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luites étaient appelées voix divines lorsqu'on en ignorait l’auteur, et voix humaines lorsqu’on le connaissait, et qu’elles n’étaient pas censées venir immédiatement des dieux. 2° Les tressaillemens de quelques parties du corps ; principalement du cœur, des yeux et des sourcils. 3° Les t inlcmens d’oreilles, et les bruits que l’on croyait entendre. 4° Les éternumens. Ce présage était équivoque , et pouvait être bon ou mauvais , suivant les occasions. C’est pourquoi l’on saluait la personne qui éternuait , et l’on faisait des souhaits pour sa conservation , dont la formule était Jupiter te conserve’, et cela afin de détourner ce qu'il pouvait y avoir de fâcheux. 5» Les chutes imprévues. Si l'on hcurtaitle pied contre le seuil de la porte en sortant, si l'on rompait le cordon de ses souliers , ou qu'eu se levant de son siège , l’on se sentit retenu par la robe, tout cela était pris pour mauvais augure. C° La rencontre de certaines personnes et de certains animaux. 7» Les noms. On employait avec soin dans les cérémonies de la religion , et dans les affaires publiques et particulières , les noms dont la signification marquait quelque chose d agréable.
PRÉTENDAIS , princes qui prétendirent à la main d'Hippodamie , d'Hélène et de Pénélope.
PRÊTRES DES ROMAINS. Us étaient distingués en deux classes. Les uns n’étaient attachés h aucun dieu en particulier ; mais ils offraient des sacrifices à tous les dieux : tels étaient les pontifes , les augures , les quiudécemvirs , qu’on nommait Sacris Jacmndis; les auspices , ceux qu on appelait Praires arvales; les curions, les seplemvirs, nommés Épulones ; les féciaux; d autres à qui on donnait le nom de Sodales litienses ; et le roi des sacrifices , appelé Rex sacri/iculus. Les autres prêtres avaient chacun leurs divinités particulières , tels que les flamincs , les saliens ; ceux appelés Luperci, Pinarii , Potitii , pour Hercule,
d'autres nommés aussi Galli, pour la déesse Cybèle; et enfin les vestales.
PRETRESSES. Les anciens qui avaient des femmes pour divinités ne pouvaient manquer d’en avoir pour prêtresses. Les plus célèbres étaient celles qui rendaient des oracles. V. Pïtiiokisses , Dacchaktes , Vestales, etc. En certains endroits on prenait de jeunes personnes qui n’avaient contracté aucun engagement; ailleurs on revêtait du sacerdoce des femmes mariées.
PREUGÈNE, fils d'Agénor, averti en songe d'enlever deSparte la statue de Diane-Limnatis, l’emporta à Mésoce, en Aeliaie , où il fit bâtir un temple à la déesse. On lui rendait les honneurs héroïques.
PREUX, c'est-à-dire vaillant; les princes qui entreprirent deux fois le siège de Tlièbes , à la tête desquels était Adraste, roi d’Argos.
PREVENTION. U. Picard Y & caractérisée par un vieillard obstiné qui se bouche les oreilles.
PRÉVOYANCE. I .es anciens lui ont souvent donné deux visages, comme à Janus, pour nous faire entendre que la connaissance exacte du passé mène à la prévoyance tle l’avenir.
PRIAM . fils de Laomédon, emmené en Grèce avec sa sœur Hésione, par Hercule, fut racheté dans la suite : de là le nom de Priam; priasthai, racheter. Ce prince rebâtit Troie qu’Hercule avait ruinée, et étendit les limites de son royaume, qui devint très-florissant. Pàris , un de sesenfans, ayant enlevé Hélène, les Grecs allèrent assiéger les Troycns dans leur ville , qu’ils prirent et détruisirent entièrement. La nombreuse famille de Priam périt avec ce prince infortuné , et tous ses enfuns eurent un sort funeste. Priam fut tué par Pyrrhus, au milieu de ses dieux. On sait que ce roi avait eu beaucoup d’enfans de
ses femmes et de ses maîtresses. D'Hécube , sa seconde femme , il eut Hector , Pâris, Déiphobe, Hélénus, Polîtes, Anliphus, Hipponoïis, Polydore, T rode, et Creuse, femme d’Énée, Laodice, Polyxène , et Cassandrc. Homère le peint comme un prince sage , équitable , poli , mais aveu- ’glé par sa faiblesse pour son fils Pâris. — 2. Fils de Poli tes , et petit-fils du précédent, compagnon d Énée.
