LE TEMPLE DE LA TRAGEDIE
Ün temple ouvre à mes yeux son enceinte sacrée, De cyprès, de tombeaux et d’ombres entourée.
Deux spectres sont debout sur ce lugubre seuil :- L'un, la tête /nclinée, enveloppé de deuil, Exprimant sur son front ses touchantes alarmes , Semble aimer sa douleur et se plaire à ses larmes ; Sa poitrine élevée. est pleine de sanglois :
Hélas! c’est la piié, qu’attendrissent nos maux. L'autre a le regard fixe et la bouche entr'ouverte: L'image du péril à ses yeux semble offerte; ; Ses cheveux hérissés, sa sinistre päleur, Tous ses traits a/térés me montrent la terreur. LAHARPE.
X°. Du participe présent.
La plupart des Français sont embarras+ sés sur les règles des participes; et on a fait là-dessus beaucoup de gros volumes, qui les ont endormis , sans leur éclairar là matière. Nous allons tâcher de le faire en peu de mots. |
Les participes sont ainsi nommés ; parce qu'ils parlicipent de la nature du verbe, et de la nature de l'adjectif. Ils sont en quelque sorte des adjectifs-verbes.,
LANGUE: 23 qui, tantôt expriment une qualité ; tantôt un état d’action.
En général, toutes les fois que le parti cipe présent exprime une aclion , une acti= vité , il est verbe, et ne se décline pas.
La terreur et la mort errant de toutes parts. . Larosse.
Ces sphères qui , roulant dansl’espace des cieux , Semblent y ralentir Leur cours silencieux.
LEeMiERRE,
L'autre esquive le coup , et l’assiète volant, S’en va frapper le mur et revient en roulant, BoiLEAU.
Toutes les fois que le participe présent exprime une situation, une habitude, àl
devient adjectif, et se décline :
Et la triste Italie, encor toute fumante, Des feux qu’a rallumés sa liberté mourante, Racine, :
Figure-toi Pyrrhus, les yeux élincelans , Entraut à la lueur de nos palais brülans.
LE même,
re,