LA VIEILLESSE
Bientôt vos yeux éleints ne verront plus le jour:
Sur vos fronts sillonnés la pesante vieillesse
Tnprimerà l’effroi , gravera la tristesse ;
Ses frimats détruiront vos cheveux blanchissans;
Vous perdrez le sommeil , ce charme de nos sens;
Les mets n’auront pour vous que des amorces | vaines ;
Vous serez sourds au chant de nos jeunes sirènes ;
Vos corps appesantis , sans force et sans ressorts,
Feront , pour se traîner, d’inutiles efforts.
La mort, d’un cri lugubre, annoncera votre heure:
L’éternité pour vous ouvre alors sa demeure.
On verse quelque pleurs suivis d’un prompt oubli.
Le corps , né de la fange, y rentre enseveli ;
Et l'esprit , remonté vers sa source divine,
Va chercher son arrêt où fut son origine.
L£errANC DE PomPicwan.