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GLYCYZONÈTES , faussement regardé comme fils d’Hercule.
GLYPHIÆ , nymphes honorées dans une caverne du mont Glyphius.
GNIDE. F. Ckide.
GNOMES, agens invisibles que les cabalistes supposent habiter l'intérieur de la terre , et en occuper le centre ; difformes et d’une petite stature , mais amis de l’espèce humaine , ils gardent les mines et les trésors cachés.
GNOSIA, GNOSIS, GNOSSIA, GNOSSIS , Ariane , de Gnossus , ville de Crète. — Corona ou Stella, couronne d’Ariane, donnée par Vénus à Bacchus , et depuis par Bacchus à Ariane. Placée au rang des constellations , elle est formée de sept étoiles.
GNOSSUS , une des trois principales villes de Pile de Crète , résidence du roi Minos. On y voyait un labyrinthe et le tombeau de Jupiter.
GOETIE , art d’évoquer les esprits malfaisans. Nuit obscure , cavernes souterraines à la proximité des tombeaux , ossemens des morts , sacrifices des victimes noires, herbes magiques, lamentations, gémissemens, sacrifices de jeunes enfans , dans les entrailles desquels on cherchait l’avenir : tels étaient les accessoires de cet art ridicule et funeste, dont l’unique objet était de séduire le peuple , d’exciter des passions déréglées , et de porter au crime.
GOETO - SYRUS , le bon astre ; divinité des Scythes ; vraisemblablement le Soleil.
GOLGIA , surnom de Vénus , honorée à Golgos , petite ville de l’îlc de Chypre.
GOLGUS , fils de Vénus et d’Adonis , chef d’une colonie sicyonienne , et fondateur de Golgos.
GONIADES , nymphes f[iii habitaient les bords de la ri-
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vière Cylhérus , dont les eaux rendaient la santé aux malades.
GONNAPEUS , surnom d’Apollon dans l’ile de Lesbos.
GONOESSE , ville du Péloponèse, dont les habitans suivirent Agamemnon au siège de Troie.
GORDIEN (Nœud). Gordius , père de Midas, avait un chariot dont le joug était attaché au timon par un nœud d’écorce de cornouiller si artistement entrelacé, qu’on n’en pouvait découvrir les bouts. Un oracle avait déclaré que celui qui pourrait le délier aurait l’empire de l’Asie. Alexandre, se trouvant en Phrygie, dans la ville de Gordium, ancien séjour du roi Midas, eut envie de voir le chaiÿot où était attaché le nœud gordien ; et s’étant persuadé que la promesse de l’oracle le regardait, il fit plusieurs tentatives pour le délier; mais n’ayant pu y réussir, et craignant que ses soldats n’en tirassent un mauvais augure, ü n’importe , dit-il, comment on le dénoue ; et l’ayant coupé avec son épée , il éluda ou accomplit l’oracle.
GORDIUS , n’avait pour tout bien que deux attelages de bœufs , dont l’un lui servait à labourer, et l’autre h traîner son chariot. Un jour qu’il labourait, un aigle vint se poser sur le joug , et y demeura jusqu’au soir : une jeune fille qui venait puiser de l’eau , et qui était de la race des devins, lui dit qu'il devait sacrifier à Jupiter sous le titre de roi. Cependant l’oracle avait promis aux Phr3 giens divisés , un roi qui leur viendrait sur un char. Bientôt ils virent arriver Midas , fils de Gordius , avec son père et sa mère sur leur chariot, l’élurent pour roi, et leurs différends cessèrent. Midas, en reconnaissance de la faveur que son père avait reçue de Jupiter, lui consacra le chariot de son père, et le suspendit au plus haut de la forteresse.
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GORGADES, îles de la mer occidentale de l’Afrique , où l'on place le séjour des Gorgones.
GORGASUS , fds de Machaon , révéré comme un Dieu. GORGÉ , fille d’OEnéus et d’Athée , épousa Andrémon. — 2. Danaïde.
. GORGON , fils de T}q)hon et d’Écbidna.
GORGONE , GORGONIE , GORGONIENNE , surnom de ^Minerve chez les Cyréniens. — 2. Surnom de Méduse.
GORGONES, trois sœurs, filles de Phorcus, dieu marin, et de Céto, se nommaient Sthéné, Euryale et Méduse, et demeuraient, au-delà de l'Océan, à l’extrémité du monde , près du séjour de la Nuit. Elles n’à valent à elles trois I qu'un œil et une dent dont elles se servaient l’une apres 1 l’autre, mais c’était une dent plus longue que les défenses I des plus forts sangliers j leurs mains étaient d’airain , et 1 leurs cheveux hérissés de serpens : de leurs seuls i-egards I elles tuaient les hommes , ou les pétrifiaient. Après la dé- I faite de Méduse, leur reine, elles allèrent habiter près 1 des portes de l’Enfer, avec les Centaures , les Harpyies , I et les autres monstres de la Fable. V. Persée , Méduse.
GORGOPHONE, fille de Persée et d’Andromède, I femme de Periérès , roi des Messéniens , se remaria avec ' OEbalus après la mort de son époux; on lui rendit de grands I honneurs après sa mort. — 2. Surnom de Pallas , pris de 1 la tète de Méduse représentée sur son bouclier. GORGOPHONÜS , fils d’Électryon.
GORGOPHORE , surnom de Pallas, portant gravée sur
I son bouclier la tête de Méduse.
GORGORIS, roi des Cynètes , peuple d’Espagne, le I premier, dit-on, qui trouva l’usage du miel. Sa fille ayant < eu un fils d’un mariage clandestin , il tenta plusieurs fois , I mais vainement, de s’en défaire , et finit par le désigner
I I pour son successeur sous le nom d’Habis.
