‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 241 sur 268 · HAN · texte numérisé non relu

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raient ; ce qui les distinguait des Dryades. C’était principalement avec les chênes qu’elles avaient cette union. Rac. ama , ensemble, et drys , chêne. Reconnaissantes pour ceux, qui les garantissaient de la mort , elles punissaient sévèrement ceux dont la main sacrilège osait attaquer les arbres dont elles dépendaient. V. Érésicutoh.

HAMOPAON, capitaine troyen renversé par Teucer.

HANNIBAL , après la prise de Sagunte , songea qu’il avait été appelé au conseil des dieux , où Jupiter lui commanda de porter la guerre en Italie , et même lui donna un des dieux pour l’y conduire. Alors, ce dieu lui aj'ant dit de le suivre, et Hannibal s’étant mis en marche avec son armée , il lui fut défendu de regarder derrière lui. Mais Hannibal n’ayant pu long-temps s’en empêcher, il lui avait semblé voir une bête épouvantable , entortillée de sei'pens , qui détruisait tout sur son passage. A cette vue, il demanda au dieu ce que c’était ; et le dieu , lui aj'ant répondu que c’était la désolation de l’Italie , lui commanda d’aller toujours en avant, sans se mettre eu peine de tout ce qui arriverait derrière lui.

HANIIMAN ou HANUMON , aux os des joues saïUans ; général ou prince des Satyres qui accompagnèrent Rama dans ses expéditions , comme Pan, chef des Faunes et Satyres , est représenté avoir suivi Bacchus dans l’Inde. A l’aide de ces merveilleux ouvriers , il éleva sur la mer ce pont de rochers , auquel les Portugais ont donné depuis le nom de chaussée d'Adam. L’invention d'un des quatre systèmes de musique indienne lui est attribuée , et jouit d’une grande estime. lîanuman se rendit dans la suite fort célèbre par ses exploits et par les services importans qu’il rendit à Wisnou incarné sous la forme de Ram. Par cette raison , ilans l’enceinle du temple dédié h Wisnou sous ce nom.

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le siuge Haiiuman a une petite chapelle où il reçoit les honneurs divins.

U ARMA, ville de Béotie dont les habitans allèrent au siège de Troie.

HAR310NIA ou lIERMlOiNE, fille de Mars et de Vénus, et femme de Cadmus , porta en Grèce les premières connaissances de l’art (|ui porte son nom. Elle eut un fils nommé Polydore, et quatre filles , Ino , Agavé , Aulonoé et Sémélé. Hermione et Cadmus , après avoir éprouvé beaucoup de malheurs , et par cu.\ -mêmes , et dans la personne de leurs enfans , furent changés en serpens. Caducs.

I1AR3IONIDE, fameux, artiste troyen, apprit les arts de Minerve même , et construisit les vaisseaux sur lesquels Pàris enleva Hélène.

HAR310NIE. On la voit représentée sous la figure d’une belle femme , richement habillée , a3'ant une lyre en main , et sur la tête une couronne ornée de scpt.diamans de la même beauté, pour désigner les sept tous de la musique.

HARP.\.GOS , un des chevaux des Dioscures.

HARPALE , rai>isseur; chien d’Actéon.

HARPALION, fils de Pylémène , chef des Paphlagoniens venus au secours de Troie, tué par Mérion.

IIARPALYCE , fille de Lycurgue , courageuse et passionnée pour la chasse , délivra son père pris par les Gètes. — 2. La plus belle fille d’Argos, aimée passionnément ^ par son père Clyménus. U la maria néanmoins ; mais s’en repentant bientùt, il fit périr son gendre, et ramena sa fille à Argos. Harpalyce , pour s’en venger, tua son frère ou son fils , cl le servit à Clyménus : après quoi , les dieux la changèrent en oiseau. — 3. i’ille d’Harpalycus , roi d’un canton de la Thrace , nourrie de lait de jument , fut accoutumée de bonne heure au maniement des armes, secourut

2k prv'^vxs AM» pèft" . til> J AciùlW . *>t W

mU «ru tuile. .V{v^ U uKvrt de >>.'«» j'Jw , lue par >e* vu)et« , elle se retira dans les K'is. d\vi elle enlevait les hestùux du eautssM. Klle tut |\rtse dans vies tilets . et tuee. Depuis , vxn etahlil vies ien\ » svu» tvunhean jxnvr exjûer sa Mvvrt.

