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tection de Mercure. Dans Ausone , Juin va tout nu , il nous uioiitrc du doigt une liorloge solaire , pour nous faire entendre que le soleil commence à descendre. La torche ardente qu’il porte est le symbole des chaleurs de la saison. Derrière lui est une faucille , parce que la moisson est proche. Les modernes l'habillenl d’un verd jaunissant , et le couronnent d’épis encore verts. Le signe de l’Écrevisse dénote que le soleil, parvenu au solstice d’été, semble, en commençant à s’éloigner de nous , marcher à reculons.
JULIA. Junon avait à Rome une chapelle sous ce nom.
JL’LIA GENS. La famille Julia prétendait tirer son origine d'Iulus , fds d’Énée , et par lui , de Vénus.
JULIENS, prêtres romains qui fonnaie'nt un des trois collèges des Luperces.
JUL1U3I SIDtfS, comète qui parut à la mort de César , et que la (flatterie regarda comme le signe de son apothéose.
JUNO AYERNA, Proserpine.
JUNON , üUe de Saturne et de Rhéa, sœur de Jupiter, de Neptune, de Pluton, de Gérés et de Vesta. Plusieurs pays se di.sputaient l'honneur de lui avoir donné le jour, et surtout Samos et Argos. Jupiter la trompa sous le déguisement d’un coucou, et l’épousa ensuite dans les formes. Son penchant pour les mortelles excita souvent la jalousie etja hgine de son épouse. Elle conspira même avec Neptune et ^linerve pour détrôner Jupiter, et ce fut alors que J upiter la suspendit en l’air par le moyen d’une chaîne d’or et d’une enclume attachée à chaque pied. Junon persécuta toutes les maîtresses de son mari et tous les enfans qui naquirent d’elles. Hésiode iin donne quatre enfans , Hébé , V'énus , Lucine, et Vulcain. D’autres y joignent Mars et Typhon. Junon avait en partage les royaumes , les empires et les richesses : c’est aussi ce qu’elle offrit à Pà-
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ris , s’il voulait lui adjuger le prix de la beauté. On croyait qu’elle prenait un soin particulier des parures et des oriiemens des femmes : aussi ses statues , ses cheveux paraissaient élégamment ajustés. Elle présidait aux mariages , aux noces, aux accouchemens , à la monnaie. De toutes les divinités du paganisme , il n’y en avait point dont le culte fût plus solennel et plus généralement répandu. Son culte n’était pas renfermé dans l’Europe seule ; il avait pénétré dans l’Asie , surtout dans la Syrie, l’Egypte, et l’empire de Carthage. Ordinairement Junon est peinte en matrone majestueuse , quelquefois un sceptre à la main , ou une couronne l’adiale sur la tête ; elle a auprès d’elle un paon , son oiseau favori. L’éperv'ier et l’oison lui étaient aussi consacrés , et accompagnent quelquefois ses statues. Les Grecs lui olTraient le dictame , le pavot et la grenade, et en ornaient ses autels et ses images. La victime la plus ordinaire était l’agneau femelle : cependant , au premier jour de chaque mois , on lui immolait une truie.
JUNONIA (AVIS) , le paon ; oiseau consacré à Junon — 2. Fêie de Junon à Rome, instituée à l’occasion de certains prodiges.
JLNONIE , ville de Junon j nouveau nom que Carthage reçut de Caïus Gracchus, lorsqu’il donna ses soins à la rebâtir et à la repeupler, près de cent ans avant que Virgile entreprît l’Énéide.
JÜNOWIGEWA, Vulcain, fils de Junon.
JUNONILS , un des surnoms de Janus, qui introdui.sit en Italie le culte de Junon , ce qui le fit appeler fils de celte déesse , et parce qu’il présidait au commencement de tous les mois, dont toutes les kalcndcs étaient dédiées à Junon.
JLNONS , génies des- femmes. Chacune avait sa Junon , comme chaque homme avait son génie ; et les femmes ju-
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raient par elles, comme les hommes juraient par leurs génies.
JUPITER , fils de Saturne et de Rhéc , le père et le roi des dieux et des hommes. En conséquence d’une .convention faite avec Titan, son frère aîné, qui lui avait cédé l’empire à condition qu’il ferait périr tous ses enfans mâles, afin que la succession pût revenir un jour à la branche aînée , Saturne les dévorait à mesure qu’ils venaient au monde. Déjà Vesta sa fille aînée. Gérés, Junon , Plulon, et Neptune , avaient été dévorés , lorsque Rhéa , se sentant grosse et voulant sauver son enfant , alla faire un voyage on Crète, où , cachée dans un antre appelé Dictée j elle accoucha de Jupiter , qu’elle fit nourrir par deux nymphes du paj's ; elle recommanda son enfance aux Curètes , qui , dansant autour de la grotte, faisaient un grand bruit de lances et de boucliers , pour qu’on n’entendit pas les cris de l’enfant. Cependant , pour tromper son mari , elle lui fit avaler une pierre emmaillotée. Dès que Jupiter fut grand, on lui apprit sa naissance , et il somma Saturne de le recevoir comme son héritier. Titan ignorant la tromperie , accusa Saturne de fraude., le chassa du ciel , et le fit prisonnier. Jupiter attaqua Titan, délivra son père, et le remit sur le trûne'. Mais Saturne, ayant appris du destin que Jupiter était né pour commander à tout l’univers , chercha tous les moyens de perdi’C son fils , et se réunit aux Titans armés contre lui. Ce fut alors que les Cyclopes donnèrent à Jupiter le tonnerre , l’éclair et la foitdre ; à Pluton un casque, et à Neptune un trident. Avec ces armes , ils vainquirent Saturne ; et après que Jupiter l’eût traité de la même manière qu’il avait traité lui-même son père Uranus, il le précipita avec les Titans dans le fond du Tartare , sons la garde des Hécatonchires , c’est-àdire , des géans aux cent mains. Après cette victoire , les