‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 181 sur 268 · EMO · texte numérisé non relu

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«ou des fleurs ou des fruits. Plus de douleurs, plus de « vieillesse ; on conservait éternellement l'rlge ou l’on avait «été le plus heureux. Là , on goûtait encore les plaisirs « qui avaient flatté durant la vie. L’ombre d’Achille fai- « sait la guerre aux bêtes féroces , et IVcslor y comptait « ses exploits. )>

EMACURIES, fêtes du Péloponèse , où les jeunes garçons SC fouettaient au sépulcre de Pélops jusqu’au sang. Rac. aima, sang; couros , jeune homme.

EMATHIDES , les neuf filles de Piérus, roi d’Émathie.

EMATHIE, contrée de la Macédoine, qui, chez les poètes, est prise pour la Macédoine entière.

EMATHION , frère de Memnon, et fils de Tithonetde l’Aurore, régna sur le pays connu sous le nom d'Émathie. — 2. Fils de Tithon, et fameux brigand, égorgeait tous ceux qui tombaient entre ses mains, et fut tué par Hercule. — 3. Un de ceux qui périrent dans le combat qui eut lieu à la cour de Cépliée à l’occasion du mariage de Persée avec Andromède. — 4. Père d’un Romus,qui, selon quelques auteurs, fonda la ville de Rome.

EMBARUS, natif de l’ile de Pyréc , sacrifia sa fille pour apaiser la colère des dieux qui avaient affligé Pile d’une horrible famine.

EMBASIUS, surnom d’Apollon, lorsque les Grecs lui sacrifiaient avant de s'embarquer.

EMERîONE, un des héros honorés dans la Grèce.

EMILIE, fille d’Énée et de Lavinie.

EMON, père de Laérte. — 2. Homme qui , a}'ant conçu une passion criminelle pour sa fille, fut changé en montagne. — 3. Un des cinquante fils de Lycaon, roi d’Arcadie.

ÉHONIDES , pi'êlre d’Apollon et de Diane , qu’Énée immola couvert de ses habits sacerdotaux.

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EMPANDA~j déesse protectrice des bourgs et des villages.

EMPLOCIES , fête athénienne où les femmes paraissaient avec leurs cheveux tressés. Rac. emplokè , implicatio ; de plekcin , entrelacer.

EMPOLEUS , surnom de Mercure , protecteur des marchands et des cabaretiers.

EMPUSA , spectre qu’Hécate envoyait, dit-on, aux hommes pour les effrayer. C’était un fantôme féminin qui n’avait qu’un pied , et qui prenait toutes sortes de formes hideuses. V. Lamies.

EMULATION, un des enfans de la Nuit et de l’Érèbe. Elle arriva la première au secours de Jupiter contre les geans, avec sa mère et ses sœurs, la Victoire , la Puissance et la Force.

E3IYLUS, fils d’Ascagiie, dont la famille patricienne des^ Émiles prétendait descendre.

ENAGONIIIS, surnom de Mercure, adoré à Olympie ■ comme dieu des athlètes.

ENABETE , fille de Déimachus , et femme d’Éole.

ENARSPHORUS , fils d’Hippoeoon , voulut enlever Hélène encore enfant.

I EAÇADDIRES, nom que les Carthaginois donnaient à ceux de leurs prêtres qui étaient au service des dieux Ahaddircs. V. Abaddires.

ENCELADE , géant redoutable, fils du Tartare , et de la Terre. Jupiter victorieux le couvrit du poids énorme de l’Etna. C’est lui dont l’halcine embrasée, dit Virgile ) exliale les feux que lance le volcan : lorsqu’il essaie de SC retourrter, il fait trembler la Sicile, et une épaisse fumée obscurcit l’air d’alentour. V. Typhon. — 2. Un des cinquante fils d’Égyplus , tué la première nuit de Scs noces par Amymone, une des Danaidcs.

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ENCENIES, fêtes qu’on célébrait à la dédicace d'un temple, etc. Elles consistaient en danses et festins où Ton se couronnait de fleurs.