H\Rl' il.A Ol’S , tr\nen. tue jvar la reine Canùlla. — 2. Kïvseiÿua à Hereule la lutte et U's autres ejverviv'es ;\n»« nivj«»es.

HVRPE. ancien instrtuuv'nt de tuu.siqrre. vie tie^ire presvpre triangulaire, C'v'st un vies sv mbvvles vl'Apv>lk>a et vies Musv-s, i . rïos.rsiv'HvVRs.

H VREE, l'une vlv's An»a:vu>es qui vinrent au secv>urs vrEetès . i\ù vie Cvvlclivvs , v\uitre l'ersee. — 2. Espeee vie vXHitelas rxwvnrhe vlwnt MervHire et l'vMrsee se serv itent |vvur v'ter la v ie . l'nn 2i Arçus , et raulre à Mevluse.

Il AKPEÜOPHORE , suriK'tti vie Mercure. I‘, Havc.

HARPES , tils vl'L rainv? et vie Ghe. C.vvK'fve.

IIARPIEE. chieniH' vrAv'téivn- Rav'. orjp*ewvùi . v'uletvj*-.

U I.RP1AAE, tille vl'.Vsv'pus, aiiuee vie Mors, eut vie lui OEiK'niaus . i-wi vie Pise . qui dwnna le iKuu vie sa luère à uiH' V ille de l'Elide.

H ARIXH'R AIE . divHi éo ptitHi . tils vl l-sis et d'Osins , tient le vlv'ijt sur la bv'uche . jv'ur marquer qu’il est le vlieu du silence. Sa statue se tiwuvait ji I vuitrèe vie la plujvart vies tempU's ; w qui vvvulait vlirv' . au .sentiment de PUur^ , Ÿ«e . qu'il faut hvvnnrt'r les dicu\ jvar le silemv . vui que les hvvnuues . vhi av ant une v'vvnnaiss.iuv-e iuqvart'aite . n'en dv>i' vent (varier qu'avec resjvect. Lv's amnens avaient svvuvent sur leurs cachets une heure vl'llarjwrate. (V'ur apjvrendre qu'wn vlvvit s.uvlt'r le scvret des lettres. On le rv'jvrcsentait Sv"*us la tîevuv vl'un jeune hv'uuue nu . vvw v ètu vl'nne rvvhc traînante, cvvurvvuué vl'ime mitre à l'cÿv jvtieune , la tète tautv't ravvvnu.mle , tantvlt suruuuit w vl'un jvauier ; tv-uanl

d’une main une corne d’al)ondance , et de l’autre une fleur de lotus, et portant fjuelquefois un carquois. On olTrait à cette divinité les lentilles et les prémices des légumes ; mais le lotus et le pêclier lui étaient particulièrement consacrés.

HARPYIES, monstres, cnfans de Neptune et de la Mer. Les principales sont, Iris, Ocypète, qui vole vite; et Acllo, tempête. Ces monstres, au visage de vieille femme,

I aux oreilles d’ours , au bec et aux ongles crochus , au corps I de vautour et aux mamelles pendantes , causaient la famine partout où ils passaient , enlevaient les viandes sur les tables , et répandaient une odeur si infecte , qu’on n’en pouvait approcher ; c’étaient les chiens de Jupiter et de Jiinou, qui s’en servaient contre ceux qu’ils voulaient punir. C’est ainsi cpi’ils persécutèrent Phinée, roi de ïhrace, que Calais et Zéthès en délivrèrent en leur donnant la chasse jusqu’au.x des Strophades , dans la mer d’Ionie , où ils fixèrent leur demeure. Dans la suite , les Troyeus, sous la v^^conduite d'Enée, ajjjint pris terre dans leur de, et trou- ^'ant plusieurs boeufs écrans dans les campagnes , en tuèrent une partie pour leur nourriture. Les Harpyies, auxquelles ces troupeaux appartenaient , sortent tout-à-coup des montagnes , et viennent fondre en grand nombre sur les viandes des Troyens, dont elles enlèvent la plus grande partie, et souillent le reste. Ceux-ci courent sur ces affreux oiseaux pour les percer de leurs épées ; mais leurs plumes les garantissent des coups et les rendent invulnéi'rables.

