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AIN'IVA PERENNA. Fai'ron la compte au nombre des divinités champêtres , telles que Palës , Gérés , etc. Sa fête était célébrée aux ides de mars , sur le bord du Tibre. Los uns l’ont confondue avec la Ltine ; d’autres , avec Thémis ou lo, ou celle des Atlantides qui avait nourri Jupiter; ou enfin une nymphe du fleuve Numicius , la même qu’Anne , sœur de Didon. V. Akne.
ANÎNE , sœur de Pygmalion et de Didon, suivit sa sœur en Afrique. Après la mort de Didon , elle céda Carthage à larbas , roi des Gétules , et se retira dans l’ile de Malte. Pygmalion ayant voulu l’y enlever , elle se réfugia en Italie , où elle fut très-bien reçue par Énée qu’elle y trouva établi ; mais bientôt Lavinie conçut une jalousie si violente qu’elle résolut de la faire périr. Anne, avertie en songe par Didon , prit la fuite pendant la nuit , et se jeta dans le fleuve Numicius, où elle fut changée eu nymphe. éTrg-.
ANNEDOMS , divinités des Chaldécns , espèce de génies bons et mauvais, venus au nombre de sept, de la mer Rouge en Babylonie , pour enseigner les sciences et les arts.
ANNEE. Les anciens la personnifiaient et lui donnaient une marche rapide. On la représente par une figure Panthée , dont le front est ceint d’un bandeau où sont tracés les douze signes du zodiaque. Elle est nue jusqu’à la ceinture, et a le reste du corps couvert, pour désigner les saisons chaudes et froides. Elle tient dans ses mains , et l'on voit à ses pieds les attributs des quatre saisons, y. Saisons.
AN'N'ON'A, déesse de l’abondance et des provisions de I bouche. F. Abondance.
ANOBRETH , nymphe , l’une des femmes de Saturne ,
I mère de Jeoud. F. Jeoud.
AN'OGON, fils de Castor et d'ilairc.
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ANONYMUS, géant qui, av^ Péripnoiis, voulant faire violence à Junon, fut tué par Hercule.
ANOSIA, impie, cruelle; surnom de Vénus. V. Ar-
BROPHONOS.
ANPHmOMUS et ANAPIAS, deux frères de Catane , qui sauvèrent sur leurs épaules leurs parcns âgés, dans une éruption du mont Etna. Syracuse et Catane se disputèrent l’honneur de.leur avoir donné le jour; et ces deux villes dédièrent des temples à la piété fdiale , en mémoire de cet événement.
AWTÆA , la même qu’ Antias. ' — 2. Surnom de Rliéa ou de Cybèle , parce qu’elle exauce ses adorateurs.
AWTAGORAS , berger de l’ile de Cos , lutta contre Hercule et le mit en fuite , secondé des Méropes. V. AlcioPE , Antimachie.
ANTANDROS , ville et port de Phrygie , où Énée s'embarqua.
ANTASUS, père de Mêlas, grand-père d’Eétion,et aïeul de Cypsélus.
AJVTEE , géant, fils de Neptune et de la Terre, à qui la fable donne soixante-quatre coudées de hauteur , arrêtait et massacrait tous les passans dans les sables de la Libye , parce qu’il avait fait vœu d’élever un temple à Neptune avec des crânes d’hommes. Hercule le terrassa trois fois , mais en vain ; car la Terre sa mère lui rendait des forces nouvelles chaque fois qu’il la touchait. Hercule s’en étant aperçu , le souleva en l’air , et l’étoulfa dans ses bras. — 2. Femme de ce nom , appelée autrement Sthénohée. V. Bellérophon. — 3. Un des chefs de l’armée de Turnus.
ANTÉLIUS ou ANTHÉLIÜS, un des dieux d’Athènes. V. Akthelii.
ANTÉNOR, prince troyen, fut accusé d'avoir trahi sa
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patrie, parce cpi’ayantieconnu dans Troie Ulysse déguise, il ne le découvrit pas? Après la prise de cette ville, il s’embai-qna avec ceux de son parti , vint aborder en Italie sur les côtes des Vénètes , et fonda une ville de son nom, qui depuis fut appelée Padoue.
AIVTENORIDÆ , fds d’ Anténor ; il en eut dix-neuf.
