitée dans la mer, de désespoir de n’avoir pu charmer Ulysse, aborda en Italie, où l'on trouva son tombeau en Bâtissant une ville appelée de son nom Parthénope. Cette # ayant été ruinée, fut rebâtie sous le nom de Néa-

polis, aujourd’hui Naples.

PARTHÉNOPE, fille de Stymphale, eut d’Hercule un fils , Everrès. — 2. Épouse d’Océanus , eut de lui deux filles, Europe et Thrace.

PARTHENOPÉE , fils deMéléagre et d’Atalante ; selon d’autres , de Mars et de Ménalippe, un des sept chefs de l’armée des Argicns devant Thèbes. — 2. Fille d’Ancée et deSamia , eut d'Apollon un fils nommé Lycomède.

PARTHÉNOS , fille d’Apollon et de Chrysotliémis , mourut jeune, et fut placée par sou père dans la constcltalion do la Vierge.

PARTH1E, région de l’Asie, anciennement, occupée par les Paithcs, est désignée sur les médailles par une femme habillée à la mode du pays, et chargée d'un arc et d’un carquois.

PARTIALITE , fille de la Nuit et de l’Érèbe. Cochin

exprime par une femme dont l’œil droit est couvert d’un v, ne eau , et dont la main , s’appuyant sur une balance Tom. u.

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