HASARD. Cochin le désigne par un jeune homme qui, les yeux handés , prend des billets dans une urne. De sa draperie tombent au hasard des joyaux , des couronnes , des chaînes , des fleurs , des épines , emblèmes des biens et des maux. V. Destin , Fatalité.

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HAUTBOIS. V. Ecterpé.

IIAZIS, terrible en guerre ; surnom syrien de Mars.

HEBDOMAGENE , surnom d’ApolIou, que les Delphiens prétendaient être né le septième jour du mois Busion. C’était proprement ce jour-lk qu’Apollon venait à Delphes, comme pour payer sa fête, et qu’il se livrait, dans la personne de sa prêtresse , à tous ceux qui le consultaient. Rac. ebdomos , septième , et genesthai, naître. V. Bdsios.

HEBÉ , déesse de la jeunesse. Junon , invitée à un festin par Apollon, y mangea tant de laitues sauvages, qu’elle devint enceinte d’Hébé. Jupiter, charmé de la beauté de sa fille , lui donna la fonction de servir à boire aux dieux 5 mais un jour , s’étant laissée tomber d’une manière peu décente ,il lui Ôta son emploi pour le donner à Ganj-mède. Junon la retint à son service , et lui conHa le soin d'atteler son char. Hercule , déifié , l’épousa dans le ciel , et eut d’elle une fille, Alexiare , et un fils , Anicétus. A la prière d’Hcrcule , elle rajeunit lolas. Elle avait plusieurs- temples, a un entr’autres chez les Philasiens , qui 'avait le droit d’asile | On la représente couronnée de fleurs , avec une coupe d’or à la main.

IIEBON, dieu adoré dans la Campanie. On croit que c’est le même que Bacchus ou plutôt le Soleil. Rac. liébè. jeunesse.

IIEBRE , fleuve de Thrace, dans les flots duquel les . Bacchantes jetèrent la tête d’Orphée. I

IIEBRUS , fils de Cassandre, ayant repoussé les ponr^ I suites de Damasippe , sa belle-mère , fut accusé par sa marâtre , poursuivi par son père , et se jeta dans le Rhombus , qui de sa mort prit le nom d’Hèbrc. — 2. Fils de Dolichaon, compagnon d’Enéc , tué par Mézcncc.

HÉCABE, Danaïde , épouse de Dry-as.

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HECAERGE, fille de Borée et d’Orilliyie , et sœur de la déesse Opis , divinité favorable aux chasseurs, nymphe de la campagne et des bois , passionnée pour la chasse. Les filles de Délos lui consacraient leur chevelure. C’est peut-être Diane elle-même à laquelle ou donnait ce I nom , aussi bien qu’à son frère Apollon , ou le Soleil, dont I les ravons opèrent à une grande distance. Bac. ecas, loin ;

I ergon, eflet. — 2. Surnom de Vénus dans l’ilc de Cée.

HÉCALE , HECALÈNE, ■\ieille femme pauvre, mais ■vertueuse, chez qui Thésée logea en allant à la gueire I contre les Sarmates , availvoué un sacrifice à Jupiter, s’il I revenait vainqueur , mais elle mourut avant son retour. Thésée , victorieux , ordonna que ce sacrifice aurait lieu ,

( et qu’on y rendrait de grands honneurs à Hécalé , en rc- ( connaissance de son affection. — 2. Fille de Minos et de 1 Pasiphaé.

HÉCAXÉSIEN, IIÉCALIEN, surnom de Jupiter.

HEC ALESIES , fête célébrée à Hécale , bourg de l’Att tique , en l'honneur de Jupiter. /•

HECAMEDE, tille d’Arsinoiis, roi de Ténédos , dont lies Grecs tirent, après la prise de cette île , présent à 'Nestor.

