L'ANE
Moins vif, moins valeureux, moins beau que le cheval, ;
L’âne est son sunpléant et non pas son rival;
Il laisse au fier coursier sa superbe encolure,
Et son riche harnois, et sa brillante allure.
JANCUT, LE 7 ;
Jnstruit par un lourdaud > Conduit par le bâton,
Sa parure estunbât, son régal un chardon.
Pôur lui Mars n’ouvre point sa glorieüse école;
IL n’est point conquérant, mais il est agricoles
Enfant, il a sa grâce et ses folätres jeux ;
Jeune , ilest patient, robuste et courageux ,
Et paie, en les servant, avec persévérance,
Chez ses patrons ingrats , sa triste vétérance.
Son service zélé n’est jamais suspendu ;
Porteur laborieux, pourvoyeur assidu ;
Entre ses deux paniers, de pesanteur égale,
Chez le riche bourgeois, chez la veuve frugale,
Xl vient, les reins courbés, et les flancs AMAIgTIS
Souvent à jeun lui-même , alimenter Paris,
Quelquefois, consolé par une chance heureuse,
Il sert de bucephale à la beauté peureuse ;
Et sa compagne enfin, va dans chaque cité,
Porter aux teints flétris les fleurs de la santé, Deziire (1).
(1) On dit Pactrice que j'ai vus jouer ; Les historiettes que j'ai swrenou conter j parce que vue se rapporte à l'actrice , et que entendu ne se rapporle pas directement aux Hhistoriettes, C’est l’actrice que j’ai vue; les historiettes qu’on m'a contées.
XII, DE r’ADverer.
L'apverse est un mot qu’on joint au verbe , pour en modiferla valeur ; comme Padjectif modifie la valeur du nom:
— «Les lumières mettent en honneur les nobles intentions, les hautes pensées.
Faites-en des institutions, et le corps social repoussera Zzsensiblement tout ce qui est petit, vil et lâche.
» Le règne de l’opinion publique mine d’abord , et renverse ezfin celui des corruptions et des préjugés.
» Un digne amour de la gloire nous attache ezcore plus intimement à la vertu, et metun intérêt de plus, dans la sévérité de notre conscience.
(M. Lacrerezre ainé. F'ragmens politiques et littéraires.) Tâchons d’aimer la France, au moins un peu pour elle :
Et si quelqu'un de nous se fourvoie en son zèle, Cet enfant égaré, ne l’oublions jarnais , Pour être dansl’erreurn’enestpas moëns Français, M. Menvizce. La famille Glinet.