SAC
vrcrie, qu’ils plaçaient dans leurs temples, et qui en faisaient un des plus riches ornemens.
SACERDOCE. Il appartenait anciennement aux chefs des familles, d’où il passa aux chefs des peuples. Il y eut ensuite des familles entières à qui seules appartenaient le soin et l’intendance des sacrifices et du culte de certaines divinités. V. Daduciies, Lvcomèdes. Chez les Romains, 1 institution des prêtres commença avec le culte des dieux. D’abord , on ne confia cette auguste fonction qu’a des patriciens; mais les tribuns du peuple firent tant par leurs brigues et leurs clameurs, qu’enfin les plébéiens partagèrent presque toutes les parties du sacerdoce avec les nobles.
SACERDOTAUX, jeux que les prêtres donnaient au peuple dans les provinces.
SACRANIENS , peuples du Latium , auxiliaires de Turnus. Es descendaient des Pélasges.
SACRARIUM, chapelle dans les maisons particulières, consacrée à quelque divinité. Elle était distincte du Laranurn. C’était aussi dans les temples un lieu où l'on déposait les choses sacrées.
SACRIFICE. Les cérémonies observées dans cet acte de religion fregardaient les personnes qui sacrifiaient, les animaux qu'on devait immoler, et les sacrifice® mêmes; on exigeait d’abord que les personnes fussent pures et chastes , qu’elles n’eussent contracté aucune souillure. L habit du sacrificateur devait être blanc , et il portait outre cela des couronnes faites de l’arbre consacré au dieu auquel il sacrifiait. Les animaux destinés au sacrifice se nommaient victimes ou hosties. Elles devaient être belles et saines , et chaque dieu en avait de favorites , qu'on était obligé de lui immoler. Lorsque l’on commençait le sacrifice, un héraut faisait faire silence; on chassait les
profanes, et les prêtres jetaient sur la victime une pâte faite de farine de froment et de sel , cérémonie appelée immolatio. Le sacrificateur goûtait ensuite le vin , en donnait à goûter à ceux qui étaient présens , et le versait entre les cornes de la victime; puis il faisait les libations : on allumait le feu ; et lorsque l’encens était brûlé, les valets appelés Poptv, à demi nus, amenaient la victime devant l'autel; un autre, nommé Culira''ius , la frappait avec > nue hache, et l'égorgeait aussitôt: ou recevait le sang f dans des coupes , et on le répandait sur l’autel. Quand la victime était égorgée, on la mettait sur la table sacrée, anclabris, et là on la dépouillait et disséquait : quelquefois on la brûlait tout entière; mais le plus souvent on la par- , tageait avec les dieux. Lo sacriGee fini, les sacrificateurs lavaient leurs mains, disaient des prières, et faisaient de nouvelles libations, après lesquelles on était congédié par • la formule ordinaire i Licct, ou Ex templo. Les Grecs, dans leurs sacrifices, suivaient à peu près les mêmes cé-* ; rémonies et les mêmes usages que les Komaius. Abstcnuum, sacrifice saus libation de vin. que faisait, à la manière des Grecs, la reine Sacrificula , en 1 honneur de Cérfcs.
— Ambarx’ale. V. Auuauvales. — Anniversarüuk ou annu urn , sacrifice qui se faisait tous les ans a un'lcmp.s marqué.— Canarium , sacrifice d’une chienne rousse, dans le temps de la canicule, pour les biens de la terre.— Commune, offert à tous les dieux en général. — Curionium , celui que chaque curion faisait pour sa curie, toujours suivi d un festin public. — Uepulsoriiim , celui que l’on faisait pour détourner les maux dont on était menace.
— Domeslicum , celui qu’offrait chaque pèi e do famille , cl (juc I on appelait aussi fainiliare ou gentilitium. — AJnnianiim , sacrifice qu oflraient les habitans des collines de Home. — Municipale, ceux qu’offraient les villes muni-