GORGYIEUS , surnom de Bacchus, à Gorgyia, dans File de Samos.
GORGYRA , épouse d’Achéron , et mère d’Ascalaplius.
GORGYTHION, fils de Priam et de Castianeira , égale aux. déesses en sagesse et en beauté , fut tué au siège de Troie d’un coup de flèche qui avait manqué Teucer.
GORTYNE, (ils de Rbadamanthe , et fondateur de Gortyne, ville de Crète.
GORTYNIUS , Esculape , honoré à Gortjme , ville du Péloponèse , sous les traits d’un jeune homme sans barbe. — 2. Fleuve d’Arcadie , nommé Lusius à sa source , parce que Jupiter venant au monde , fut lavé dans ses eaux. Rac. luein, laver.
GORTYS, fils de Stymphale, fondateur de Gortys, ville de l’Arcadie.
GOT ou GOTA, nom que les anciens Germains donnaient à Mercure.
GOET, un des cinq sens. Les modernes le représentent par une belle femme d’un juste embonpoint, portant une corbeille de fruits. Le chêne , et les dons de Cérès et de Bacchus , expriment les nourritui-es dont l’homme, suivant les poètes , a successivement fait usage. — 2. Sentiment du vrai et du beau. On lui donne un flambeau, et on l’orne d’une guirlande de fleurs , parce que le goût ne juge que les choses sensibles et d’agrément.
GRACE, fille de l’Érèbe et de la Nuit. EUe se prend ici pour la beauté ou pour la bonne grâce. — 2. Prise en général. Elle est symbolisée par une jeune femme , belle et riante , vêtue avec plus de goût que de magnificence, couronnée de fleurs , tenant des roses sans épines qu’elle semble répandre.
GRACES, autrement Charités, fdlcs de Jupiter, et
irEurynome ou Ennomie ; ou de Bacchus et de Vénus dont elles étaient les compagnes. La plupart des poètes ont fixé le nombre à trois, et les nomment Aglaé, Thalie , et Euphrosyne. Leur pouvoir s’étendait à tous les agrémcns de la vie. Elles dispensaient aux hommes non-seulement la I bonne grâce, la gaieté , l’égalité d’humeur, la facilité des 1 manières , et toutes les autres qualités qui répandent tant t de charme dans la société , mais encore la libéralité , l’élloquence , la sagesse. La plus belle de toutes leurs prérojgatives, c’est qu’elles présidaient aux bienfaits et à la I reconnaissance. Des divinités si aimables ne pouvaient I manquer d’autels et de temples. Étéocle, roi d’Orcho- I mène , passait pour être le premier qui leur en eût élevé. 1 L’opinion commune faisait de ce séjour enchanté , et des 1 bords rians du Céphise, le séjour préféré de ces déesses : laussi les anciens poètes les appellent-ils ordinairement (déesses du Céphise ou d’Orchomène. Elles avaient des t temples a Élis, à Delphes, à Pergé , à Périnthe, à Byzzauce, etc. Elles en avaient aussi de communs avec d’aut.tres divinités , telles que l’Amour , Mercure, et les Muses. (On célébrait plusieurs fêtes en leur honneur ; mais le printitemps leur était particulièrement consacré, comme la saison 'Ides Grâces. On les invoquait à table, ainsi que les Muses , ■ et on les révérait les unes et les autres par le nombre de ficoups qu’on buvait en leur honneur. On ne les représenta fld’ahord que par de simples pierres brutes , et bientôt sous ides formes humaines , habillées de gaze , et toutes nues 'dans la suite. Peut-être voulait-on exprimer que rien n’est plus aimable que la simple nature, et que si quelquefois telle appelle l’art à son secours , elle ne doit employer des omemens étrangers tpi’avec retenue. On les représentait jeunes , filles et vierges , parce qu’on a toujours •regardé les agrémcns comme le partage de la jeunesse.
On les peignait, comme petites et d’une taille élancée, parce que les agrémens consistent quelquefois dans des riens , dans des gestes , un souris , etc. Leur attitude dansante marquait qu’amies de la joie innocente , elles ne s’accommodent pas d’une gravité trop austère. Elles se tenaient par la main : les qualités agréables sont un des plus doux liens de la société. Sans agrafes ni ceintures, elles laissaient flotter leurs voiles au gré du zéphir. Dans les ouvrages d’esprit, comme dans tout le reste, il j a d’heurcusçs négligences infiniment préférables à la froide régularité. Enfin les anciens représentaient quelquefois les Grâces au milieu des plus laids Satj'res. Assez souvent même ces statues étaient creuses , et, en les ouvrant, on y trouvait de petites figures de Givàces. Aurait-on voulu nous indiquer par là qu’il ne faut pas juger des hommes sur l’apparence , que les défauts de la figure peuvent se réparer par les agrémens de l’esprit , et que quelquefois un extérieur disgracié cache de grandes qualités? C’était à CCS figures emblématiques que se comparait Socrate.
GRADIVUS , surnom de INIars , de gradiri, marcher, . ou de l’action de lancer le javelot. Rac. cradainein. En temps de guerre, on le représentait armé d’une pique et dans l’action d’un homme qui marche à grands pas.
GRyECUS, fils de Thessalus , donna, selon quelques ( auteurs , son nom aux Grecs. j
GRAGUS , surnom de Jupiter parmi les Lyciens. \
GRAMMAIRE. Elle est représentée arrosant de jeunes ' plantes , et tenant dans l'autre main une clef, celle des sciences , dont la grammaire est le premier degi'é. Un enfant qui vient délaisser tomber ses hochets, la sollicite pour l’obtenir. Un livre à scs pieds présente les premières lettres de l'alphabet.
GRANDE MÈRE, nom de Cybèlc, regardée comme |