HECATE , fille de Jupiter et de Latone , et sœur d’Aipollon, que l’antiquité appelait la lune dans le ciel, Diane jsur la terre , et Proscrpinc aux enfers. Rac. écaton , cent, ■ j'parce qu’on lui oflrait cent victimes, ou qu’elle retenait cent ans sur les bords du Styx les âmes dont les corps avaient été privés de la sépulture. On en distingue pluisicurs, ou plutôt ITIécate de chaque pays est un personinage différent , dont les Mythologues ont compliqué les (qualités et cumulé les actions. L’ancienne Hécate est une divinité bienfaisante , pour laquelle Jupiter a plus d’égards kque pour aucune autre divinité, parce qu’elle a , poui- To.M. 1. 4o

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ainsi dire, le destin de la terre entre les mains, qu’elle distribue les biens à eeux qui Thonorent , qu’elle accorde la victoire, suit les voyageurs et les navigateurs, préside au conseil des rois , aux songes , aux accouchemens , à la conservation et à l’accroissement des enfans qui viennent de naitre. La fdle du Titan Persée est peinte avec d’autres traits. Chasseresse habile , elle frappe de ses traits les hommes comme les animaux. Savante empoisonneuse , elle essaie ses poisons sur les étrangers , empoisonne son père , s’empare du royaume , élève un temple à Diane, et fait sacrifier à la déesse tous ceux que le hasard jette sur les côtes de la Chersonèse Taurique ; ensuite elle épouse Éélès , et forme dans son art deux filles dignes d’elle , Médée et Cii’eé. Déesse des magiciennes et des enchantemens, c'était elle qu’on invoquait avant que de commencer les opérations magiques qui la forçaient de paraître sur la terre. Présidant aux songes et aux spectres , elle apparaissait à ceux qui l’invoquaient. Enfin , déesse des expiations , sous ce titre on lui immolait de petits chiens, et on lui élevait des statues dans les carrefours. Son culte, originaire d’Égypte , fut porté en Grèce par Orphée. Athènes lui offrait des gâteaux où l’on ^•oyait imprimée la figure d’un bœuf, parce qu’on l’invoquait pour la conservation de ces animau.x utiles; et les Spartiates teignirent ses autels du sang des hommes. A Rome , son culte fut aussi célèbre , sans être aussi cruel ; on l’appelait Dea Feralis , et l’on croyait qu’elle fixait le dernier instant de l’homme et présidait à sa mort. Tantôt ses trois têtes sont naturelles et même agréables , et ceintes d’une guirlande de roses à cinq feuilles. Tantôt ses statues en offrent une de chien , une de cheval , et une de sanglier. Quand elle est forcée de répondre aux évocations magiques de IMédée. elle parait coiffée de serpens , une branche de chêne à la

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muin , entourée de lumière, et faisant retentir autour d’elle les aboiemens de sa meute infernale, et les cris aigus des nymphes du Phase. Le chêne lui était consacré jiarticulièrcment, et ou la couronnait des branches de cet arbre, entrelacées de serpens. Le nombre frow servait encore à la désigner. L’autel élevé en son honneur dilférait de celui des autres divinités , en ce qu’il avait trois côtés comme sa statue , d’où vient l’épithète de Tribomos. Le chien lui était consacré. ( Canicida. ) Ceux cju’on lui oO'rait en sacrifice devaient être noirs , et on les immolait au milieu de la nuit. Les cris plaintifs de ces animaux mourans éloignaient , dit-on , les spectres affreux envoyés souvent par cette déesse. F. Empusa. — 2. La plus grande des cavernes supposées être dans la lune , et où quelques auteurs placent le lieu de punition réservé aux âmes des médians.

HÉCATEE, père des Oréades. — 2. Surnom de Diane.

HECATÉES , apparitions cpii avaient lieu dans les mystères d’Hécate. — 2. Statues érigées à cette déesse devant les maisons Athéniennes.

HÉCATESIES, fêtes et sacrifices en l’honneur d’Hécate , qn’ Athènes célébrait tous les mois , regardant cette déesse comme la protectrice des familles et des enfaus. Le soir de chaque nouvelle lune, les gens riches donnaient dans les carrefours un repas public , où la divinité était censée présider , et qui s’appelait le repas d’Hécate. V. Trivia.