ANTEROS , le contre-amour; ou plutôt amour pour amour; fils de Vénus et de Mars. Vénus se plaignant h Thémis de ce que l’Amour , son fils , restait toujours enfant , la déesse consultée répondit qu’il ne grandirait point, tant qu’elle n’en aurait point d’autre. Alors sa mère lui donna pour frère Antéros , avec lequel il commença à grandir. On représentait ces deux Amours comme deux petits enfans, avec des ailes, un carquois, des flèches et un baudrier.
AIXTÉSION, fils de Tisamène. Les Furies attachées au sang de Laïus etd’OEdipe, l’obligèrent de se retirer chez les Doriens , où l’oracle lui promettait la fin de scs tourmens.
ANTEVORTA etPOSTVORTA, déités romaines, qui présidaient aux événemens passés et futurs. Elles étaient regardées comme les conseillères de la Providence.
AK TUAS , fils de Neptune et d’Alcyone , fille d’Atlas , bâtit la ville d’Anthée.
AKTHE , une des filles du géant Alcionée , qui se précipitèrent dans la mer après la mort de leur père, et furent changées en alcyons.
ANTIIEA, fleurie; surnom de Junon adorée à Argos. — 2. Vénus à Cnosse , en Crète.
ANTHEA.S, fils d’Eumélus , pendant que Triptolèmc dormait, attela des dragons à son char, courut le pays, semant du blé, tomba du char, et se tua.
ANTIIEDON , nymphe , donna son nom à la ville
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d’Anthédon , en Béotie. — 2. Une autre eut d’Alcjonc , Glaucus , dieu marin.
ANTHEE, fils d’Anténor, que Pâris tua par méprise. — 2. Un des capitaines d'Énée.
ANTHEIS, une des filles d’Hyacinthe, immolées sur le tombeau du centaure Cérastus.
ANTHELE A , fille de Danaüs , épouse de Cysséus.
ANTHÉLII DII , tournés vers le soleil; dieux dont on mettait les simulacres aii-dessus des portes.
ANTHEMION , père d’un fils tué au siège de Troie par Ajax , fils de Télamon.
ANTHEMOÏSIA, fille de Lycus et mère de Pélops, qu’elle eut de Tantale.
ANTHES , fils de Neptune et d’Alcée. Cléomène, frère de Léonidas , le tua , l’écorcha , et écrivit des oracles sur sa peau.
ANTHESPHORIES , fêtes siciliennes célébrées en l’honneur de Pi’oserpine, enlevée dans le temps qu’elle cireillait des fleurs. Rac. anthos , fleur; pliereih, porter.
ANTHESTERIES , fêtes athéniennes en l'honneur de Bacchus. Pendant les trois jours qu’elles duraient, les maîtres servaient à table leurs esclaves. V. S-vrcRSALES.
ANTHESTERION , mois de l’année athénienne, qui répondait, dit-on, au mois de décembre. H était particulièrement consacré à la mémoire des morts.
ANTHEUS, fils de Neptune et d’Ast}q)alée, fille de Phœnix.
ANTHIA ou ANTIA, sœur de Priam. — 2. Femme de Prœtus.
ANTHION , puits auprès duquel Cérès , fatiguée des courses qu’elle avait faites en cherchant sa fille , se reposa sous la figure d’une vieille femme, Célécs.
ANTHIPPE, une des cinquante filles de Thestius.
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ANTHIIJS ,/7eun ; surnom de Bacchus à Athbnes et à Fatras en Achaïe , parce que ses statues étaient couvertes d’une robe ornée de fleurs, ou parce qu’on lui faisait hommage des premières fleurs du printemps.
AÎVTIIORES, compagnon d’Hercule et d’Évandrc, tomba percé du javelot que Mézence destinait à Énée.
ANTHRACIE, nymphe d’Arcadie, était représentée un flambeau à la main.
ANTHROPOMANTIE , divination par l’inspection des entrailles humaines.
ANTHUS , fils d'Hippodamie et d’Autonoüs, déchiré par les chevaux de son père , fut changé en oiseau. — 2. Fils de Triopas et d’Eurysabe , et frère d’Agénor.
ANTIADES , fils d’Hercule et d’Aglaïa , une des cinquante filles de Thestius.
AIVTIAIVIRE, fille de Ménéchus et mère d’Échion etd’Érytus, Argonautes, qu’elle eut de Mercure. — 2. Apollon en eut un fils , Edmon , un des Argonautes.
ANTIAS, la Fortune, ainsi surnommée d’un temple célèbre qu’elle avait à Antium , ville du Latium. — 2. Fils de Mercure. — 3. Fils d’Ulysse et de Circé, qui avait donné son nom à la ville d’Antium, en Italie.