PRIAMEIS, Cassandre, fille de Priam.
PRIAMEÏUS, A, UM; tout ce qui appartient à Priam: ses enfans , son palais , ses États , ses trésors , ses armées , etc.
PRIAMIDES, nom patronymique de Paris, d’Hector, de Déiphobe, et en général de la race de Piiam.
PRI APE, fils d’une nymphe nommée Naïade, ou Chioné; cl , selon d'autres , de Vénus et de Bacchus. Junon , jalouse, nuisit, par des encliantemens , à l’enfant que portail Vénus dans son sein , et le fit naître avec une difformité extraordinaire. Aussitôt que Vénus lui eut donné la naissance , elle le fit élever loin d’elle a Lampsaque , où il devint la terreur des maris: mais les habitans, affligés d’une maladie extraordinaire , crurent y voir une punition du mauvais traitement qu'ils avaient fait au fils de Vénus , lé rappelèrent, et dans la suite , il y devint l’objet de la vénération publique. Priape était le dieu des jardins , et on croyait que c’était lui qui les gardait et qui les faisait fructifier. Aussi les Romains plaçaient sa statue dans leurs jardins , soit -d’utilité , soit d’agrément. 11 est aussi souvent pris , comme Pan , pour l’emblème ‘de la fécondité de la nature. Ce dieu était particulièrement honoré de ceux qui nourrissaient des troupeaux de chèvres ou de brebis, ou des mouches à miel. On le représente le plus souvent en forme d’Hermès ou de Terme , avec des cornes de bouc , des oreilles de chèvre, et une couronne de feuilles de vigne
ou de laurier. Ses statues sont quelquefois accompagnées • des instrumens du jardinage, de paniers pour contenir les fruits, d'une faucille pour moissonner, d'une massue pour écarter les voleurs , ou d’une verge pour faire peur aux oiseaux : ce qui le fait nommer par / 'irgiU/ cuttos ui'ium i atijue Jèrarum. QP
PRIAPEES, fêtes en l'honneur de l’riape.
PRIAPEUS , surnom d'Apollon , de Priapus où il avait 1 un temple et un oracle célèbres.
PRI A PIN A . surnom de Diane à laquelle ou attribua jU la victoire de Lucullus sur Milhridate , parce que les sol* dats de ce prince avaient pillé le temple, et enlevé la; statue de la déesse.
PRIERES. C'était chez les anciens, une partie du culte * sacré. Les Humains priaient debout, la tête voilée, allai de n ôtre pas troublés par quelque face ennemie , et pour que l'esprit fût plus attentif aux prières. Les suppliansembrassaient quelquefois les genoux des dieux , parce l qu ils regardaient les genoux comme le siège de la rnisé-ricorde. Ils portaient aussi leur main à leur bouche, d'où vient le mol A' adoration. Enfin ils se tournaient ordinairement du cillé de l’orient pour prier. Les Grecs faisaient aussi leurs prières debout ou assis , et les commençaient toujours par îles bénédictions , ou par des souhaits ; et lorsqu'ils les allaient faire dans les temples, ils se purifiaient auparavant avec de l'eau lustrale. Homère a personnifié; les Prières. H. Lires.
PRIMA , première fille de Romulus et d'Hersilic.
PRIM1GENI A, la Fortune chez les Romains qui lui attribuaient l’origine de leur ville. — 2. Proserpine, honorée à Athènes.
PRINGEPS DEARLM, Junon, la première des déesses.
PRINTEMPS . une des quatre saisons de l'année , était
PRO
principalement consacré aux Muses. On lui donne une tunique blanche ou verte, avec une draperie couleur de rose , et on le place au milieu des Jeux et des Plaisirs qui voltigent autour de lui. — sacré. Le vœu du printemps sacré était celui par lequel on consacrait aux dieux tout ce qui devait naître depuis le l" mars jusqu'au l« de mai. Des peuples cl Italie y comprenaient aussi les cufans.
PRIOLAS, petit-fils de Tantale, tué par Arnycus.
PRION , prince des Gètes , tué par Jason.
PRISTIS , un des vaisseaux d'Énée , monté par Mnestbée, ainsi nommé parce qu’il avait la poupe ornée d’un jjrand poisson appelé Pristis.
PRIVATA ou PROPRIA, noms sous lesquels la Fortune avait une chapelle dans la cour du palais de Servius Tullius.
PRIVERA US, chef latin , tué par Capys.