IIECATOBOLI , surnoms d’Apollon et de Diane , pris des rayons de lumière qu’ils dardent. Rac. ecas , loin ; ballein; darder.

HECATOMBE, sacrifice de cent victimes, proprement de cent bœufs , mais qui s’appliqua dans la suite à ceux de cent animaux de même espèce , même de cent lions , on de

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ccnt aigles , qui était le sacrifice impérial. Ce sacrifice , qui se faisait en même temps sur ceut autels de gazon, par cent sacrificateurs , s'offrait dans des cas extraordinaires , heureux ou malheureux.

HECATOMBEE, surnom de Jupiter en Carie et en Crète , et d’Apollon, parce que c’éUiit surtout à ces deux divinités qu'on immolait des hécatombes.

HECATOMBÉES , fêtes athéniennes en l’honneur d’Apollon.

HECATOMPEDON, temple de Minerve dans la citadelle d’Athènes.

lîÉCATOMPHONEEME, sacrifice où l’on immole cent victimes.

HECATOMPHONIES , fêtes que célébraient , chez les Messéniens , ceux qui avaient tué cent ennemis à la guerre. Arislomède eut trois fois cet honneur. Rac. phonos , meurtre.

HECATOMPOLIS, à cent villes; nom de file de Crète. Rac. poh’s, ville.

IIECATOMPYLE, à cent portes; ville de Libye, bâtie par Hercule , après qu’il eut tué le tjTan Busiris. — 2. La Thébes d'Égypte. Rac. prie, porte.

IIECATONCHIRES , à cent mains; noms des ti’ois géans Cottus , Briarée et Gygès , fils du Ciel et de la Terre , qui avaient chacun cinquante têtes et cent bras. Le Ciel n’en put supporter la vue , et à mesure qu'ils naquirent , les cacha dans les sombres demeures de la Terre, et les chargea de chaînes. Jupiter, dans la suite, par le conseil de la Terre, les remit en liberté. Aussi combattircnt-ils pour lui avec une vivacité que les Titans ne purent soutenir; et les couvrant h chaque instant de trois cents pierres qui partaient h la fois de leurs mains, ils les poussèrent jusqu’au fond du Tartan', et les y enfermèrent

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dans des cachots d'airain. La nuit se répandit trois fois a l’entour, et Jupiter en conlia la garde aux Hécatonchires. Rac. cheir , main.

HÉCATOS, surnom du Soleil.

HECTOR , fds de Priam et d’Hécube. Homère le peint comme le plus fort et le plus vaillant des Troyens, et le fait sortir avec gloire de plusieurs combats, .contre les plus redoutables guerriers , tels qu’Ajax, Diomède, etc. Durant la retraite d’Achille , il porta le feu jusque dans les vaisseaux ennemis , et tua Patrocle qui voulait s’opposer à ses progrès. Le désir de la vengeance rappelle Achille au combat. Il ôte la vie à Hector , le livre à la fureur des Grecs , attache à son char le cadavre du vaincu , et le traîne plusieurs fois autour de la ville. Priam vient baiser la main sanglante du meurtrier de son fils , et s’humilier à ses genou.x. Thétis a disposé le cœur d’Achille , le corps est rendu ; et Apollon , qui l’a protégé de son vivant, à la prière de Vénus , prend le même soin de lui après sa mort, et empêche qu’il ne soit défiguré par les mauvais trailemens d’Achille. Les Troyens, après avoir rebâti leur

ville, rendirent à ce héros les honneurs divins.

IIECUBE , fille de Dj^mas , ou de Cisséis , roi de Thrace, et sœur de Théano, prêtresse d’Apollon, épousa Priam , dont elle eut cinquante fils , qui périrent presque tous sous ^ les yeux de leur mère pendant le siège ou après la ruine de Troie. Hécube n’évita la mort que pour devenir l’esclave d’Ulysse. Avant de partir, elle avale les cendres d’Hector , pour les soustraire à ses ennemis , et voit périr ' Astyanax, son petit-fils. Conduite chez Polymnestor, roi de Thrace , à qui Priam avait confié Polydore le plus jeune de ses fils , avec de grands trésors , elle trouve le corps de son fils sur le rivage, .s’introduit dans le palais du meurtrier, et l’attire au milieu des Troyennes, qui l’aveuglent

/jo.