ANTICLÉE, fille de Dioclès ou d’Autolycus, et mèi-e d’Ulysse. Laërte était près de l’épouser, lorsqu’elle fut enlevée par Sisyphe , véritable père d’Ulysse ; Anticlée croyant son fils mort, se pendit de désespoir.
ANTICLUS, un des Grecs enfermés dans le cheval de bois. Ulysse pensa l’étoiiffer , en l’empêchant de parler.
ANTICYREUS, celui qui guérit Hercule de sa fureur par le moyen de l’ellébore. 11 donna son nom à Anticyrc.
ANTIGONE, fille d’OEdipe et de Jocaste, modèle de piété filiale , servit de guide à son père aveugle et banni , et l’accompagna dans son exil. Après la mort d’Étéocle et de
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Polynice, frèi cs de celte princesse, Créon défendit expressément d’enterrer le corps de Polynice ; Antigone revint à Thèbes pour lui rendi’e les derniers devoirs. Créon la condamna à être enterrée toute vive , mais elle s’étrangla. Hémon , son amant , fils du roi , se tua de désespoir. — 2. Fille de Laomédon , se vantant d’être plus belle que Junon , fut changée par cette déesse en cigogne. — 3. Fille d’Eurytion , apporta en dot à Pelée le tiers du royaume de son père , et se tua de désespoir , sur la fausse nouvelle qu’il allait épouser Stérope , fille d’Acastus. — 4. Fille de Phérès, et femme de Pyrémus, dont elle eut Aslérion, un des Argonautes.
ANTILEON , fils d’Hercule et de Procris, une des cinquante filles de Thestius.
ANTILOQUE, fils de Nestor et d’Eurydice , un des prétendans d’Hélène , fut tué par Hector en voulant parer le coup que Memnon portait à son père. — 3. Fils d'Hercule , tué par Péris au siège de Troie.
ANTIMACHIE , fête de Pile de Cos , où le prêtre portait une mitre sur la tête , et un habit de femme. V. Al-
CIOPE, A^•TAGORAS.
ANTIMAQUE , arrière-petit-fils d’Hercule. — 2. Fils d’Électryon , roi de Mydéum , tué dans une guerre contre les Télèbes. ■ — ■ 3. Un des capitaines troyens, qui, corcompu par les présens de Paris , empêcha de rendre Hélène à Ménélas. — 4. Fille d’Amphidamas , femme d’EurysIhée, l’ennemi d’Herculc. — 5. Lapithe , père de Léontéus qui se distingua par sa bravoure au siège de Troie. — 6. Un des fils d’Égyptus , époux dTdéa. — 7. Centaure , tué par Cœnée aux noces de Pirithoüs. — 8. Un des fils quTlercule jeta au feu dans un accès de fureur.
ANTIMÈNE , fils de Déiphonte et d'Hyrnetho.
ANTINOÉ , fils de Céphée , en vertu d’un oracle ,
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transféra les habifans d’une ville bâtie par un fils de Lycaon, dans celle des Mantinéens. — 2. Une des filles de Pélias.
ANTINOEES , sacrifices annuels et jeux quinquennaux en l'bonneur d’Anlinoüs de Bytbynie , K Manlinée , ville d’Arcadie, où ce favori d’Adrien avait un temple.
ANTUNOilS, un des pi-étendans à la main de Pénélope. Ulysse le tua dans un festin. — 2. Jeune Bythynien , 1 d’une beauté ravissante , s’étant noyé dans le Nil , l’empe- I reur Adrien, dont il était le favori, pleura sa mort, et, I pour s’en consoler , voulut le faire regarder comme un < dieu , lui éleva des autels , et lui donna des prêtres et des I prophètes.
ANTIOCHES, fils de Mêlas, attenta avec ses frères à lia vie d’ÜEnée.
ANTIOCHUS, fils d’Hcrcule et de Médée, un des i héros nommés Éponymes, parce qu’ils avaient donné leur inom à six tribus de l’Attique. — 2. Un des ciiK[uante fils ■Id’Égyptus, époux d'Itéa. — 3. Un des fils de Ptérélas , (.périt avec ses frères dans un combat contre les fils d’Élecilryon , roi de Mestor.
ANTION , fils de Péripbas et d’Astyagée , père d’Ixion.