PROACTURIES. V. Proarosies.
l’ROAO , divinité des anciens Germains, présidait à la justice. Elle était représentée tenant d’une main une pique environnée d'une espèce de banderole, et de l'autre un écu d'armes.
PROAROSIES , sacrifices qu’on faisait k Cérès avant les semailles. Ilac. aroein , labourer.
PROEITE. La figure symbolique est d’un maintien pave , et a sa main posée sur la poitrine , l’exacte probité jyaut un juge plus sévère que les lois et les mœurs , c'està-dirc le sens intérieur ou la conscience. Elle est assise, st tient, une règle entourée d'une bandelette sur laquelle P 1 1 1 *t : Ne faites point à autrui ce que vous ne voudriez vas qu'on vous fit.
PROCHARISTÉRIES , fête Athénienne, célébrée au printemps, en l’honneur de Minerve.
PRO
île J
s, eJ
PROCLÉE , "fille de Clytius , et femme de Cycnus, fils
de Neptune. 1
PROCLUS , roi d'Argos , que quelques uns confondent i
avec Prœlus.
PROCNÉ. y. Proche.
PROCRIS , fille d’Érechthée , roi d'Athènes , et femme j de Céphale. y • Céphale.
PROCRI STE . PROC11STE ou 1) AM ASTE, brigand
tué par Thésée , faisait étendre ses hôtes sur un lit de fer. I leur coupait les extrémités des jambes lorsqu'elles dépas-l saient le lit , ou les faisait tirailler avec des cordagerl jusqu'à ce qu’elles en atteignissent la longueur. V. Sctrok { PROCl RARE RRODIGIA, détourner ce qu'il yavai de sinistre dans les présages tirés par les augures dc< événemens extraordinaires.
PROCYON , constellation formée de trois étoiles qui précédait la Canicule.
PRODICE, une des Hyadcs.
PRODIG ALITE On la dépeint aveugle , ou un ban! deau sur les yeux , tenant une corne d’abondance rempli 1 d’or, d’argent . de diamans , etc. , quelle laisse tomber I ou qu'elle répand à pleines mains ; à côté , des Harpyic I lui en dérobent.
PRODIGIAL1S. On sacrifiait sous ce nom à Jupiter pour détourner les malheurs dont on sc croyait menai! par des prodiges , regardés comme des marques de la ci jj 1ère des dieux.
PRODOMEES , dieux qui présidaient à la construi tion des édifices , et qu’on invoquait avant de mettre
main à l’œuvre. *
PRODOMIE, surnom de Junou dans le territoire *
Sicyonc. !
PRODROMOI, avarit-coureur ; épithète deZèUicset t
PRO
Calais , vents qui précédaient de huit jours le lever de la Canicule. Rac. pro , devant, et dremein , courir. V. ZÉthès et Calaïs.
PROETIDES , filles de Prœtus. Ces princesses , nommées Iphiauasse , Iphipne et Lysippe , ayant osé comparer leur beauté à celle de Junon, en furent punies par une folie qui leur fit croire qu’elles étaient changées en vaches, et parcourir les campagnes en poussant des mugissemens. Mélampe les guérit avec de l’ellébore noir, appelé depuis de son nom Mèlampodium , et en épousa une.
PROETUS , frère d’Acrisius , détrôné par son frère , se réfugia chez le roi de Lycie , son beau-père , qui lui donna des secours avec lesquels il remonta sur le trône d’Argos. Ce prince avait épousé Slhénobée , et vivait six générations avant le siège de Troie. C’est le Jupiter qui séduisit Danaé. Il fut tué par Persée pour avoir usurpé le trône d’Argos sur Acrisius , mais Mégapenlhe , son fils , vengea sa mort sur Persée. — 2. Fils de Nauplius , et arrière-petit-fils de Danaüs comme le premier , dont il était contemporain. — 3. Fils de Thersandre, époux d'Antia , cousin-germain de Bellérophon.
PROFANUS, qui n'est pas initié , ou qui reste devant le fanum; Mercure , honoré dans l’Acropole d’Athènes.
PROFERA , déesse dont on ne sait que le nom.
PROFUNDA JUNO , Proserpine.
PROFUNDUS JUPITER , Pluton.
PROGNÉ , sœur de Philomèle , fille de Pandion , roi d’Athènes , fut mariée à Téréc , roi de Thracc, et depuis changée eu hirondelle. V. Philomèle.
PROLOG1ES , fêtes célébrées en Laconie, avant la récolte. Rac. pro , avant; legein , cueillir.
PROMACH1ES , fêtes où les Lacédémoniens se couronnaient de roseaux.