‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducation (volume 2)Chapitre 192 sur 267 · SIR · texte numérisé non relu

SIR

SIPLL1 SAXUM, Niobé, mère de Sipylus, changée en rocher.

SIPYLliS, le premier des sept fils île Niobé qui périt sous les traits d'Apollon.

SIRÈNES , filles du fleuve Aehélotis et de la muse Calliope. On en compte ordinairement trois, que les uns nomment Parthénope , Leucosie et Ligée; d’autres, Aglaoplione, Thelxiépie et Pisinoé, tous noms pris de la douceur de leur voix et du charme de leurs paroles. Elles habitaient des rochers escarpés sur les bords de la iner, entre 1 ilede Caprée et la côte d’Italie. L'oracle avait prédit aux Sirènes qu’elles vivraient autant de temps qu elles pourraient arrêter tous les passons j mais que, dès qu’un seul passerait sans être arrêté par le charme de leur voix et de leurs paroles, elles périraient. Ulysse, averti par Circé, boucha les oreilles de tous scs compagnons avec delà cire, et se fit attacher au nuit du navire par les pieds et par les mains, afin que, si, charmé par les doux sonset les attraits des Sirènes, il lui prenait envie de s’arrêter, ses compagnons, qui avaient les oreilles bouchées , loin de condescendre a scs désirs, le liassent plus fortement avec de nouvelles cordes, selon l’ordre qu'il leur en avait donné. Cette précaution ne fut pas inutile, elle sauva Ulysse; et les Sirènes, de dépit, se précipitèrent dans la mer, à un endroit depuis appelé de leur nom Sirénide ou Sirénussc, où elles furent changées en rochers. Les Sirènes, selon l’opinion des anciens, avaient la tète et le corps de femme jusqu’à la ceinture ; et la forme d’oiseau, de la ceinture en bas, ou tout le corps d’oiseau et la tète de femme; car on les trouve représentées de ces deux manières. On leur met à la main des instruirions : l’une tient une lyre, l’autre deux flûtes, et. la troisième un rouleau comme pour chanter. On les peint aussi tenant un miroir.

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