ENCHELEES , ville d’Illyrie , près de laquelle les poètes ont feint que Cadmus et Hercule furent changés en scrpens.

ENCLUMES. V. Vtjlcain , Ctclopes.

ENDAITHTIA, surnom sous lequel les Mégariens adoraient Minerve, parce qu’elle s’était changée en plongeon ( àithyia ) pour porter sous ses ailes Cécrops à Mégare.

ENDEIDE ou ENDEIS , fille de Cliiron et de Chariclo, épousa Éaque , dont elle eut Pélée et Télamon.

ENDENDROS, surnom de Jupiter.

ENDORA, une des Hyades.

ENDOVELLICUS , divinité des anciens Espagnols, qu’ils joignaient à Hercule sous le titre de dieux tutélaires.

ENDROMIS , chaussure de Diane , propre à la course. Rac. je cours. ~

ENDYMION , fils d’Éthlius et delChalyce , et petit-fils de Jupiter qui l’admit dans le ciel; mais, ayant (pianqué de respect à Junon, il fut condamné à un sommeil Y»erpétuel , ou , selon d’autres , de trente ans seulement. C’est pendant ce sommeil que' la Lune , éprise de sa beauté , venait le visiter toutes les nuits dans une grotte du mont Lalinos; elle en eut cinquante filles, et un fils, nommé Étolus^; après quoi End^union fut rappelé dans l'Olympe.

ENEA , ville de Macédoine , sur le golfe Thermaiqiie, dut sa fondation et son nom à Ence ; il y laissa tous ceux qui se trouvaient hors d’état de supporter les fatigues de la navigation.

ENEADÈS , Ascagne, fils d'Énée.

ÉNEAS, ENEIS , surnoms de Vénus, pris de son fils Énéc.

. Scvilp

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^NÉE , issu du sang des rois de Troie , était fils d’Anchise et de Vénus , et petit-fils d’Assaracus. Élevé par le fameux Chiron , gouverneur de la plupart des grands homme* de ce temps-là , Énée apprit de lui tous les exercices qui contribuent à former un héros. Lorsque Pàris eut enlevé Hélène , Énée prévit les tristes suites de cette violation de riiospitalité , et conseilla de rendre celle qui devait causer la perte de sa patrie. Quoiqu’ileût blâmé la guerre , il ne s'y conduisit pas avec moins de courage. Dans la nuit où Troie succomba, il soutint vaillamment quelques combats dans les rues de la ville ; mais , trop faible pour résister au nombre des ennemis , il chargea sur son dos sou père Anebise, avec ses dieux Pénates , tenant son fils Ascagne par la main, et se retira sur le mont Ida avec ce qu’il put recueillir de Troyens. Après avoir construit une flotte de vingt vaisseaux , et côtoyé la Tbrace , une partie de la Grèce, il relàclia en Épirc , où Hélénus lui prédit la suite de ses destinées , essuya plusieurs tcmp(y:cs , aborda en Afrique, et fut l’eçu à Carthage par Didou, ({ue Vénus disposa en sa faveur. Aimé de celte princesse , le héros s’oublia quelque temjis dans les délices de l’amour ; mais Mercure vint l’arracher à ce piège que la haine de Jiinon avait tendu à sa gloire ; et de la Sicile, où l’appelait la célébration dej jeux funèbres en l’honneur d’Anebise, mort dans celte ile l’année précédente , il arriva en Italie, consulta la sibylle , descendit aux enfers , vit dans les Cliamps- Élysécs les héros troyens et son pète, dont il apprit sa destinée et celle de sa postérité. Revenu des enfers , il vint camper sur les bords du Tibre , où Cybèle changea ses vaisseaux en nymplies. Latiuus , prévenu par un oracle , accueillit favorablement le héros étranger ; mais la violence de Turmis rompit la paix jurée, cl entraîna le vieux monarque dans une guerre (pii finit par la mort de Turnus.

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