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avec leurs fuseaux ou leurs aiguilles, taudis qu’elle tue elle-même les deux enfans du roi. Les gardes et le peuple furieux la poursuivent à coups de pierres. Hécube mord de rage celles qu’on lui lance, et, métamorphosée en chienne , remplit la Thrace de hurlemens qui touchent de compassion non-seulement les Grecs, mais Junon ellemême , la plus cruelle ennemie des Troyens.

HEDTPOTES , qui se plaît aux doux breuvages ; épith. de Bacchus. Rac. liedy , doux; poton , boisson.

HEDYEPES , au parler doux; épith. d’Apollon. Rac.

epein , parler.

HEDYTHROOS, qui répand des bruits agréables , ou qui fait entendre une douce harmonie; épith. de Bacchus et d’Apollon. Rac. threin , crier.

HÉGÉMAQUE , qui mène au combat ; surnom de Diane à Sparte.

HEGEMONE, une des deux Grâces chez les Athéniens. — 2. Surnom de Diane, représentée portant des flambeaux, et honorée sous cette forme et sous ce titre en Arcadie. Rac. hèseistliai , conduire.

HEGEMONIES, fêtes arcadiennes en l'honneur de

Diane.

HEGIRE , /î.»'£e ; fameuse époque d'où les musulmans commenc'erent à compter leurs années. L’an de grâce 622 , la uuil du 15 au 16 de juillet, Mahomet, devenu suspect, aux magistrats de la Mecque , et craignant d’être arrêté , ® prit la fuite, et se retira à Médine, autre ville de l’Arabie heureuse , à quatre-vingt-huit lieues de la Mecque. Cette fuite fut l’époque de ses succès. Les écrivains arabes la font accompagner d’une foule de merveilles.

HEIMDALL , dieu très-saint et très-puissant , fils de neuf vierges qui sont sœurs. On l’appelle aussi le dieu aux dents d’or, parce qu’il a les dents de ce métal. Il demeure

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au bout du pont de Bifrost (arc-en-ciel) , dans le château nommé le Fort Céleste. C’est le gardien des dieux Scandinaves. Il lui est ordonné de se tenir à l’entrée du ciel pour empêcher les géans de forcer le passage du pont. Il dort moins qu’un oiseau , et voit la nuit comme le jour à cent lieues autour de lui. Il entend l’herbe croître sur la terre, la laine sur les brebis. Quelquefois il embouche une trompette dont le son retentit par tous les mondes. C’est cette trompette qui doit réveiller les dieux à la fin du monde, lorsque les fils de Muspell viendront avec Loke , Fenris et le Grand Serpent, attaquer les dieux. Heimdall doit se battre avec Loke , et tous deux se terrasseront l’un l’autre.

HELA., nom de la mort chez les Scandinaves. Cette reine est fille de Loke et de la géante Angerbode , messagère de malheur. Précipitée dans le Niflheim , on lui donne le gouvernement de neuf mondes, pour qu’elle y distribue des logemens à ceux qui lui sont envoyés, c’est-à-dire à tous ceux qui meurent de maladie ou de vieillesse. Elle possède dans ce lieu de vastes appartemens bien construits, et défendus par de grandes grilles. Sa salle est la Douleur ; sa table, la Famine ; son couteau, la Faim ; son valet, le Retard ; sa servante , la Lenteur ; sa porte, le Précipice ; son vestibule , la Langueur ; son lit , la Maigreur et la Maladie ; sa tente, la Malédiction. La moitié de son corps est bleue; l’autre moitié est revêtue de la peau et de la couleur humaine. On la reconnaît à son regard effrayant.

HEL.ACATEES , fêtes lacédémoniennes en l’honneur d’Hélacatas, favori d’Hcrcule.

HELAi\LS,l ac dédié à la Lune dans le Gévaudan. Rac. élanè , splendeur.

HELA.S , fils de Persée et d’Andromède.

