ENF
Énée , aj)rès l’avoir tué en combat singulier , épousa Lavinie , fille de Latinus , et fonda Lavinium , que les Romains regardaient comme le berceau de leur empire. Après quatre années d’un règne paisible , les Rutules, ligués avec les Ét ruriens, recommencèrent la guerre. 11 se livra une sanglante bataille à la suite de laquelle Énée disparut, noyé , dit-on , dans le N umicius , à l’àge de trente-huit ans ; mais , cotte fin ne paraissant pas assez noble, on répandit le bruit que Vénus l’avait enlevé au ciel , après avoir lavé son corps dans les eaux du fleuve. On lui éleva un monument sur les bords du Numicius, et les Romains l’bonorèrent sous le nom de Jupiter Indigète.
ÉNENTHIUS , ÉNANTHIUS ou ÉVENTHILS , un des dieux des Phéniciens.
ÉWESIUS ou ENÉIOS, surnom de Jupiter du mont Énus en Céphalouie.
ENF ANT NU, m>ec des ailes ( Cupidox ) ; qu’on tient par la main ( V. Ascagke , Énée ) ; sur les genoux d'une femme, ou à qui elle présente la mamelle ( lo. ).
ENFERS , lieux souterrains , où se rendaient les âmes après la mort pour y être jugées par INIiuos, Éaque et Rhadamante. Pluton en était le dieu et le roi. Les Grecs, et après eux , les Romains concevaient l’Enfer comme un lieu vaste , obscur, partagé en diverses régions : l’une affi-(Tuse , où l’on voyait des lacs dont l’eau infecte et bourbeuse exhalait des vapeurs mortelles , un fleuve de feu , des tours de fer et d’airain , des fournaises ardentes , des monstres , et des F uries acharnées à toui-menter les scélérats ; Pauü’e, riante et paisible , destinée aux sages et aux héros. Les Grecs croyaient que les Enfers s’étendaient sous notre continent, et se divisaient en quatre départemens distincts. Le lieu le plus voisin de la terre était l’Érèbe. Ûn y voyait le palais de la Nuit , celui du Sommeil