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ÉVÉNUS , fils de Jason et d’Hypsipyle , reine de Lcmnos. — 2. Fils de Mars , et roi d’Étolie , piqué d’avoir été vaincu à la course par Idas , qui lui avait promis Marpesse sa fille s’il remportait la victoire , se précipita dans un fleuve nommé depuis Événus. — 3. Fleuve , fils de l'Océan et de Téthys.
ÉYERES, fils d’Hercule et de Parthénope, fille de Stvmphale.
JÉVIAS ouEUHYAS, Bacchante. V. Évirs.
EYIPPE , femme de Piérus , roi de Macédoine , eut de ce prince neuf filles , dont la naissance mit chaque fois sa vie en danger. — 2. Danaïdc , femme d’Imbras. — 3. FiUe de Tyrimmas , eut d’Ulysse un fils nommé Euryale , à son passage en Épire après la prise de Troie. Sa mère l'avant envoyé à Ithaque , la jalousie de Pénélope le fit périr. — 4. Fille de Chiron, grande chasseresse, se laissa séduire sur le mont Pélion , et comme elle voulait cacher sa faute à son père , les dieux la changèrent en cavale.
ÉYIPPÜS , capitaine lycien , tué par Patrocle. — 2. Fils de Thestius, l'oi de Pleuron , tué par son frère Iphiclus dans la chasse du sanglier de Calydon.
ÉYITERNE. Les anciens adoraient , sous ce nom . un dieu ou un génie de la puissance duquel ils se formaient une grande idée , et qu’ils paraissaient mettre au-dessus de Jupiter. Ils le distinguaient au moins des autres dieux, qu’ils appelaient pourtant quelquefois Eintemi et Ei'integri, pour exprimer leur immortalité.
EYIUS, surnom de Bacchus. Évoé.
EYOCATION, l’art de faire apparaître les dieux ou les morts. La première était de deux sortes : l'une était employée pour évoquer les dieux dont la présence était jugée nécessaire. La formule en était contenue dans des hymnes ou prières ipie l'on croyait propres à attirer les
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dieux. L’autre qui s’appelait Véi>ocation des dieux tutè- . laires, consistait à inviter les dieux du pays où l’on portait I la guerre , à les abandonner, et à venir s’établir chez les ' vainqueurs, qui leur pronaettaient, en reconnaissance, des ; temples nouveaux , des autels et des sacrifices. L’évocation des mânes était la plus ancienne , la plus solennelle , et la I plus souvent pratiquée , soit qu’elle eût pour objet de con- : soler les parens et leurs amis , en leur faisant apparaître I les ombres de ceux qu’ils regrettaient , soit qu’on la fit à I dessein de tirer leur horoscope. Cette opération était légi- I time , et exercée par les ministres des choses saintes. Les I magiciens succédèrent bientôt K ces ministres, et employè- I rent dans leurs évocations, les pratiques les plus folles et les^lus abominables.
EYODIUS, Mercure, dont les statues étaient placées sur les grands chemins. Rac. eu, bien ; odos, chemin.
ÉVOÉ , ÉVOHÉ , ÉVOE ou ÉVAN, c’est-à-dire bon fds, ou courage, mon Jils. On surnommait ainsi Bacchus , parce que, s’étant changé en lion dans la guerre contre les géans , Jupiter l’avait excité par ces paroles : Eu uie , evohe Bacche ; bien , mon fils ! courage , mon fils Bacchus ! C’était le cri que répétaient les adorateurs de Bacchus au milieu des Orgies.
EVONYME, amante de Saturne, dont il eut les Parques et les Furies.
ÉVONYMIIS , fils de Cœlus et de la Terre , donna son nom à une des tribus d’Athènes.
EXADIUS, un des Lapithes, présent aux noces de Pirithoüs , creva les yeux au centaure Grynée.
EXALGURATION. Chez les Romains , si quelque divi' nité était révérée dans le lieu où l’on voulait bùtir un temple, on pratiquait certaines cérémonies, comme pour l’cn faire sortir, ce qu’on appelait exaugurarc.