HELENE, princesse célèbre par sa beauté, fille de Ju-

pitrr cl de Léda , femme de Tyndare , et sœur de Clytcmnestre, de Castor et de Pollux. V. Léda. Dès scs premières années, sa beauté fit lant de bruit, que Thésée l’enleva du temple de Diane , où elle dansait. Tyndare , son père, la voyant recherchée par un grand nombre de princes, et craignant d'irriter ceux qu’il refuserait, suivit le conseil d’Ulysse, et fit jurer tous les prétendans que, lorsque sou choix serait tombé sur l’un d’eux , ils se réuniraient tous pour le défendre contre ceux qui voudraient la lui disputer. Alors il se détermina en faveur de TMénélas. Les commcncemens de cet bj^men furent heureux ; mais Ménélas ayant été obligé de s’absenter, Paris , venu en Grèce sous prétexte de sacrifier à Apollon Daphnéen , se fit aimer d’Hélène, l’enleva, et attira sur sa patrie cette guerre sanglante qui fait le sujet de l’Iliade. Cette" aventure n’éteignit pas la passion de Ménélas, puisqu'après la ruine de Troie, cette perfide lui ayant indignement livré ^ Déiphobe, qu’elle avait épousé après la mort de Péris, il se réconcilia avec elle, et la ramena h Sparte. Après la mort de Ménélas, IMégapenthc et Nicostratc, ses fils naturels , la chassèrent , et la forcèrent de serelirer à Rhodes, où Polyxo la fit pendre. V. Dendritis , Poltxo. — 2. Fille de Péris et d’Hélène , qu’Hécube mit à mort lors de la prise de Troie. — 3. Fille d’Egisthe et de Clytemnestre . tuée par Orestc. — 4. Fille d’Épidamnius, servit les amours de 4’énus et d’Adonis , et fut dans la suite honorée par les É])ida mniens sous le nom de 4'énus. — 5. Fille de Tilyre , périt dans un combat singulier contre Achille.

IIELENE50N, plante née des larmes d’Hélène, auprès du chêne où elle fut pendue , et qui avait la vertu d’embellir les femmes , et de rendre gais ceux qui en mettaient dans leur vin.

IIELENIES , fête lacédémonicnne en l'honneur d'Hé-

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lène , célébrée par de jeunes filles montées sur des mules , ou des chariots formés de roseaux entrelacés.

HELÉNUS , fils de Priam et d’Hécube, le plus éclairé des devins de son temps, et le seul des fils de ce prince qui survécut à la ruine de sa patrie , fut formé dans l’art de la divination par Cassandre sa sœur. Surpris par les Grecs , il leur révéla, entre autres oracles , que jamais ils ne détruiraient la ville de Troie , s’ils ne trouvaient le secret d’engager Philoctète à quitter son il e et à se rendre au siège. Esclave de Pyrrhus , fils d’Achille , il sut gagner son amitié par des prédictions heureuses pour ce prince. Pyrrhus , en reconnaissance , non-seulement céda à Hélénns la veuve d’Hector pour épouse, mais encore lui laissa le royaume d’Épirc.

HELIADES , filles du Soleil et de Clymène, et sœurs de Phaéton, se nommaient Lampétic, Phaétus et Phœbé.

I La mort de leur frère leur causa une si vive douleur,

qu’elles le pleurèrent quatre mois entiers. Les dieux les

changèrent en peupliers, et leurs larmes en grains d’ambre.

— 2. Fils du Soleil et de la nymphe Rhodes. Les Héliades

se distinguèrent par leurs connaissances astronomiques, »

firent une science de la navigation, et partagèrent l’année

en saisons.

HELIAQUES, fêtes et sacrifices en l’honneur du Soleil, dont le culte passa de Perse en Cappadoce , en Grèce et à Rome. y. Mithras, Mithriaqoes.

HËLICAON , fils d’Anténor , et mari de Laodice, fille de Priam. Blessé dans un combat de nuit , il fut reconnu

et sauvé par Ulysse.