ANTIOPE, fille do Nycléus, roi de Thèbes, fut céilèbre dans toute la Grèce pour sa beauté , et eut doux oenfans de Jupiter, Zétbus et Ampbion. Son père voulut Ua faire périr, mais elle s’échappa. La mort de Nycléus lia livra à Lycus son oncle , qui l’abandonna à sa femme rOircé. Celle-ci la traita cruellement pendant plusieurs umnées. Enfin elle trouva le moyen de se réfugier auprès lUe ses deux fils , qui la vengèrent par le supplice de son ennemie, y. Dircé. — 2. Reine des Amazones, fut vaincue par Hercule, épousa Tbésée, et eut de lui un fils . lommé Hippolyie. — 3. Fille d’Éole , de laquelle Neptune
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eut Béotus et Hélène. — 4. Fille de Pylaon; Eurytus eut d’elle Iphiclus et Clytius , tous deux Argonautes.
ANTIPAPHUS ,undes cinquante filsd'Égyptus , époux de Critomédia.
ANTIPHAS , un des deux flls de Laocoon.
ANTIPHATE , capitaine grec , tué au siège de Troie par Léontée. — 2. Fils d’un devin , descendant de Mélampus , et aïeul d’Amphiaraüs.
ANTIPHATES , roi des Lestrigons. V. Lestbigoss. — 2. Fils de Bias , fut père d’Oïcléus. — 3. Fils de Sarpédon , suivit Énée en Italie , et fut tué par Turnus.
ANTIPHON, un des neuf fils de Priam qui survécurent à la mort d’Hector.
ANTIPHUS, un des fils de Priam, tué par Agamemnon. — 2 et 3. Un petit-fils d’Hercule, et l’autre, ami d’Ulysse. — 4. Fils de Pylémène, commandait au siège de Troie les Méoniens , du mont Tmolus. ■ — 5. Fils d'Egj-ptus , un des soldats d’Ulysse , dévorés par Polyphème.
ANTIPODES , peuples fabuleux de Libj’e , qu’on suj>posait avoir les pieds en sens contraire , et huit doigts aux pieds.
ANTIPOENUS. V. Akdroclée.
ANTIPUS , père d’Hippéa , dontÉlatus eut Polyphème, un des Argonautes.
ANTIQUITE. On la représente couronnée de laurier, et assise sur un trône soutenu par les génies des Beaux- Arts , et que les Grâces environnent : elle est habillée à la grecque. Elle tient d’une main les poèmes di'Homhre et de P'irgile , les plus beaux monumens de l'antiquité et de l’esprit humain, et montre de l’autre les médaillons des plus grands génies d’Athènes et de Rome, attachés au temple de Mémoire. Ce temple réunit les trois ordres grecs , les seuls véritablement beaux ; l’on voit au pied dm
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ln)uc, et sur un riche tapis, les fameux morceaux de sculpture qui nous restent de l’antiquité , tels que la Vénus, l’Apollon, l’Hercule, le Torse, le Laocoon, etc.
ANTITIIEES , anti-dieux J génies malfaisans, qu’on s’imaginait occupés à tromper les hommes par des illusions.
AiVTIUJI , ville d’Italie , célèbre par les sorts qu’on y allait consulter. On y voyait des statues , représentant la Fortune, qui se remuaient d'clles-mémes ; et leurs mouvemens difl'érens , ou servaient de réponse , ou marquaient si l’on pouvait consulter les sorts.
AÎVTODICA, une des cinquante Danaïdes épouse de Clytus.
ANTRON-CORACE , avait la plus belle vache de tout le pays. Un devin lui prédit que celui qui la sacrifierait à Diane sur le mont Aventin , assurerait à sa ville l’empire de toute l’Italie. Corace se rendit n Rome, pour faire ce sacrifice. Un domestique du roi Servius instruisit son maître de cette prophétie : le roi l’apprit au pontife , qui , pour tromper Corace , lui dit qu’avant de sacrifier , il fallait qu’il allât se laver dans le Tibre : Corace crut le pontife , et tandis qu’il se baignait , le roi fil immoler la vache , attacha ses cornes à la porte du temple , et eut tous les honneurs du sacrifice*
ANl'BIS, roi des Egyptiens, adoré sous la forme d’un chien , ou d’un homme à tète de chien. Quelques-uns disent que c’était un fils d’Osiris , d’autres de Mercure ; d’autres croient que c’était Mercure lui-mème, car on l’appelle quelquefois Hermaniibis. Sa statue était toujours à la porte des temples , comme la garde d’Isis et d’Osiris. F irgile et Ovide lui donnent l’épithèto de Latrator , aboycur. Les Romains lui bâtirent un temple. — 2. Un des fils de Bacchus, frère de Macédon-