SOR
SORADEUS, un des dieux des Indiens. Ce mot répond à OEnopée, qui fait le vin.
SOR ANUS , nom de Platon chez les Sabins, chez qui ce mot signifiait cercueil.
SORODÆMONES , les mêmes que les Lémures.
SORORIA , nom sous lequel Horace, vainqueur des Coriaces, erigea un autel à Junon, pour expier le meurtre de sa sœur.
SORT. Les Romains l’ont représenté sous la figure d’une femme, parce que sors, en latin, est féminin. Ovide la dit fille ainée de Saturne ; il parait même qu’on lui rendait des hommages, ainsi qu’au Destin ou à la Destinée.
SORTILEGE, moyen surnaturel et illicite que l’on suppose communiqué parle diable pour produire quelqu’effet surprenant et toujours nuisible. On peut voir dans le dialogue de Lucien , intitule Philopseudès , ou P ami du mensonge, combien les philosophes les plus célèbres étaient ■entêtés des prestiges de la magie. Les Grecs et les Romains n’ont pas été défendus de cette superstition ridicule par
tles lumières de la raison, et les ouvrages de leurs écrivains es plus sensés sont remplis de prodiges opérés par cet art rivole, quoique méprisé et abandonnéaux vieilles femmes, baux Médées en Grèce, aux Canidies à Rome, etc.
I SORTS, genre de divination. Ces sorts étaient le plus pouvent des especes de des sur lesquels étaient gravés quelques caractères ou quelques mots dont on allait chcr- |cher l’explication dans des tables faites exprès. Les usages jetaient : différons sur les sorts : dans quelques temples on les jetait soi-même ; dans d’autres , on les faisait sortir q’unc urne , d'où est venue cette manière de parler si ordinaire aux Grecs : le sort est tombé. Ce jeu de dés était toujours précédé de sacrifices et de beaucoup de cérémonies. Les plus célèbres entre les sorts étaient à Préneste