HELICE. F. Calisto. Ce surnom lui fut donné après qu’elle eut été placée dans le ciel , parce que la constellation de la grande Ourse tourne autour du pôle sans se coucher. Rac. eilcin , tourner. — 2. Fille d’Olénus, nymphe

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qui, avec sa sœur Éga, eut soiu de l’enfance de Jupiter , et que ce dieu mit par la suite au rang des constellatiojis ; c’est la grande Ourse qui servait de guide aux Grecs dans leur navigation.

HELICON, fleuve de Macédoine, conserva d’abord son lit sans changer son nom , depuis sa source jusqu’à son embouchure ; mais les femmes qui tuèrent Orphée ayant voulu se purifier dans ce fleuve , il rentra sous terre pour ne pas faire sei’vir ses eaux à cet usage , et reparut vingt deux stades plus loin. — 2. Montagne de Béotie, entre le Parnasse et le Cythéi'on. On y voyait un temple dédié aux Muses , la fontaine d’Hippocrène , la grotte des n^-mpbes Libéthrides , le tombeau d’Orphée, etc.

HELICONIADES, surnom des Muses, du mont Hélicon, où elles résidaient.

HELICONIUS , surnom de Neptune , adoré à Hélice. — 2. ^De Jupiter.

HELICUS, fille de Lycaon, donna son nom à la ville d’Hélice , dans le Péloponèse.

HELIE, une des Héliades.

HEUMUS , un des Centaures tués aux noces de Pii'i- Ihoüs.

HELIOGABALE. V. Élagabale.

HELIOPOLIS , viV/e r/u Ao/etf; ville de Syrie, particulièrement distinguée par le culte du Soleil, et par celui de Vénus. — 2. Ancienne ville d’Égj'pte , dont les ruines sont à l’est du nouveau Kaire. Le Soleil y avait un temple , dans lequel un miroir réfléchissait tout le jour les ra3mns solaires , de manière que tout le monde en était illuminé. Il y avait dans ce temple un oracle fameux , auquel il ne fallait qu’envoyer un billet cacheté. Outre les réponses par billets que le dieu d'Héliopolis rendait, il savait encore s’expliquer par signes , soit en remuant la tète , soif

HEL

eu marquant de la main le chemin qu’il voulait tenir ; mais alors il voulait être porté par les gens les plus qualifiés de la province , qui eussent long-temps auparavant vécu dans la continence , et cjui se fussent fait raser la tête.

HELIOS, nom mithriaque. — 2. Ou HÉLIUS, fils d’Hypérion et de Basilée , noyé dans l’Éridan par les Titans , ses oncles. Basilée , cherchant le long du fleuve le corps de son fils, s’endormit de lassitude, et vit en songe Hélius qui lui dit de ne point s’affliger de sa mort , qu’il était admis au rang des dieux , et que ce cpii s’appelait autrefois , dans le ciel, le feu sacré, s’appellerait désormais Hélius ou le Soleil. — 3. Devenu amoureux de Bhodes , dessécha l’ile qui depuis a porté ce nom, et le lui donna pour faii-e honneur à sa maîtresse. En conséquence , l’ile fut consacrée au Soleil. — 4. Fils de Persée , donna son nom à la ville d’Héüos en Laconie.

HELIOTROPE ,y7eur r/£u‘ sKjf Ze conrs du soleil. Rac. trepeiu, tourner. Clytie.

HELLANODIQUES , officiers qui présidaient aux jeu.x sacrés d'Olympie , institués lors du rétablissement de ces jeux par Iphitus.

HELLAS , contrée de Grèce , ou la Grèce propre , qui comprenait l’Aearnanie, l’Étolie , la Doride , la Locride, la Phocidc, la Béotie , l’Attique, la Mégaride.

HELLÉ, fille d’Athamas, roi de Thèbes , et de Néphelé , fuyant la haine de sa belle-mère avec son frère Phryxus , se confia aux flots de la mer sur son bélier k toison d’or, pour se rendre en Colchide par le détroit qui sépare la Thrace de la Troade , mais elle tomba d’effroi , et rendit par sa mort ce détroit célèbre.

HELLEN, fils de Deucalion et de Pyrrha, roi de Phthiotide , donna le nom d’Helléniens k ses sujets , et par la suite aux antres Grecs.

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